mercredi 24 novembre 2010

Ciel de printemps au Potager du roi, ce matin à Versailles...

Mis à part la végétation qui trahit la saison, le ciel était tacheté d'une ambiance de printemps aujourd'hui. Les graminées ont séchées, les pieds de poiriers en contre-bas de la terrasse ont revêtu leurs habits d'automne. Tout ça sent la dormance mais le temps réveille tout ça l'espace d'un rayon de soleil. Un régal!

lundi 22 novembre 2010

Revoir l'émission TV Jardins & Loisirs (RTBF) du 21 novembre dernier. Avec notamment des conseils sur la maladie des tâches noires sur les rosiers

Revoir l'émission

Au sommaire:

- Pavage d'une terrasse en bois de robinier sur lit de sable: un effet sympa, qui change des lattes de bois, tout comme un effort louable de se passer des bois exotiques qui favorisent une exploitation arbitraire et la destruction des forêts primaires.

- Plantation d'un tilleul Tilia henryana, à croissance lente.

- reportage in situ dans un jardin de particulier, comme à l'habitude!

- et enfin, de rapides conseils maladie des tâches noires sur les rosiers. Je profite de l'occasion pour en dire un peu plus:

Avant tout, cette maladie se prévient plus qu'elle ne se guérit. Le jardinier n'est plus un officier en blouse blanche qui sort des produits toxiques, on regarde scrupuleusement les symptômes, on s'informe avant de sortir quelconque produit, et ensuite on agit, avec des produits les plus respectueux possibles de la plante, du sol et des nappes phréatiques. Sinon on risque d'être en légère dissonance par rapport à tous les efforts qu'on mène parallèlement (paillage, compostage, implantation d'une flore mellifère...).

1. Certaines variétés, anciennes notamment, sont plus résistantes. Avec souvent l'inconvénient de ne pas être remontantes, mais on ne peut tout avoir. Les obtentions récentes font maintenant de nombreux efforts sur la résistance aux maladies, important critère d'évaluation.

2. Les endroits humides et ombragés favorisent l'apparition du champignon qui cause cette maladie. Les sols lourds, les plantations trop denses et l'arrosage par aspersion ne font qu'accentuer la situation. Bien surveiller les jeunes plants, spécialement vulnérables.

3. La lutte contre la propagation de la maladie passe par le ramassage régulier des feuilles tombées : on les brûle, on ne le met pas au compost.

4. Remèdes: en saison (de juin à mi-septembre), si le temps est humide, traiter toutes les trois semaines avec un produit à base de cuivre (bouillie bordelaise, oxychlorure, cuivrol, etc.) ou de préférence (c'est plus bio) avec une décoction de prêle, riche en silice.

Quelques conseils pour des rosiers sans tâches noires. Ici des roses éclatantes de santé au jardin botanique d'Hanbury (Vintimille, It., mai 2009)

dimanche 21 novembre 2010

A la recherche du Vexin, suite: le Domaine de Villarceaux, XVI°-XVIII° s., jeudi dernier

Le Château de Villarceaux, archétype de la grande "maison de plaisance" XVIII° s., en surplomb de la colline.

Le Domaine est malheureusement fermé au public, il est en plein travaux. Il faudra attendre avril prochain pour revoir cet ensemble architectural incroyable.
Mon explo du Vexin ne pouvait pas ne pas passer par ce domaine: un parc de 70 hectares occupé par deux châteaux, l'un XVIII°, dominant le modelé de la colline, l'autre en contre-bas, du XVI°.

Le Manoir de Ninon, en contre-bas, au bord d'une longue pièce d'eau et d'un superbe parterre de buis (on ne voit pas le parterre de là où j'étais, la topographie ne laisse entrevoir que la zone humide qui sert de transition entre le domaine public et le domaine privé du château)

La Tour des Condamnés en pleine restauration, bâtiment XV° s qui encadre l'ancien logis seigneurial. La charpente en chêne vient d'être terminée, on commence la pose des tuiles en terre cuite.

Le tout est mis en valeur par un parc classé "Jardin remarquable" depuis plus de 15 ans. La nuit tombait, j'y retournerai pour mieux décoder ces styles de l'art des jardins qui s'y entrecroisent: arabo-andalou, Renaissance italienne, régulier à la française.

Pour en savoir plus

Revoir l'émission Côté Jardin du 20 novembre sur France 3: la culture des plantes pour le parfum

Revoir l'émission du 20 novembre

La Bastide du Parfumeur, Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes), juin dernier: éloge des plantes à parfum: Helichrysum (plantes à curry), Rosmarinus (romarin), Lavandula, Salvia (sauges)... Un conservatoire du patrimoine végétal des parfums grassois

L'émission d'hier est consacrée à la culture des plantes destinées à l'industrie du parfum. Ca me rappelle mon ancien métier de marketeur, quand je faisais le tour des producteurs de Grasse avec mon patron pour lancer des eaux de toilette...

Je m'étais baladé à la Bastide du Parfumeur (cf. photo), un endroit superbe qui dépend du musée de la Parfumerie de Grasse et qui met en scène les différentes essences cultivées pour le parfum. Dommage que leurs étiquettes soient devenues majoritairement illisibles et empêchent une identification précise des espèces.
Un lieu cependant bien sympa, au pied des collines de Grasse. A voir en juin quand les lavandes sont en pleine floraison!

Bon dimanche d'automne...

jeudi 18 novembre 2010

A la recherche du Vexin

Eglise de Théméricourt, Val d'Oise

Aujourd'hui, exploration du Vexin français.

Objectif: dans le cadre du réaménagement d'un parc situé dans un village du Vexin, s'imprégner de l'architecture vernaculaire du coin, en connaître plus sur le bâti, les jardins, les châteaux de la région, le parc naturel régional.

Un panneau placé judicieusement...

Plateau agricole, silo et chêne solitaires.

Une journée vraiment passionnante dans une région superbe. De quoi alimenter la réflexion au profit d'un sujet complexe: 30 hectares où tout est à refaire après 50 ans d'abandon...

Revoir l'émission TV Silence ça pousse sur France 5 du 17 novembre 2010

Ile de Nantes, bassin du Tripode, visité en septembre dernier
Récupération des eaux de pluie et plantes hydrophytes en pleine ville: un exemple d'aménagement moderne et éco-responsable.

Revoir l'émission

Au sommaire de l'émission d'hier,
- le retour des anciennes variétés de pommes
- les tendances au jardin
- et... l'Ile de Nantes, projet urbain et éco-durable que la capitale des pays de Loire développe avec un savant mélange d'éco-quartiers, de squares propices à l'installation de la flore spontanée, de bassins formés à partir de récupération d'eau de pluie. Le tout mêlé de concours d'architecture originaux.

Le renouveau de la ville est à l'oeuvre à Nantes. Pour y avoir passé une semaine durant notre voyage d'études sur le paysage nantais en septembre dernier, je confirme! C'est extrêmement stimulant de voir ces villes où dynamisme économique peut rimer avec écologie et durabilité dans la ville.

Un immeuble de bureaux et magasin de meubles contemporains, Ile de Nantes.

L'Ile de Nantes, un programme de développement urbain sur 20 ans.

mardi 16 novembre 2010

Profiter du couchant... et contempler Versailles avant la nuit

Vue de l'atelier des Suisses, Ecole du Paysage

Session atelier aujourd'hui, j'avance mon diagnostic sur le château dont on repense l'aménagement. Les lumières qui passent par les fenêtres ne me retiennent pas longtemps: c'est dans la boîte!

Pieds centenaires de Passe-Crassane, une demie-heure plus tard

Le brouillard a fini par se dissiper, les pieds de poiriers centenaires contemplent le couchant sur la cathédrale St Louis. Quelle rupture par rapport aux lumières du matin...

Le Potager commence à rentrer dans la période hivernale, bientôt la petite boutique n'aura plus grand chose à vendre: derniers fruits, derniers légumes racines. Les parcelles se vides, les jardiniers travaillent la terre, et nous on retourne à nos travaux de projet paysager...

Bonne soirée!

Londres à Versailles... la cathédrale Saint Louis dans le brouillard


Ce matin, Paris se lève sous un ciel bleu splendide tandis qu'à Versailles les collines boisées et les cours d'eau retiendront les brumes nocturnes jusque beaucoup plus tard. L'arrivée à l'école est empreinte d'une atmosphère toute particulière, mystérieuse, le brouillard tenace devant la Cathédrale St Louis de Versailles laisse à peine filtrer le soleil. C'est la tamise qui coule à Versailles?


Ambiance ouatée ce matin... Quai des Brumes en plein Versailles.

Allez, je file en cours, je me suis déjà assez laissé retarder comme ça par mon grand angle...

lundi 15 novembre 2010

Compagnes parfumées et ode aux roses; des fleurs coupées pour chasser l'automne



Aujourd'hui, cours sur les jardins de la renaissance française et une pluie toujours aussi incessante.
Lumières aplaties, appareil mouillé, j'ai donc peu à montrer. L'absence de billets en extérieur depuis quelques jours témoigne du climat actuel : une pluie quasi continue depuis mon retour de Menton...
Qui l'eût cru ?!! (pas moi).

Le billet du jour est donc consacré à quelques compagnes parfumées, arrivées samedi soir à l'appartement, délicatement colorées, toutes en robes vieux rose, parme, rouge violet, rouge cardinal, framboise, garance, sang de boeuf, blanc nacré, rose pivoine...

Une ode aux roses! Un grand merci aux visiteurs du (samedi) soir, ce bouquet rappelle l'été et chasse la pluie par ses teintes saturées.

vendredi 12 novembre 2010

Eco-quartiers, ode à la verdure, un nouveau rapport ville nature

Hommage aux grimpantes, aux plantes de balcon... des éco-quartiers qui réhabilitent le rapport à la nature en pleine ville. Munich, quartier Schwabing-West, octobre dernier.


Depuis quelques années le concept d'éco-quartier se répand comme une traînée de poudre. Comme une recherche d'un nouvel idéal entre ville et nature, d'une cohabitation harmonieuse entre passants et voitures, d'un lieu où les ressources énergétiques sont gérées avec soin, voire où la production énergétique se fait sur place (panneaux solaires), où le bâti est fait à partir de matériaux plus naturels, où les architectures gagnent en humanité.

C'est en Europe du Nord que la sensibilité à cette harmonie a été la plus ardente à se concrétiser. Je découvrais l'autre jour un éco-quartier de Munich (Allemagne), où on sent bien des évolutions frappantes par rapport à nos lotissements dessinés par la DDE... Un volontarisme vert qui me plaît, dans cette Europe du Nord qui trie ses déchets ménagers depuis des décennies.
C'est une solution urbaine en gestation plus qu'un concept abouti, mais cette parenthèse d'expérimentation est plus que bienvenue pour proposer aux habitants de nouvelles conditions de vie et aux élus la possibilité de fabriquer la ville différemment.

Des jeux d'enfants en matériaux naturels, ici du bois non traité, d'un aspect autrement plus doux que nos chers plastiques.

Les eaux de ruissellement (voirie, toitures) sont récupérées et alimentent des végétaux filtrants, bordant un espace de jeux en boulingrin, bordé d'érables. On évite d'engorger les réseaux, on réutilise l'eau pour nourrir des végétaux, la photosynthèse est favorisée. Et en plus, les enfants peuvent comprendre en pleine ville le cycle de l'eau et l'utilité de son recyclage local.

Les immeubles sont chaussés de graminées, des structures métalliques accueillent des grimpantes, vignes, glycines, houblon doré; les coursives sont peu à peu gagnées par ces conquérantes. On peut suivre le rythme des saisons, au printemps se laisser enivrer par les effluves des Wisteria et à l'automne observer les feuilles de vigne se parer d'un rouge flamboyant...

Cela n'empêche pas l'action de l'homme: les agents municipaux sont ici équipés d'aspirateurs à feuilles, légèrement moins bruyants que nos souffleurs mais évitant une double manipulation de la feuille (soufflage -> entassement -> ramassage).

Munich, la ville qui plante des Erables du japon en bordures d'accompagnement! Une première pour moi. Ca change des bégonias et autres annuelles gourmandes en eau et au bilan carbone peu florissant du fleurissement municipal...

Il était temps! Entre des centres-villes musées, des cités ghettos, des zones commerciales à l'urbanisation anarchique, la ville d'aujourd'hui est en train d'inventer un nouveau rapport au végétal et au développement durable. Longue vie aux éco-quartiers! Affaire à suivre.

jeudi 11 novembre 2010

Revoir l'émission TV Jardins & Loisirs du 29 octobre 2010

Revoir l'émission du 29 oct. 2010

Je poste un article sur mon émission de culture paysagère et jardinière belge favorite; l'édition du 29 octobre dernier nous emmenait à travers certains jardins majeurs de la Belgique:
- le jardin de méditation du Musée Van Buuren (à Bruxelles), villa Art Déco somptueuse au jardin aménagé par le maître du grand paysagiste du XX°s. belge René Péchère (Jules Buyssens), avec notamment des érables du Japon maintenant centenaires.
- l'Arboretum de Kalmhout, qui fait référence en la matière.
- le jardin public de démonstration de dahlias à Bredene.
- le parc du château de la Hulpe.

Autant de lieux de connaissance et d'inspiration pour petits et grands jardins.

Clin d'oeil aux Acer palmatum centenaires de la villa Van Buuren, avec un érable également centenaire cette fois pris à Munich le mois dernier, au Jardin botanique.

Incendie au couchant, hier au faubourg Saint Antoine à Paris

Etre attentif au monde qui nous entoure, ne pas juste suivre la marche pressée des passants, lever les yeux...

Les immeubles étant pour quelques semaines le décor principal de mon quotidien, j'ai la fâcheuse tendance d'orienter mon regard vers des éléments plus naturels, le ciel, les arbres... Et hier, le viseur de mon appareil n'en revenait pas de voir ces immeubles sombres s'illuminer peu à peu, prenant les couleurs des nuages qui les dominent.

Quelques minutes après, la rue du Faubourg St Antoine est irradiée, l'incendie qui se produit au-dessus de mes yeux me laisse bien rêveur... Le front urbain des immeubles découpe les nuages, la lumière du couchant illumine un temps nos mines automnales, réveillant un temps l'humeur estivale.

Bon week-end sous la pluie!

mercredi 10 novembre 2010

Ficus macrophylla de Bordighera, le week-end dernier

Les deux immenses Banians d'Australie (Ficus macrophylla) de la petite ville de Bordighera valent à eux seuls le détour vers ce coin subtropical de la riviera italienne...

Les feuilles persistantes, coriaces, oblongues ont un vert dense que n'éclaircissait pas la bruine de ce jour-là. L'étalement de ces arbres peut atteindre 40 mètres et leur taille dépasser 55 mètres...

Originaires du Queensland et de Nouvelle-Galles du Sud (Austr.), ces arbres de la famille des Moracées se sont parfaitement adaptés au climat du coin où le gel est rare.

Leur port est absolument incroyable, leur étalement couvre près de dix voitures alignées (cf photo ci-dessus)... Je pense que la municipalité retire régulièrement les racines aériennes (qui servent en temps normal de support de développement) pour que les voitures ne se garent pas sous la jungle tropicale...

Détail des feuilles du Ficus macrophylla, au pied d'une jolie villa de vacances. On aperçoit les fruits en formation.

Depuis la place des Banians, la grande bleue arbore des eaux opales. On se sent loin du climat continental et des végétations caducifoliées dans lesquels j'ai replongé depuis quelques jours...

lundi 8 novembre 2010

L'automne au Potager du roi

Les couleurs automnales étaient à l'honneur aujourd'hui au Potager du roi...

Les poiriers centenaires ont maintenant perdu toutes leurs feuilles, leurs fruits ont été vendus, pressés en jus ou étendus sur des clayes en attendant les prochains gourmands. La terre est détrempée, les feuilles jonchent les parcelles. Qu'il était bon de rejoindre la salle de cours pour une conférence sur les Jardins de la Renaissance, au chaud!

Les grands marronniers du parc Balbi juste derrière, le long de la Pièce d'Eau des Suisses, forment un écrin aux teintes presque vives, que la pluie battante (et glacée) d'aujourd'hui n'a pas atténué.

samedi 6 novembre 2010

Hier matin, dernier jour de stage à Menton, derniers rayons estivaux avant la pluie parisienne

Le soleil se lèvait à peine hier matin, au-dessus de la baie de Garavan (la dernière de Menton avant l'Italie), les feuilles du Yucca pointaient leurs épines vers le ciel, les températures allaient encore atteindre 20°C dans la journée...

Dernier chantier, soirée niçoise, puis retour aujourd'hui à Paris, où la pluie m'accueillait!
Allez, courage fuyons!! Bon week-end à chacun, que ce soit devant la cheminée (petite pensée pour Val et Marie), sous les Oreopanax (dédicace pour Laurent) ou sous la neige (spéciale Lula)!

vendredi 5 novembre 2010

Aménagement d'une terrasse au Cap d'Ail (Alpes-Maritimes), hier

Un figuier de barbarie (Opuntia ficus-indica) dans les airs...

Hier, au Cap d'Ail, à quelques kilomètres de Nice, une terrasse face à la mer se transforme et rappelle les difficultés logistiques liées à de tels sujets sur un toit-terrasse!

mercredi 3 novembre 2010

L'automne? non, novembre sur la côte d'azur...

Le vieux Roquebrune (Alpes-Maritimes), ce matin.

L'avantage avec la végétation méditerranéenne, c'est qu'en jouant avec les sempervivents on peut à toute saison simuler la pleine saison... Palmiers, grimpantes persistantes, conifères, vivaces ou arbustes à floraisons hivernales: tout concourt à créer une luxuriance qui donne au nageur de cette belle piscine l'illusion de l'été, en plein automne.

Crépuscule à Menton ce soir, un rêve éveillé

La taille des topiaires et l'installation de l'arrosage automatique bien avancés, il est temps de savourer le soleil couchant et contempler depuis la Colle supérieure (colline de Menton où je passe la semaine) le cap Martin en contre-bas, la "Tête de chien" au-dessus d'Eze et ce ciel digne d'un rêve éveillé.
Bonne soirée sous les étoiles!

Sonnez les matines.... Roquebrune ce matin

Je dois dire qu'il y a pire comme chemin pour rejoindre le chantier de la journée... Le soleil est de retour sur la Riviera!

mardi 2 novembre 2010

La riviera italienne à Bordighera, hier après-midi

Depuis la Plazza del Capo. La mer émeraude -et la bruine?!- me font penser à ma Bretagne nord, sauf les cactacées et palmiers que je croise sur les chemins de l'ancienne palmeraie de Bordighera et qui témoignent qu'ici le climat est plus thermoméditerranéen qu'océanique tempéré... On aperçoit de loin les fameux Araucaria qui longent le bord de mer et lui confèrent un air fait de forêt vosgienne et d'exotisme des îles lointaines.

Le clocheton de la villa Charles-Garnier émerge discrètement d'un cactus géant...

L'envolée immobilière touche-t-elle aussi l'Italie? Sinon j'achète!

Roquebrune Cap Martin, villa à l'italienne et parterres à réaménager

Au programme du jour, reprise d'un parterre de buis à l'italienne dans une villa de Roquebrune Cap Martin (Alpes-Maritimes).
Interventions:
- installation d'un système d'arrosage automatique
- renouvellement des banquettes de buis.
La pluie finissante avant le grand beau annoncé pour le reste de la semaine n'empêche pas l'extase devant la Grande Bleue qui étire devant mes yeux ses teintes de vert, d'opale et d'émeraude.
En camaïeu avec les buis et les santolines des parterres...

Depuis la villa, les ruelles du vieux Roquebrune dispensent malgré les lumières ternes d'aujourd'hui leurs ocres italiens. Quel délice.

Allez, demain, le soleil illuminera les marbres de la villa voisine. Vivement demain! Bonne soirée.

lundi 1 novembre 2010

Balcons de Bordighera, cet après-midi

Une pluie continue, un vent qui fait tourner les draps; qu'importe, ici on fait sécher le linge toute l'année...

Cabanons italiens entre Menton et Vintimille ce matin, refuges exotiques et potagers, vue mer imprenable

Quelques centaines de mètres après la frontière italienne, après Menton et avant Vintimille, la Baia Beniamin est un exemple d'aménagement de l'espace comme on n'en voit pas en France. Collés à la falaise, les cabanons de pêcheurs sont invisibles depuis la route qui relie la France à l'Italie. Chacun a son style, son potager ou ses bougainvillées, ses cactus ou ses grenadiers, ses bananiers ou ses artichauts, son ossature bois ou ses murs chaulés. C'est un doux mélange entre culture de la pêche et culture jardinière.

Ici on récupère d'anciennes traverses de chemin de fer (déconseillées en potager d'ailleurs, pour leurs polluants nocifs) pour ceindre les rangs de légumes. Le potager bénéficie de la douceur du climat marin, les bananes seront au menu pour bientôt. On aperçoit à l'arrière-plan, dominant les barques, la cuisine extérieure... Une vraie paillotte, légale semble-t-il cette fois!

Plus loin, le jardin est moins axé potager mais à coup sûr plus exotique: aloés, Strelitzia, Agaves.

La houle formée depuis eux jours faisait rouler les galets et le vent tout aussi fort a dû décourager les cabanoniers : pas un chat à l'horizon.
Allez, je continue ma route vers Bordighera! Bonne soirée à chacun.