mercredi 15 décembre 2010

Matin glacé sur la Pièce d'Eau des Suisses. Château de Versailles, hier matin.

Deux compères pris dans les zébrures des platanes de l'allée du Potager, baignés de soleil.

Il ne reste presque plus d'eau libre, tout a été pris dans les glaces. L'Orangerie du Château s'illumine des reflets du matin, les 100 marches menaient au paradis hier...

La Pièce d'Eau des Suisses, hier matin.

Restait maintenant à rejoindre le Potager du roi...

lundi 13 décembre 2010

La Belle Jardinière et Louis Vuitton sous les feux du couchant... Paris Rive droite, jeudi dernier.

Le couchant de jeudi soir dernier clôturait en beauté une journée somptueuse, étincelante de soleil après les passages neigeux des jours précédents.

Les feux du couchant...
La rive gauche depuis la rive droite. La Tour Montparnasse dans le lointain, écho moderne au métro de Guimard, aux pieds d'une Samaritaine qui se rénove et prend les derniers feux avant le crépuscule...

La Belle Jardinière, au pied du Pont-Neuf.

La bien nommée Belle Jardinière, initialement grand magasin parisien spécialisé dans la confection, j'imagine prénommée ainsi car faisant face au Quai aux fleurs. Actuellement, la "BJ" abrite le siège de LV (Louis Vuitton), un autre jardinier du cuir.

Les grandes Serres du Jardin des Plantes sont réouvertes... Quelques belles plantes tropicales, hier dimanche.

Pots flambants neufs à l'entrée de la Serre des plantes de Nouvelle-Calédonie.

Ca y est, après des années de travaux (cinq ans auront été nécessaires pour accomplir ce travail), les Serres du Jardin des Plantes de Paris sont réouvertes depuis juin dernier. Mon stage dans le sud m'avait empêché d'y aller, voilà qui est chose faite...

Créées à partir du début XVIII°, les serres retrouvent aujourd'hui leur splendeur et chacune a une thématique bien précise. La serre la plus ancienne, édifiée par Sébastien Vaillant en 1714, a ainsi servi à abriter un pied de café envoyé à Louis XIV. Au fil des années, d’autres serres sont édifiées par les intendants du Jardin, dont Buffon (dont on voit la statue au nord de la grande perspective) et Bernardin de Saint-Pierre.

Rentrons dans la Serre de l'histoire des plantes...

Marattia sp., Marattia.
Le genre Marattia , qui a donné son nom à l'ordre des Marattiales, correspond à des plantes à sporanges soudés, dont ici un magnifique specimen finement ciselé, sous les structures géométriques de verre et de fer. Le genre Marattia habite les régions chaudes du globe. Ici, une plante endémique d'Hawai. Je l'envie bien...

L'évolution des plantes est retracée dans la serre depuis leur sortie de l'eau, voici 430 millions d'années, jusqu'à l'apparition des fleurs. Les panneaux sont explicatifs sont rudement bien faits, la prochaine fois j'y retournerai cependant en semaine car là le bruit empêchait un peu de se projeter en plein passé botanique!

Equisetum myriochaetum et E. hyemale, à l'arrière-plan.
Je ne me lasse pas des prêles, de leur géométrie si parfaite et de leur graphisme délicat. Equisetum le seul genre survivant de la famille des Équisétacées, une famille botanique parmi les plus anciennes.

Cyathea robusta, fougère arborescente d'une très belle taille, originaire des régions tropicales et subtropicales de l'hémisphère sud.
Son tronc fibreux ou stipe se dresse à l'assaut de la lumière et atteint facilement 30 m. dans son milieu naturel. On voit bien la base des anciennes feuilles, qui habillent le stipe sur presque toute sa hauteur. Lumière tamisée et hygrométrie élevée de mise! Mais le résultat est splendide: les frondes donnent naissance à des feuilles d'un vert acide incroyable.

Avant de rentrer, un petit aperçu extérieur de la Serre des plantes de Nouvelle-Calédonie, à explorer bientôt sur ce blog...

Bonne soirée à chacun.

vendredi 10 décembre 2010

A l'ombre de Notre-Dame de Paris. Lumières étincelantes d'hier matin au square Jean XXIII.

La flèche de la Sainte Chapelle, au dos de Notre-Dame de Paris, hier matin.

Verticalité architecturale contre horizontalité des marronniers taillés en émonde, le tout dans une ambiance presque vosgienne, avec un froid intense, une neige encore tenace et ce Picea pungens (Epicea du Colorado aussi appelé Sapin bleu) au premier plan, dont les aiguilles bleutées et les cônes bien mûrs attrapent la lumière du matin. Paris est beau sous le blizzard!

Le square Jean XXIII, ses alignements sagement taillés de marronniers d'Inde (Aesculus hippocastanum) et ses filets de buis finement tondus.

Dentelles végétales contre ciselures du gothique rayonnant.

Célèbre Tamarix (Tamaris) du square Jean XXIII, dont les pousses arquées semblent un écho végétal aussi en finesse que les arcatures gothiques de Notre-Dame de Paris et de la Sainte Chapelle, juste derrière.

jeudi 9 décembre 2010

Le soleil est de retour au Louvre. Paris, cet après-midi.

Aujourd'hui, de retour de l'expo photo Kertesz au musée du Jeu de Paume, impossible de passer par les Tuileries, fermées pour cause de neige. Direction le Louvre...
Le soleil a réapparu, la neige fond, les arcades de la cour Napoléon prennent le soleil du soir.

Ordonnancement très graphique au café Marly.

Tourelle de l'aile Denon au couchant, Palais du Louvre, ce soir.

mercredi 8 décembre 2010

Le Potager du roi encore sous la neige...

Depuis la terrasse Le Lieur, exposition plein sud en temps normal... A l'arrière-plan, l'ancienne figuerie de Louis XIV, aujourd'hui notre grand amphi.

Aujourd'hui, plus de 15 cm sont tombés cet après-midi sur le Potager du roi. Depuis les murets qui donnent sur la rue St Louis, on voit la ville qui s'agite et patine, mais à l'intérieur, le potager est habitué depuis 300 ans à encaisser les coups durs des éléments.

Depuis la terrasse Le Lieur, côté cathédrale St Louis.

La statuaire et les fruitiers pluri-centenaires ont en vu d'autres!

Depuis le "2ème des Onze", galerie de passage vers les vergers. Il fait bon s'y abriter un instant... On aperçoit encore un peu les fruitiers conduits en espalier le long du mur ocre, au pied de la terrasse.

L'armée des souffleurs débarque au château de Versailles, avant la neige...

Ce matin, en me dirigeant vers l'Ecole du Paysage, le bourdonnement se faisait plus intense au fur et à mesure que j'avançais vers le Château. Et là, devant l'Ecole d'Architecture, le long des alignements de l'avenue de Sceaux, quasiment au pied du Château, je vois une armada d'agents municipaux luttant avec des feuilles collées par la neige et l'humidité des dernières semaines.

Des souffleurs? Même à quatre, ce moyen reste radicalement disproportionné par rapport à la surface à traiter, on a là l'outil d'un jardin particulier au service d'une agglomération de taille importante...
Quelle drôle d'idée, bruyante, polluante, qui amasse peu à peu des tas qu'il faudra ramasser un mètre plus loin. Insensé.

Un travail de Sisyphe...

J'ai beaucoup manié l'outil cet été, il est parfois terriblement efficace, mais est à utiliser avec discernement et parcimonie, pour la quiétude des jardiniers, des habitants... et des plantes, que les souffleurs dessèchent fortement. A bon entendeur...

Quelques heures après, au même endroit.

La même avenue de Sceaux, ce soir: la quiétude est revenue, la neige étouffe les rares bruits des passants, les voitures sont toutes bloquées, Paris est 3 heures de bouchon, et la neige a rendu la journée exaltante, ouatée, extraordinaire: on n'avait pas atteint ce niveau de neige à cette saison depuis 1987... Les platanes majestueux contemplent avec sagesse les éléments qui se déchaînent et les activités humaines qui s'ensuivent...

mardi 7 décembre 2010

Fleur tropicale au jardin botanique de Munich: Ceropegia ampliata, octobre dernier

Petit flash back à ma dernière visite du Jardin botanique de Munich, début octobre dernier. Dans une des nombreuses serres chaudes, je tombe nez à nez avec une plante de la famille des Asclépiadacées, plantes succulentes des zones tropicales et sub-tropicales. C'est une Ceropegia ampliata, dont le genre est originaire des îles Canaries, de Madagascar, d'Afrique, d'Asie et d'Australie. Cette espèce est quant à elle originaire d'Afrique du Sud et fleurit d'août à octobre, elle est donc gélive à... 10°C.

Une asclépiadacée tout en finesse, Ceropegia ampliata

Les fleurs sont solitaires, renflées à leur extrémité, en forme de coloquinte et de lanterne à la fois. Derrière celle-ci d'une délicatesse inouïe, on aperçoit les feuilles linéaires d'un Aloe dichotoma (Aloès).
On peut les cultiver en intérieur, sous une lumière tamisée.

Miscanthus sinensis pris dans les glaces du Potager du roi, Versailles, la semaine dernière



Ce qu'il y a de magique en conception de jardin, que ce soit pour aménager une terrasse, refaire un jardin... c'est que le matériau est vivant, les lumières, le sol, la croissance, tout change, tout bouge, tout vit. Ici, la neige de la semaine a enserré avec une grâce incroyable les belles graminées de l'arboretum du Potager du roi. Je ne me lasserai jamais de ce spectacle qui chaque matin recommence, toujours renouvelé.

Arboretum du Potager du roi: focus sur le Fusain de Wilson (Euonymus wilsonii), sous la neige de la semaine dernière

La semaine dernière, pendant que la neige recouvrait peu à peu le Potager du roi, à Versailles, les fruits du fusain de Wilson formaient un beau contraste avec le ciel blanc et le sol immaculé (personne ne s'aventure trop au Fruticetum en cette saison).

Le genre Fusain / Euonymus compte près de 175 espèces d'arbustes, d'arbres et de grimpantes, caducifoliés, semi-persistants ou persistants, poussant surtout dans les forêts et bosquets d'Asie.

L'Euonymus wilsonii est originaire de Chine et a été introduit en Europe par l'anglais Wilson, en 1904, d'où son nom.
Les rares feuilles seront bientôt toutes tombées (c'est un caduc) mais les fruits sont le véritable intérêt automnal de l'arbuste: quelle couleur vive! En fait il s'agit d'arilles, les enveloppes orange charnues que l'on voit développées autour des graines rouge orangé. On connaît mieux les arilles de l'if, cette enveloppe rouge passé que l'on peut manger, elle est très sucrée et délicieuse. Mais il ne fait surtout pas croquer la graine, toxique quant à elle.

Les arilles du fusain de Wilson, un régal coloré en plein automne.

Ce fusain a une floraison peu significative et dénuée de parfum; on le retiendra en revanche au jardin pour sa croissance lente, son port dressé - érigé (on peut ébrancher la base pour laisser passer la lumière), et sa fructification somptueuse à l'automne. Il atteint 2,50 m en dix ans. L'écorce vert foncé est piquetée de jaune, comme on peut le voir ci-dessous. Il est peu courant et se trouve chez les bons pépiniéristes. Quelques beaux spécimens aux Pépinières botaniques de la Preille (Montreuil-Bonnin, département de la Vienne) ou à la Pépinière de Bagatelle, en Sologne.

Port érigé et écorce veloutée

dimanche 5 décembre 2010

Détour au Château de Vigny (Val d'Oise), sous la neige du Vexin

Façade antérieure du château, depuis la place du village. L'objectif se glisse à travers les grilles...

Au détour d'une petite route traversant le Parc naturel régional du Vexin, entre la visite d'un parc et celle d'une entreprise de compost, quelque part entre Pontoise et Magny en Vexin, je tombais jeudi dernier sur le château de Vigny.

Un ordonnancement très Renaissance française, une certaine rigidité que la neige atténue avec douceur.

Ce style Renaissance tranche avec les châteaux XVII° et XVIII° auxquels je me suis habitué depuis mon début d'exploration du Vexin.

Anciennes douves transformées au XIX° en pièce d'eau.

J'apprendrai plus tard que le château a été le lieu de tournage de plusieurs films, dont Le Capitaine Fracasse (1943), On a retrouvé la septième compagnie, La Fille de d'Artagnan. Rihanna y a aussi tourné un clip vidéo: Umbrella? Non! Sa chanson Te Amo avec Laetitia Casta en 2010...

Construit au XVI°, ce château est inscrit à l'inventaire des Monuments Historiques mais ne se visite pas, il appartient depuis 2001 à une société japonaise. Impossible donc de franchir les belles grilles.

L'église néo-gothique répond au château voisin, bâtie fin XIX° dans un style néo-gothique. Une certaine flamboyance qui rend rapidement nostalgique du style roman...

Pour en savoir plus sur le Parc naturel régional:
Site du PNR Parc Naturel Régional du Vexin français

jeudi 2 décembre 2010

Précautions d'usage...

Entre Grisy les Plâtres et Epiais-Rhus, aujourd'hui...

Sous la neige du Vexin, les arbres sont mis à rude épreuve

Sous la neige, aujourd'hui 2 décembre...

Sous le poids de la neige, les tilleuls pluri-centenaires ploient, chutent, comme attirés les uns par les autres. Le réaménagement du parc est en cours, on y travaille... Un travail de titan, passionnant.

Le château depuis la fin de la perspective.

Bonne soirée à chacun.

Utile et irremplaçable, la brouette. Sous la neige d'un parc XVIIIème s., Vexin, aujourd'hui



Aujourd'hui, nouvelle exploration du Vexin. Neige abondante, rencontres enrichissantes... et cette brouette esseulée au pied d'un alignement de tilleuls centenaires, dans un parc XVIII° s.

Elle contemple les éléments et attend qu'un jardinier la sorte de ses rêves, utile et irremplaçable.

mercredi 1 décembre 2010

Rangs de pommiers sous la neige, Potager du roi, Versailles, hier

Parcelle de collection au Potager du roi, pommiers conduits en treillage, hier sous la neige.

Le 4ème des Onze est la parcelle qui accueille aujourd'hui des pommiers et des poiriers de collection, replantée en 1998. Environ 200 variétés sont réunies ici, choisies selon les critères d'intérêt historique et de qualité gustative. Il en restait encore quelques unes sur pied, gelées par la neige: un REGAL :-)

Ces "Onze" constituaient initialement 11 jardins en creux. Trop sombres et humides, l'administration du potager a réduit le nombre de parcelles à 5, en 1785. D'ailleurs, le 2ème des Onze accueille aujourd'hui quelques oies grasses et des poules! Tout comme le fond du Carré Duhamel du Monceau qui a désormais des moutons brouteurs, un moyen économique de contenir l'enfrichement et d'apporter un peu de vie bucolique au Potager.

Je retourne à ma dégustation de pommes glacées...

Staphylea colchica au Potager du roi, hier au Fruticetum



Arbuste de la famille des Staphyléacées, le Staphylea colchica égayait hier ma visite du Fruticetum du Potager du roi par ses fruits en forme de vessie, trilobés, retombants fièrement devant le dôme de St Louis à l'arrière-plan. Originaire du Caucase, cet arbuste pousse dans les sous-bois et les fourrés des régions tempérées septentrionales. D'où sa rusticité à -20°C, que les -5°C de ce matin ne mettent guère encore à rude épreuve...

Les fleurs blanches parfumées sortent au printemps et sont suivies de fruits blanc-vert, qui virent peu à peu à l'ocre passé, en fin de saison (photo). L'arbuste est vigoureux et peut atteindre 3 à 5 mètres de hauteur et d'étalement.

Pas d'ennemis et de maladies : solidité assurée! D'où sans doute sa nomination à l'Award of Garden Merit de la RHS (Royal Horticultural Society).
A planter au soleil ou à mi-ombre, en sol frais bien drainé.

Bonne soirée enneigée!

mardi 30 novembre 2010

Graminées sous la neige au Potager du roi, hier après-midi

Le vent glacé maintient la neige de la veille et balance avec vigueur les Miscanthus sinensis encore un peu enneigés. Ces grandes graminées sont moins raides que moi: le froid ralentit ma marche, engourdit les doigts, les prises de vue sont difficiles à prendre!



Le carré Duhamel du Monceau (en hommage au physicien, botaniste et agronome français du XVIII°) accueille le fruticetum (collection botanique d'arbustes) tout au fond du Potager du roi, sa richesse mérite un détour quotidien. J'y viens souvent, la quiétude et la variété botanique sont autant de buts de promenade.
C'est là que j'ai vu hier une viorne (Viburnum bodnantense) complètement déboussolée tenter une remontée à fleurs en plein novembre... Elle ne va pas être déçue du spectacle!

lundi 29 novembre 2010

Poiriers sous la neige au Potager du roi, ce matin


En bâtissant le Potager du roi, fin XVII°s., Louis XIV créait complémentairement au jardin d'agrément du château un jardin vivrier, où La Quintinie allait mettre en oeuvre des techniques révolutionnaires pour faire pousser des légumes exotiques, obtenir des fraises en février et ainsi assouvir les désirs d'un roi esthète et résolument gourmet.

Les parcelles de poiriers sont toujours en place, ici au Potager, plus de 300 ans après. Depuis la terrasse des Onze, au sud, les dernières feuilles ont pris la neige de la nuit dernière et cette lumière qui les flatte me rend bien guilleret. La pause est terminée, je dois rejoindre l'atelier d'esquisse. L'appareil photo est tétû, encore plus que moi. Il reste donc quelques clichés à partager avec vous plus tard...

Rangs de poiriers centenaires entre Cathédrale St Louis et Pièce d'Eau des Suisses.

Bonne soirée!

Fleurs de tournesol sous la neige, le Potager du roi aujourd'hui au zénith

Ca y est, les premières neiges sont tombées sur le Potager.


Les nuages du matin ont peu à peu laissé place à une belle lumière douce, laissant la neige étinceler sur les fruitiers; les rares fleurs encore sur pied ont revêtu leurs atours de princesses au manteau d'hermine...
Comme ces têtes de tournesols ci-dessous.

Fleurs d'Helianthus annuus, aujourd'hui au Potager du roi.

On voit ici les capitules (réceptacles floraux) délicatement recouverts de la neige de la nuit, et renversés vers le bas depuis la fin de la floraison. Les petites feuilles qui ceinturent le système floral sont ce qu'on appelle les bractées, à sommet pointu.

Les fleurs sont ici tournées vers le soleil, mais ce phénomène s'observe principalement avant la floraison, pour accroître le niveau d'éclairement et ainsi disposer les feuilles le plus au soleil au long de la journée. Depuis le début de la floraison, la fleur pointe définitivement dans la direction Est/Sud-Est.

Parfait pour les lumières du matin!

dimanche 28 novembre 2010

Le génie de la Bastille s'amuse encore avec mon objectif photo, hier au Faubourg St Antoine...



En allant à mon cours de nu hier matin, en arpentant le faubourg St Antoine, j'ai encore eu beaucoup d'amusement à revoir ce Génie de la Bastille perché en haut d'un conduit de cheminée, cherchant sans doute un peu de chaleur...
Le mois dernier il jouait avec la pleine lune, là il se joue de moi !
Allez, bon dimanche à chacun, au coin du feu...

Revoir le Génie et la pleine lune, octobre dernier

samedi 27 novembre 2010

Potager du Château de Miromesnil (Seine-Maritime), entre jardin vivrier et jardin de plaisir

Un peu de couleurs pour démarrer un week-end parisien bien gris...

Petit flash-back vers mon voyage d'études en Normandie l'an passé, avec l'Ecole du Paysage. Avant d'arriver à bon port, petit crochet par un Jardin remarquable, celui du Château de Miromesnil, à quelques kilomètres au sud de Dieppe.

Les asters flamboyants compensent par leurs couleurs soutenues l'absence de luminosité. Idéal pour éclairer un jardin mi-ombre.

Accessoire indispensable pour la bruine, le parapluie... Les allées de gazon séparent les massifs et les carrés ordonnés de légumes et de fleurs.

Beauté des contrastes de couleurs. Les légumes deviennent végétaux d'ornement.

Ce jardin labellisé "Jardin remarquable" est à Tourville sur Arques. Le jardin potager a été remis en état en 1950 par la Comtesse Bertrand de Vogüé, grand-mère des propriétaires actuels. Et le potager est aujourd'hui un équilibre entre "jardin nourricier" et de "jardin de plaisir".

Ouverture vers la campagne

Le parc devant le Château est lui dans un style plus contemporain, avec des allées de gazon dessinées parmi une prairie basse, qui débouche sur un AhAh (ouverture pratiquée dans un mur de clôture pour ouvrir une perspective) et la campagne environnante, dans un esprit de jardin anglais qui favorisait l'ouverture sur la campagne et le monde pastoral. Ceci dit, la largeur des alignements de feuillus nuit à mes yeux à l'ouverture sur le dehors, dommage.

vendredi 26 novembre 2010

Fenêtres sur rue: balcons à Paris, quartier du Marais, ce matin

Rue Vieille-du-Temple, Paris IV° arrdt, ce matin.

Un balcon perché au 5ème étage d'un immeuble du Marais parisien, une table de couleur flashy pour l'apéritif, un ciel qui n'a rien à envier à celui de la Riviera (aujourd'hui...). De quoi - presque - compenser astucieusement l'absence de jardin.

Mais qu'attend-on pour mettre quelques plantes en pots? Pas de quoi créer une oasis urbaine, certes, mais la vie est plus belle avec des végétaux qui ponctuent les saisons, animent l'espace et protègent des regards. A bon entendeur...

Claustra esseulé, chaises transats design et vis-à-vis maximum...

Focus sur le Brahea armata, palmier tropical du sud californien

Au Jardin Ephrussi de Rothschild, St Jean Cap Ferrat, avec les falaises d'Eze en arrière-plan, mai 2009.

Ce palmier de la famille des Arécacées est peu rustique: sa rusticité est de 5°C. En dessous, on prend de sérieux risques. Il est donc cantonné à la zone de l'oranger :-)
Le Brahea armata est un palmier érigé dont le stipe est habillé de cicatrices foliaires fibreuses, que l'on aperçoit bien sur la photo ci-dessus.

Ses palmes (1 à 2 mètres de longueur) sont d'un bleu vert extra qui change des plus classiques Phoenix canariensis et comptent une cinquantaine de lobes au bout d'un pétiole épineux (attention lors de la taille...).

Ci-dessous, dans une villa du Var, on voit ce que donne la floraison: grandiose. Les fleurs blanc-jaune de 1 à 2 cm de diamètre forment des panicules incroyables, arquées, qui mesurent jusqu'à ... 4 mètres.

Floraison au pied d'une villa varoise, été 2010: panicules de fleurs à foison.

Ce palmier est originaire du sud de la Californie et se rencontre aisément dans le Var et les Alpes-Maritimes. Il atteint 15 mètres de haut et préfère les grands jardins, où l'espace qu'on lui laisse permet d'observer la spectaculaire floraison avec du recul. Un must pour les beaux espaces...

jeudi 25 novembre 2010

La Riviera au cap d'Ail

Villa du Cap d'Ail, début novembre.

Aujourd'hui à Paris le grésil est de retour, les étoiles se taisent derrière les nuages, il est temps de se distraire les yeux avec un peu d'azur...
Ici, un jardin comme on aimerait les dessiner tous les jours: un bout d'infini rocheux se jetant dans la Méditerranée, un bosquet de pins d'Alep pour mettre en scène l'arrière plan du Cap d'Ail et ses falaises, un terrain proportionné à la villa, un climat optimal pour planter une végétation luxuriante mêlant le méditerranéen à l'exotique... Et un rocher isolé pour faire le grand saut!

mercredi 24 novembre 2010

Miscanthus et scène automnale, ciels chargés ce soir au Potager du roi

Le Potager du roi, Versailles, cet après-midi.

Les épis des Miscanthus se font doucement bercer par le souffle du vent qui se lève, les derniers rayons se font un chemin à travers les nuages et caressent encore un peu les marronniers du parc Balbi, le Potager du roi sent la fin de journée, tandis que tout à côté, les ateliers de l'école du Paysage resteront une fois de plus ouverts tard dans la nuit, charrettes et projets à rendre pour hier obligent...