mercredi 11 août 2010

jardin du Bois des Moutiers, Varengeville sur Mer, Normandie



Petit retour en arrière... septembre dernier, 1er voyage d'études avec ma promo de l'Ecole du Paysage de Versailles.



Objectif : nous familiariser avec la lecture d'un jardin, par des conférences, une rencontre avec le propriétaire, descendant direct de la famille commanditaire du parc et château à la fin du XIX° s, et surtout un grand nombre de visites du jardin (carnet de croquis à la main sous des trombes d'eau!!! Vive la Normandie).



Les jardins ont été dessinés par l’architecte britannique Edwin Lutyens (à qui l'on doit aussi le banc de la photo), en collaboration avec le propriétaire Guillaume Mallet et la paysagiste anglaise renommée Gertrude Jekyll, grande spécialiste du mariage des couleurs et des formes. Conçus comme le prolongement de la maison, ces espaces clos de murs sont fortement structurés. Ils communiquent entre eux et nous amenèrent progressivement vers le grand parc paysager volontairement plus naturel.

Juste après l'averse...

mardi 10 août 2010

Mangrove et rivages des Philippines, île de Bohol, février 2010

Second clin d'oeil à mon dernier voyage asiatique, aux Philippines (Cf. article de la semaine dernière).

Cette fois, détour par la mangrove du petit village d'Anda, péninsule esseulée au bout de l'île de Bohol (province de Bicol, Philippines).
Cette mangrove (écosystème incluant un groupement spécifique de végétaux principalement ligneux, ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales) se situe entre le front de mer et le front montagneux située plus au nord, vers le cimetière, que l'on aperçoit à l'arrière-plan ci-dessous.


Mangrove d'Anda, île de Bohol

J'y retrouve les palétuviers de la Nouvelle-Calédonie de mon enfance. C'est l'espèce ligneuse la plus typique, avec leurs pneumatophores (racines aériennes adaptées spécialement à ces sols asphyxiants)et leurs racines-échasses, que l'on voit ci-dessous : ils peuvent ainsi pousser au-dessus du niveau de l'eau.

probablement un Palétuvier blanc de la mangrove d'Anda, Avicennia germinans (fam. Verbenacées ou Acanthacées selon la classification)
C'est un milieu écologique à préserver: c'est une zone fragile.

Plus près encore de la mer, le rivage!
Un vent fou ce jour-là, plus une chaleur tropicale : qu'il est bon de prendre l'ombre sous les majestueux Barringtonia. Ces arbres peuvent atteindre 20 mètres, ont un tronc gris et de grandes feuilles vertes brillantes. Il faudra revenir pour la floraison, il paraît que les fleurs sont particulièrement volumineuses et impressionnantes.

Feuilles de Barringtonia asiatica ("bonnet d'évêque"), famille des Lecythidacées (arbres des régions sub-tropicales à tropicales d'Amérique, de Madagascar, des Comores et d'Afrique de l'Est). Arrière-plan : baie d'Anda, île de Bohol

Plus loin sur le rivage, je croise une somptueuse pointe de rouge en haut d'un arbre étrange, décharné. C'est une variété tropicale d'Erythrine.

Erythrina variegata var. indica (syn. orientalis), rivage de l'île de Bohol

C'est cet arbre qu'on appelle l'arbre à corail ou encore les griffes de lion. C'est une sous-espèce d'Erythrina native des régions tropicales et sub-tropicales d'Afrique de l'Est, d'Asie du sud, d'Australie du nord, des îles de l'Océan indien et de l'Océan pacifique. On lui doit le nom de Roluos au Cambodge, deigo à Okinawa, drala à Fidji, madar au Bangladesh, man da ra ba au Tibet, thong lang en Thaïlande et vông nem au Vietnam.
Bel écho chromatique avec la pirogue à balanciers en bambous au pied de l'arbre!

A bientôt pour d'autres clins d'oeil à la flore philippine.

lundi 9 août 2010

balade à Port-Cros, flore méditerranéenne de l'étage thermophile et quelques superbes espèces endémiques



Samedi dernier : cap sur Port-Cros!

Après 30 minutes de traversée au départ d'Hyères, me voilà au port de Port-Cros. De là part un sentier sinueux, appelé sentier des plantes : j'y cours! Il permet de découvrir avec bonheur la flore de l'étage thermoméditerranéen, côté nord de l'île : tout proche du niveau de la mer, abrité des vents, ce micro-climat bénéficie de températures moyennes annuelles supérieurs à 15 ou 16°. C'est un étage qui se cantonne à la frange littorale, où l'on trouve l'euphorbe arborescente, le pistachier-lentisque, la myrte... On dit que les noyaux d'olive y germent spontanément...

Observons de plus près ces fourrés thermophiles.


Barbe du Jupiter, Anthyllis barba-jovis (Fabacées) / espèce protégée au plan national
Jupiter avait-il la barbe d’un bleu vert ? rien n’est moins sûr. Elle devait cependant être aussi soyeuse que les feuilles composées duveteuses de cet arbrisseau halophile (qui aime le sel) pouvant atteindre 2 mètres de haut. Bel exemple ici en bord de mer, la couleur est vraiment somptueuse. Au printemps, elle se couvre d'une multitude de fleurs blanc cassé virant sur le jaune. Il faudra y retourner!
Particularités
Cet arbrisseau apprécie les sols rocheux du bord de mer d’où sa raréfaction suite à l’exploitation abusive de la côte depuis 50 ans. Particulièrement résistante aux embruns et bien adaptée aux conditions délicates de survie dans des milieux ventés, salés, chauds et secs, elle est souvent utilisée pour la restauration des milieux dégradés.
On la trouve seulement à Port-Cros, à Porquerolles, au Cap Lardier et sur la presqu'île de Giens : la bienveillance est de mise.


Herbe-aux-chats, Teucrium marum : endémique de Port-Cros et de Porquerolles
Sous-arbrisseau rameux d'un gris somptueux, accroché devant la falaise. Ses petites feuilles argentées persistantes se détachent bien sur la mer azur... Ce Teucrium affectionne les zones sèches et pierreuses du maquis de ces deux îles, très ensoleillées. On la retrouve aussi en Corse et en Sardaigne.



Fougère arborescente, Erica arborea (Ericacées)
C’est la plus grande de nos bruyères ; vivace et très ramifiée, elle peut atteindre 4m de hauteur. Elle affectionne les sols siliceux, chauds et secs du pourtour méditerranéen, comme ici. Elle est caractéristique des maquis élevés et s’associe ici aux bosquets de chênes vert et de chênes liège. Les feuilles persistantes sont des aiguilles de 4 mm vert foncé, fixées par 3 ou 4 autour de la tige. Les petites fleurs blanches en cloche forment de denses bouquets et panachent de petits nuages blancs les coteaux de la région au début du printemps (février à mai).
Particularités
La souche massive de cette bruyère est utilisée dans la fabrication des ébauchons de pipes. Ces célèbres pipes de bruyère sont confectionnées à Cogolin dans le Var, et plus loin à St Claude dans le Jura.



Euphorbe arborescente, Euphorbia arborea

Quel contraste chromatique, c'est magique. Cette euphorbe dénudée l'été affectionne les pentes les plus chaudes, enracinée ici dans un éboulis très raide. Elle offre là son visage estival : sans feuilles pendant la saison sèche, seuls apparaissent les rameaux rouges et lisses de l’année. En juin en effet, les feuilles d’un vert bleuté virant au rouge vif lors de la chute et le port en boule en font un arbuste remarquable. On l'avait vu lors d'un précédent article sur Roquebrune Cap-Martin.
Pourquoi cette chute précoce des feuilles?
L'objectif est de laisser la plante dénudée pendant les mois chauds : adaptation à la sécheresse en limitant la transpiration foliaire d'où une économie d'eau...
J'avais déjà vu des sujets encore plus grands au Cap Ferrat, en décembre dernier. Mais là, devant les couleurs saturées devant le rocher qui fait face à la plage de la Palud, je craque!


Pin d'Alep, Pinus halepensis (Pinacées)
On ne le présente plus! Cet arbre peut atteindre 20 m de haut a un tronc souvent tortueux (d'où son charme), une écorce lisse et grise au début (c'est le cas ici), puis épaisse et crevassée tournant au rouge-brun avec les années.
Derrière, on aperçoit le fort du Moulin, qui domine la baie du port, au sud-ouest.
Et au premier plan, une petite crique idyllique juste avant la plage de la Palud.

ne manquent plus que palmes et masque pour le sentier botanique marin quelques mètres plus loin...

jeudi 5 août 2010

flore des Philippines, février 2010


jardin d'une luxuriance toute tropicale, Manille, février 2010


petit clin d'oeil à mon dernier voyage aux philippines, entre janvier et février dernier.


Ixora coccinea ou Ixora écarlate / flamme de la jungle, merci Claude pour l'identification; délicatesse sublime! arbuste buissonnant à feuillage persistant, endémique d'Asie du sud-est




rizière dans la plaine fertile au pied du volcan Mayon, province de Bicol

il faut absolument que je me procure une flore d'asie car là, trop de plantes restent difficiles à identifier.
désolé, certaines photos sont donc incomplètes; en revanche la beauté de cette flore tropicale ne peut laisser indifférent, quel que soit son nom latin :-)



les 2 photos ci-dessus: Pandanus tectorius, à la lisière entre la plage coralienne et la frange boisée de l'île qui protège les habitations. Il produit un fruit ressemblant un peu à l'ananas. Ce Pandanus est probablement issu de l'agriculture primitive polynésienne. Il participe à l'alimentation des populations des atolls, comme celui-ci (îlôt Balicasag, province de Bohol). Les feuilles servent aussi à parfumer les plats, après avoir longuement servi à fabriquer des vêtements et des toitures


ci-dessus, Plumeria alba, frangipanier : une fragrance inimitable, surtout au coucher du soleil

mercredi 4 août 2010

escapade art-déco à la villa Noailles, Hyères, côte varoise




samedi dernier, retour aux années 20, aux mécènes entourés d'artistes, entourés notamment des meilleurs architectes.
hommage à un de mes architectes préférés, mallet-stevens (1886-1945), également enseignant et décorateur, qui construira là un de ses projets phares, pour le compte de Charles et Marie-Laure de Noailles.

la villa Noailles est une étrange villa, une sorte de château moderne vu par les années 20, pétrie du mouvement Art-Déco (la construction s'étalera de 1923 à 1928), dans le vieux Hyères et face à la mer. Les lignes droites de cette maison et la recherche d'harmonie dans les volumes contrastent fortement avec le jeu des terrasses qui, en contrebas, épousent la topographie du jardin et offrent en descendant progressivement jusqu'au vieux village, une poésie et une tendresse qu'on trouve moins aisément dans la villa (blancheur des tons, épure de l'architecture).

terrasse à l'étage: forte minéralité, angulosité extrême : les touffes de Pittosporum dans leurs bacs béton atténuent un peu l'ensemble. magistral!

Ceci dit, impossible de savoir si le jardin tel qu'il se présente aujourd'hui est une pure reproduction ou au contraire une réinterprétation plus contemporaine. en tout cas, la variété botanique du jardin est incroyable.
Seul témoin sûr, le jardin de Gabriel Guévrékian, dans un esprit de géométrie et une forme type "proue de bateau", à l'entrée du jardin, au pied de la terrasse : à l'origine complètement minéral (des mosaïques de couleur venaient égayer une trame blanche), les carrés sont pour certains aujourd'hui plantés de quelques Aloès nains. on est là dans un jardin vitrine, qui ne se pratique pas, où l'on ne vit pas: c'est assurément dans les terrasses plus bas que l'on peut flâner et se laisser happer par la douce ombre du midi!

Jardin de Gabriel Guévrékian, projet originel

Jardin de Gabriel Guévrékian, aujourd'hui

Voici donc une des terrasses situées en contrebas. Chacune recèle quantité de coins et recoins où il fait bon se reposer. N'y manque plus que le bruit d'une fontaine pour apporter encore plus de fraîcheur... Une petite allée serpente et permet ainsi de circuler d'un bout à l'autre de la restanque mais là, les plantes sont reines. La taille douce leur permet d'exprimer toute leur majesté. dans certains endroits, on frôle avec la forêt sub-tropicale. De là à s'y perdre...

le blog d'une amie : "juste après l'averse"

une fois n'est pas coutume, je fais parler les autres à ma place! non, c'est un très beau blog que tiens mon amie marie, je vous le recommande. il est plein de poésie, comme son jardin.
blog de marie : juste après l'averse, la vie comme elle va, à la maison, à l'atelier, au jardin.


merci marie pour ces belles photos, ces articles sur ta bignone ou les prédictions de fées que tu prépares patiemment et avec toujours autant de tendresse.
j'ai la nostalgie de dijon quand je revois ton jardin...
continue à nous faire partager ça.

lundi 2 août 2010

Avalanche de bougainvillées à Toulon

Quartier du Mourillon, à l'est de Toulon, en route vers le Cap Brun, dimanche dernier.



Les bougainvillées sont flashys, les couleurs saturées à bloc.



La lumière zénithale du midi les met particulièrement en valeur, une merveille.

dimanche 1 août 2010

balade à Hyères, entre palmiers, demeures patriciennes et ciel azur


villas jumelles, confrontation des couleurs sur fond de ciel azur

je poursuis ma visite des stations balnéaires du littoral méditerranéen, avec la ville d'Hyères, visitée hier et aujourd'hui.
hier, la villa Noailles : une merveille Art-Déco dont je parlerai plus tard dans la semaine. aujourd'hui, le quartier de la ville d'hiver.


ambiance balnéaire dans la ville d'hiver


le quartier de la ville d'hiver est bâti dans le courant du XIX° par les célébrités hivernantes : elles s'y installent pour le climat doux et lumineux et pour y donner de somptueuses fêtes entre soi. ces hôtes de choix réalisent pour la postérité palaces et villas prestigieuses. pas mal sont encore superbement conservées aujourd'hui. la cité est classée station climatique et hydrominérale en 1913 puis se transforme progressivement en station balnéaire.

une terrasse pleine de poésie, à l'abri des regards


outre les belles villas, ce sont les palmiers omniprésents qui participent au paysage urbain. d'ailleurs, la ville porte le nom de Hyères-les-Palmiers.
en 1909, plus de 40 hectares sont occupés par la culture du Phœnix et chaque année soit 135 wagons étaient expédiées chaque année vers la Belgique, l'Allemagne et toute l'Europe.

l'apogée de cette culture se situe dans les années 20/25.
aujourd'hui, on y cultive encore une vingtaine d'espèces de palmiers pour une production annuelle de 100 000 plants (10 fois moins que lors de l'apogée).


dommage que certains palmiers de la place principale soient aussi sévèrement taillés !!


les palmiers structurent fortement les photos, dans ce coin!

mercredi 28 juillet 2010

Nice, jardin du monastère de Cimiez : un balcon fleuri sur Nice

en route pour Cimiez!
j'ai consacré mon dimanche matin dernier à visiter le jardin du monastère de Cimiez, sur les hauteurs de Nice. pour y parvenir, le boulevard de Cimiez caresse la colline et montre les superbes immeubles construits fin XIX° pour y accueillir les riches Anglais venus en résidence hivernale : une merveille d'architecture tous les mètres.

le jardin du Monastère, vue sud

ce jardin est attesté depuis 1546; c'est le jardin le plus ancien de la Côte d'Azur. ses terrasses au-dessus du vieux Nice permettent au regard d'embrasser le vieux Nice et la grande bleue.


la façade sud du monastère est bordée d'une longue pelouse flanquée de parterres fleuris dans un esprit de jardin à la française : le fleurissement a selon moi un attrait variable, chaque parterre faisant l'objet d'associations colorielles spécifiques. des goûts et des couleurs... celui en camaïeu de verts était superbe.

à ces parterres s'ajoutent bon nombre d'agrumes (orangers, citronniers) dont on voit les fruits en formation.
sur la droite, une roseraie est encore en belle forme pour une fin de mois de juillet, et quelles fragrances!
tout au bout, les arcatures de la pergola découpent le ciel et la mer, extra!

fenêtre urbaine et maritime au bout du jardin, avec la colline du château en arrière-plan du vieux-Nice

de cette terrasse discrètement parfumée par les Abelias part un petit chemin pour atteindre un jardin clos, dans un esprit médiéval. il y règne une atmosphère plus arabo-andalouse d'ailleurs : calades et fontaine y seraient-elles pour quelque chose?


le jardin clos, vues est/ouest et ouest/est: beaucoup de minéalité (calades et briques, fontaines), un doux bruit d'eau, sérenité assurée pour peindre ou bouquiner

jardin ouvert toute l'année, à 10 min. du vieux Nice. plus long à pied!
adresse : Nice, quartier Cimiez, place du Monastère.

horaires du jardin: en profiter tôt le matin avant l'arrivée des groupes (là, on avait un groupe russe, la guide arborait fièrement sa pivoine plastique comme signe de ralliement, plus le micro-cravate, un poème!!

mardi 20 juillet 2010

Château de Gourdon, dans un esprit italien et français, environs de Grasse (Alpes-Maritimes)

samedi dernier, escapade dans la vallée du Loup, dans l'arrière-pays entre Nice et Grasse.
en chemin, visite guidée du jardin du Château de Gourdon, bâti et rebâti trois fois entre le IX° et le XVII° s.


panorama depuis la terrasse supérieure, vers le parterre des buis en topiaire au pied du château, vue plongeante sur la vallée du Loup (le village étant perché sur un éperon rocheux à plus de 700 m d'altitude)


entrée du château côté jardin




y règne certainement un esprit de jardin italien, avec des terrasses dégageant parmi les topiaires de buis un panorama somptueux depuis l'Esterel jusqu'à Nice.
la guide nous expliquait que le duc de Lombard, jadis propriétaire des lieux et bien introduit à la Cour, aurait missionné Le Nôtre pour qu'il lui dessine les plans de son jardin. On n'en saura pas plus, aucun écrit confirmant cette hypothèse, d'autant qu'André Le Nôtre n'est pas homme à avoir laissé beaucoup de traces écrites de son vivant.


on retrouve avec beaucoup d'imagination un esprit de jardin à la française: les buis bénéficient d'une taille douce et arrondie de surcroît, on n'est pas ici dans la rigueur versaillaise mais dans la recherche d'une certaine rondeur (pour adoucir les feux du climat méditerranéen?). quoi qu'il en soit, ce jardin quasi monochrome (le vert prédomine fortement) est un hâvre de paix et de fraîcheur après une longue balade en scooter sous l'excessive chaleur de la partie sud de la vallée.


petite récompense, un café sous les arcades de la terrasse supérieure : intimité garantie!


Je vous conseille de visiter leur site institutionnel site officiel du Château de Gourdon.

Paysage estival à Juan les Pins (Alpes-Maritimes)



variation blanche et jaune, jetées bondées, yachts à l'écart : structuration du paysage maritime à golfe-juan, dimanche dernier 18 juillet 2010.

Qui a dit que les parasols ne faisaient pas paysage, eux aussi, eu même titre que les dattiers des Canaries (Phoenix canariensis) et autres Washingtonia filifera, ces palmiers immenses des plages de la riviera ou de Floride.
N'étaient les estivants entassés sur les plages privées, de haut, les variations chromatiques satisfont les plus exigeants: rose, beige, bleu... il y en a pour tous les goûts.

variation bleue et jaune, bouquet de trois Syagrus romanzoffiana (cocotier laineux) et en arrière-plan, la baie de Golfe-Juan. 18 juillet 2010.

souvenirs du week-end dernier à Juan les Pins, en plein préchauffage du festival Jazz à Juan.

mercredi 14 juillet 2010

Gabriel le jardinier

Pour clore en beauté la fin de ma 1ère année à l'école du paysage de Versailles, je passe 3 mois dans une entreprise de création/entretien de jardins de Cannes, spécialisée dans les belles villas et copropriétés cossues.

Voici quelques aperçus des missions pour l'apprenti jardinier-paysagiste que je suis :
- taille
- élagage
- tonte
- débroussaillage
- fleurissement / renouvellement floral


La plupart des jardins où nous intervenons bénéficient d'une gestion intensive, pour une recherche d'excellence et de perfection : Riviera oblige! L'équipe de jardiniers s'y déplace dans ce cas plusieurs fois par semaine.


La moindre herbe adventice a peu de chance de monter à graine tant les massifs et bordures sont scrutés par nos yeux attentifs... La plante qui présente des légers signes d'affaissement est vite remplacée.


découpe des bordures au ciseau : intervention manuelle pour finition maximale (la tondeuse n'a pas cette précision et les coupe-bordures laisseraient des déchêts herbeux dans la piscine)


composition florale au bord de la piscine: Allamanda cathartica et cosmos: rappel chromatique des bougainvillées juste derrière et pointe de jaune.

J'apprends ici à atteindre un haut degré de finition. Ca change de la pinède familiale en bretagne où la nature a -presque- tous les droits!