mardi 31 mai 2011

George is hungry : tortue au pied des buissons épineux du Péloponnèse

George en pleine action... Golfe d'Argolide, Péloponnèse, mi-mai dernier.

Dans le jardin, la tortue "George" s'est régalée des rondelles de tomates !
On voit derrière le début de la sécheresse estivale : les Ballota acetabulosa (la petite vivace au vert tendre derrière la tortue) et les figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) ont déjà les signes de stress hydrique : la sève moins abondante rend les feuilles plus fines, tandis que les animaux cherchent un peu de nourriture fraîche...

Pendant que j'étais parti dans les Cyclades, de gros orages ont éclaté : le jardin aura repris pour quelques jours un visage moins desséché.

Flore de la garrigue grecque, morceaux choisis

Papaver rhoeas (Papavéracées) : Paparoùna ou Koutsounáda en grec. la fleur phare du mois d'avril, qui perdure ici tout l'été. Les coquelicots ponctuent la colline de leurs touffes frêles : une merveille. Leur teinte est plus soutenue qu'en France, d'un beau rouge cardinal profond.

La semaine dernière, sur les pentes des collines sèches du Golfe d'Argolide.
Extraits d'une balade aux dernières heures de la journée, avant le coucher du soleil, au moment où les odeurs résineuses et aromatiques du "phrygana" (Cf article d'hier), le maquis grec (mais sur sol calcaire), exhalent leurs puissants parfums.
Herborisation, photographie, à l'écoute du vent qui berce les graminées et du buzzard qui observe les mammifères du coin...


Pallenis spinosa (Pallenis épineux, famille des Astéracées), mêlé aux épillets de l'avoine sauvage (probablement Avena sterilis, fam. Poacées) et de l'Hyparrhenia hirta, aux épis collants et dont les touffes cespiteuses bordent les chemins.

Le Pallenis spinosa se dit Karphóhorto en grec. 30 à 60 cm. Endémique des collines, il peut cependant être introduite au jardin méditerranéen. Annuelle à pluri-annuelle. Les fleurs ressemblent à des marguerites, avec des feuilles gris-vert poilues qui résistent bien à la sécheresse.

Papaver rhoeas, une heure plus tard, caressé par les derniers rayons du soleil. A l'arrière-plan, les tiges dressés et particulièrement épineuses des chardons sauvages.

Phlomis fruticosa. A l'arrière-plan, grandioses fleurs d'Agave americana sèches.

J'avais été ébahi par l'abondance des Phlomis sur les pentes du monastère de Mistra (Mystras), l'an passé, plus au sud. Ici, les Phlomis relèvent de l'espèce "P. fruticosa". Famille des Lamiacées, comme l'ortie. Dite aussi Sauge de Jérusalem, et Aspháka en grec. Plante buissonnante aux rameaux dressés. Les feuilles sont persistantes, semblables aux feuilles de sauge : elles s'adaptent remarquablement à la sécheresse en étant larges au printemps et se rétrécissant au cours de l'été, se redressant alors à la verticale pour éviter les rayons du soleil. Prodige d'inventivité... Les fleurs jaune soutenu font de sublimes tâches de couleur par ici. Idéal pour égayer un coin d'une terrasse ensoleillée.

Ballota acetabulosa devant les mêmes fleurs d'Agave séchées. Au pied des Ballota, remarquables par leur couleur feu, feuilles séchées du Pistacia lentiscus (Pistachier lentisque, famille des Anacardiacées), très présent ici.

Les Ballota, ou Lychnaráki en grec, poussent ici remarquablement et leurs touffes d'un vert pâle contribuent au visage du maquis grec. Les fleurs sont quasi inexistantes, mais chacune a un calice d'une autre nuance de vert que les pétales, faisant de la plante un beau camaïeu de verts. La sève est exploitée dans les lampes à huile. Cette plante conserve ses belles feuilles gris-vert toute l'année.

Il était temps de rentrer dîner, l'ouzo et l'agneau grillé n'attendaient pas ;-)

lundi 30 mai 2011

Appel à identification botanique... Garrigue grecque, pelouses sèches du Péloponnèse

Une superbe plante des pelouses sèches grecques, mais dont le nom reste à identifier...

Help ! Impossible d'identifier cette plante. J'ai pourtant profité de mes vacances grecques pour dévorer l'excellent livre d'une ancienne présidente de la Mediterranean Garden Society, Jacqueline Tyrwhitt : "Making a garden on a greek hillside". Ca m'a permis de repérer pas mal de genres et d'espèces que je commence à connaître par coeur de vue mais sur les noms desquels je restais coi.

Quelqu'un spécialiste de la flore méditerranéenne peut-il m'aider?
Biotope : pelouse sèche à 1100 m d'altitude.
Situation : sud
Pas encore le "phragana" (garrigue grecque à buissons bas épineux, supportant des températures très élevées et tolérants à la sécheresse qui dure près de 6 mois ici) ni la flore de montagne aimant la fraîcheur : le sol est caillouteux, le vent important, la chaleur aussi. On est plus sur la pelouse sèche.
Hauteur : maximum 20 cm
Les systèmes floraux sont très intéressants : ne restent sur le pétiole que les sépales poilus.
Famille botanique : probablement Lamiacées.
Genre proposé : Galeopsis?????

Cadre moins resseré. En colonie devant la falaise calcaire (sans doute une vivace à développement continu), entre Ermioni et Nafplio. Au fond, le Golfe d'Argolide.

En plus le petit insecte de la première photo s'était posé quelques instants et mon appareil refusait la mise au point à cause du vent... Bigre !
Merci à tous si vous avez une idée du genre et de l'espèce.

Détail de la fleur

Un site sur la garrigue crétoise, assez proche de celle qu'on trouve dans le Péloponnèse : phrygana.eu
Site de la Mediterranean Garden Society : mediterraneangardensociety.org

dimanche 29 mai 2011

Back to France... back to the blog


Léger comme ce linge qui sèche, bronzé par ce ciel saturé du mois de mai, le mythe des Cyclades est sauf...

Près d'un mois d'interruption...
Pas évident de blogger quand on est par monts et par vaux. Je vais reprendre le fil au mois de juin !

Ces deux photos (avant celles qui suivront) expliquent à elles seules la raison de mon absence : une escapade grecque de deux semaines, à herboriser dans le maquis, à voir les levers de lune, les couchers de soleil, à savourer la vie. Et au retour, voilà qu'un couple de merles a élu domicile au pied de mon rosier 'Mermaid' : trois oeufs splendides sont en cours de couvaison par la merlette, un peu éffarouchée par celui qui est revenu arroser les plantes en (presque) désherhance : je vais devoir planter des pistachiers lentisques et autres phlomis pour contrer mes absences répétées...

Bougainvillea spectabilis (fam. Nyctaginacées), particulièrement bien implanté ici, tant les habitants rivalisent de soin pour les faire grimper le long des murs immaculés de chaux. Petite île des Cyclades, avant-hier.

dimanche 8 mai 2011

Bientôt, le salon Jardins Jardin au jardin des Tuileries, à Paris.

Plus d'infos

La date de ce salon approche : il se tiendra du 27 au 29 mai. Il permettra à chacun d'aller voir un peu où en sont les "tendances" au jardin, si tant est que le jardin fasse l'objet de carnets de tendance ou de prévisions marketing... C'est cependant l'occasion d'aller voir les show-rooms de quelques uns et découvrir des styles personnels variés.

Je préfère encore aller voir les réalisations des confrères sur place, pour voir leurs jardins à l'épreuve du temps. Et il y a moins de monde !

Ici, l'édition 2009

Reportage au jardin de la Louve, créé par une styliste Hermès. Un jardin méditerranéen plein de grâce à Bonnieux, au coeur du Luberon



Ce jardin créé par Nicole de Vésian, styliste chez Hermès installée à Bonnieux en 1986, donne envie d'arrêter le temps pour contempler ces masses sempervirentes, de se laisser charmer par les matières sensuelles et de passer la journée à savourer les effets de taille sur le champ de lavande.

Une conception nouvelle du jardin provençal.
Le jardin s'inscrit avec grâce dans le paysage du Lubéron, en en empruntant des vues lointaines. La palette végétale est restreinte mais choisie pour donner l'impression d'une grande harmonie. Ce jardin privé est aujourd'hui propriété de Judith Pillsbury, grand amateur de jardins. Ce reportage donne la possibilité d'y rentrer l'espace d'un instant...

dimanche 1 mai 2011

Jardin des Plantes de Nantes, la semaine dernière.

Rosa pimpinellifolia, rose à feuille de boucache.

C'est la montée à fleurs des roses... sans doute avec un peu d'avance que l'an passé vu la canicule qui sévit sur l'ouest de la France. Ici, au jardin des Plantes de Nantes, il y a près de 8 jours. Je transitais vers l'Angleterre et n'ai pu m'empêcher, ce jardin est si riche en découvertes.

Un petit rosier églantier typique des coteaux et autres lieux secs. Une délicatesse toute simple.

jeudi 28 avril 2011

Jardin botanique d'Oxford. Contre-jour tropical, lundi dernier.

Cycas rumphii, famille des Cycadacées. Asie, Afrique de l'Est, Madagascar.

Ce jardin vaut bien des détours! Entre "colleges" britanniques au green impeccable et les artères de la ville à la pierre blonde, ce jardin regorge d'espèces bien intéressantes encore une fois. Une visite sous la canicule de ce week-end, incroyable temps méditerranéen en plein Oxfordshire. Une sieste sous le Parrotia s'impose...
Ici, dans une des serres tropicales.

Bonne soirée!

mercredi 27 avril 2011

Oxford sous les cytises. New College lane, samedi dernier.

New College Lane, Oxford, samedi dernier.

Le Pont des Soupirs? Non, un pont reliant peut être New College et Hertford College? Je me trouvais dans le New College lane, à l'aube de ce samedi, dans un Oxford encore désert, laissant uniquement les couleurs de cette architecture unique et de ses atours végétaux (glycines, cytises comme ici au 1er plan, fruitiers) s'échapper des hauts murs de ces collèges antédéluviens et vénérés.

Pause printanière (suite)

Lilas en bonne compagnie, Bretagne sud, la semaine dernière.

Toujours aussi peu de temps pour blogger... C'est une activité décidément chronophage quand le temps manque et qu'on voudrait y consacrer justement un peu plus de temps.

En fin de journée la semaine dernière, alors que les lilas explosent de leurs couleurs et leurs fragrances, les insectes s'activent, les rouge-gorges attendent mon gazon nouvellement semé pour aller le picorer et, ici, par une de ces douces fins de soirée dont la Bretagne me gratifie depuis près de 3 semaines, ce joli bourdon me faisait penser à moi, affairé et débordé devant tant de travail...

Bonne soirée

dimanche 17 avril 2011

Jardin secret en Bretagne sud. Glycine à profusion.

Depuis la rue... Filtration des vues, couleurs et transparence : la Glycine est décidément un outil paysager passionnant.

Par-dessus le haut mur (splendide), le peu que l'on aperçoit fait saliver à propos du reste. Un rosier grimpant caresse la façade (un Iceberg? un Banksiae?), des petites réglisses des bois (Polypodium vulgare) s'accrochent au mur et le végétalisent avec grâce.

Ici, dans ce vieux jardin magnifiquement entretenu, l'élégance est de mise. Une glycine probablement centenaire, des fougères qui s'accrochent à un vieux mur, un balcon perché pour dominer le jardin... Ce jardin somptueux se tient à l'abri des regards indiscrets (sauf des miens!), à deux pas du Golfe et de son air atlantique iodé, propice à une douceur toute l'année. Idéal pour s'amuser avec la palette végétale.

Un océan de Glycine depuis la rue, autant que depuis ce balcon romantique.

samedi 16 avril 2011

Forêt d'iris au potager du Roi. Versailles, la semaine dernière

Iris des vergers en creux du Potager.

Petit flash back direction la semaine dernière pour remettre à l'honneur les iris du Potager du roi. Ils s'alignaient discrètement au pied d'un cordon de poiriers et ce matin-là, une fois n'est pas coutume, ce sont eux qui attiraient toute mon attention. Une lumière douce de contre-jour et c'était dans la boîte.
D'autant que le soleil s'amusait à y refléter les traces d'une toile d'araignée.

Bon week-end!

jeudi 14 avril 2011

Pause printanière



Quelques semaines de pause entre Bretagne et Oxford, donc peu loquace sur le blog en ce moment car beaucoup à faire...
A très bientôt de vous retrouver.

mercredi 6 avril 2011

Lever de soleil au Potager du roi, ce matin



Le Potager n'est qu'une fleur, cette semaine voyant l'explosion simultanée des pommiers et des poiriers, succédant de peu aux pêchers. Ici, une fleur d'un pied centenaire de poirier "Doyenné du Comice", dont l'épaisseur des pieds donne une fierté certaine aux jardiniers qui l'entretiennent depuis 120 ans!

Le jardin mérite une attention de tous les jours, mais il le rend bien.

mardi 5 avril 2011

Glycine en fleur. Au Potager du roi, cet après-midi


Saint Louis encore et toujours en arrière-plan... Aujourd'hui la glycine bientôt croulante de grappes parfumées.


On sent que la glycine n'en a plus que pour quelques jours pour embaumer cette partie sud de la terrasse Le Lieur, au nord du Potager. Le mur plein sud la rend hâtive, cette Wisteria. Les grappes florales de cette grimpante de la famille des Papilionacées seront bientôt pendantes sous le poids. Pour l'instant, légères, elles cherchent la lumière et pointent leur nez vers le soleil... On voit d'ailleurs que les plus âgées commencent déjà leur course descendante.

Cette grimpante est parfaite à palisser contre un mur plein sud, comme ici. On peut aussi la conduire sur tige, ce sujet isolé aux rameaux tortueux deviendra avec le temps un point remarquable du jardin.

Entre Richebourg & Guignonville. En lisière forestière, dimanche matin.

Poursuite de l'explo entre plaine agricole et couvert forestier.

En limite de chasse de Bazainville... C'est ce qu'on peut lire sur le petit panneau blanc placardé sur le bouleau au bout du sentier. Heureusement, pas de bruit de tirs ce matin, je vais pouvoir poursuivre mon escapade en toute quiétude, avec les arbres et les oiseaux pour seule compagnie.

Champs de colza et de jeune maïs de part et d'autre du premier plan, lambeau de forêt domaniale à l'arrière. Ce bois clair comporte une belle chênaie, et, ici, une lisière de Betula pendula (sûrement planté), de Prunus avium (merisiers, aisément reconnaissables par leur floraison blanche précoce quand le reste des rameaux est encore nu) et de Sorbier (Sorbus alnifolia), principalement.


Le bois dormant, sleeping beauty.

Plus loin, rentré dans le bois, une allée traversière permet aux chèvrefeuilles des haies et aux noisetiers de pousser. Le vert tendre sort de partout, un régal.

lundi 4 avril 2011

En plein champs... Echappée printanière dans les Yvelines

La lisière entre les parcelles agricoles de la plaine de Houdan (Yvelines) et la ferme fortifiée (somptueuse maladrerie fondée par les Templiers au XIII°) est nette : les Prunelliers assurent un beau contraste avec le vert franc des jeunes pousses de maïs.

Approchons-nous...

Les mêmes Prunelliers (Prunus spinosa, famille des Rosacées) explosent, leur floraison précoce avant l'apparition des feuilles donne une teinte lumineuse à un jour bien gris.

Et là, à l'abri d'une remise...

Des tuiles disparaissent peu à peu sous les assauts du temps... et du lierre.

La pluie approche, le temps de regagner le couvert forestier pour poursuivre l'explo... Affaire à suivre !

dimanche 3 avril 2011

Balade en Vallée de l'Eure, couleurs printanières de rigueur

En lisière des rives de l'Eure, un rideau de caducs - sauf le grand conifère sombre qui se détache des autres - notamment des Acer campestre (Erables champêtres) en plein débourrement, reconnaissables à leurs inflorescences jaune vif. Au-delà, on aperçoit la topographie qui remonte jusqu'à la crête qui surplombe le village de Nogent le Roi, plus à l'ouest.

Qui dit Printemps dit retour des explo en moto.... Hier, cap sur la Vallée de l'Eure. Journée splendide, couronnée d'un temps plus que printanier. Occasion rêvée de parcourir les vallées depuis Paris et s'arrêter - souvent - pour immortaliser les paysages.

L'abbaye de Coulombs (Eure et Loir), en bordure d'Eure. Pris des hauteurs de la route de Condé sur Vesgre, depuis un verger qui a déjà des airs de Normandie...

L'Eure tranquille à Nogent le Roi, entre Paris et la Normandie, hier.

Les couleurs vives, les oiseaux omniprésents, les odeurs qui montent, le colza qui atteint déjà près d'un mètre par endroit, tout participe à me mettre de bonne humeur avant d'attaquer la semaine.

samedi 2 avril 2011

Statuaire versaillaise sur fond de ciel menaçant...

Allée de l'Eté, Parc de Versailles. Le grain approche...


Mardi dernier, le ciel le matin radieux a peu à peu fait place à un dense voile gris, rapidement suivi en fin de journée d'ondes anthracites, menaçantes puis inquiétantes! Aucun abri à l'horizon, seules les Dieux de l'Olympe restaient de marbre et nous courions, autant que nous pouvions, chercher un refuge temporaire avant la débâcle.

Au pied du Parterre nord, depuis l'allée haute du Bosquet des Bains d'Apollon. Premières averses avant l'orage. Le Parc se vide brusquement de tous ses habitants

vendredi 1 avril 2011

Palmier tropical au Jardin botanique de Munich

Les semaines passent et ne se ressemblent pas... à ceci près que le temps manque de plus en plus pour blogger !
Voici donc un petit clin d'oeil aux serres tropicales du Jardin botanique de Munich où j'ai traîné à nouveau mes basques ce week-end, histoire d'en rapporter encore des couleurs, des odeurs et toujours de nouvelles plantes à ajouter à ma palette végétale.

Ici, un palmier Licuala grandis, originaire des îles Nouvelles Hébrides.

Esthétisme et rigueur des nervures...

mercredi 30 mars 2011

Poires williams en majesté. Le Potager du roi, avant-hier après-midi.



Ce soir c'est au tour des Poires Williams de venir fleurir le blog...
Voilà un rang qui a fière allure !
Bonne soirée printanière.

mardi 29 mars 2011

Poiriers en fleurs au Potager du roi. Versailles, hier après-midi.

Poirier Epargne, hier après-midi.

Ce poirier est situé dans les parcelles du sud du Potager du roi, replantées en 1999 avec pour objectif de montrer la diversité du patrimoine fruitier français. Elle est conjuguée ici avec la prouesse des jardiniers par près de 80 tailles fruitières différentes.
Près de 200 variétés sont présentes dans ce verger. Magique!

Là, c'est l'explosion de couleurs après de nombreux mois monochromes. Les abeilles butinent et les fleurs blanches scintillent devant la cathédrale St Louis. Ces arbustes aux variétés infinies sont impeccables pour animer des massifs et s'amuser avec les outils de taille...

lundi 28 mars 2011

Coucher de soleil à l'Olympia Park. Munich, ce week-end.

L'Olympia Park à Munich (Allemagne), depuis son sommet

Lumières de fin d'hiver dans des ramures encore bien nues, le printemps est moins avancé outre Rhin qu'ici.
Une escapade bavaroise ce week-end m'a donné l'occasion de retourner à l'Olympia Park et d'y voir encore un beau coucher de soleil...



Construit en 1972 à l'occasion des JO de Munich, dans le quartier d'Oberwiesenfeld, ce parc participe comme les nombreux autres de la ville (Luitpold park, Englischer garten...) à rendre l'urbanité tout à fait vivable, une sorte d'éco-ville où l'on se déplace à vélo et où le moindre espace vert est à 5 minutes à pied. Ici, les vélos y sont nombreux, les enfants grimpent sur l'Olympiaberg, les couples savourent les allées discrètes : voilà un exemple réussi de parc complètement approprié par les habitants du lieu.

Depuis l'Olympia Berg, vers le stade olympique.

Ce parc municipal est tout en courbes, atténuant la géométrie des vélum du stade, la topographie ondulante crée des pentes douces puis raides, elle crée des sommets qui permettent, notamment depuis l'Olympia Berg, de balayer son regard sur toute la plaine munichoise et d'apercevoir jusqu'aux Alpes, plus au sud. Légèrement coupée sur la 1ère photo, on aperçoit l'Olympiaturm qui atteint 291 mètres et tourne sur elle-même en une petite heure. Histoire de savourer son Schweinschnitzel sans avoir le tournis (la dite tour abrite un restaurant gastronomique).
Grandiose!

jeudi 24 mars 2011

Soleil couchant au Potager du roi. Versailles, hier soir.

Camaïeux d'ocres entre murs des vergers et le front urbain grand siècle. A leurs pieds, poiriers en palmettes prêts à débourrer.


Derniers rayons de soleil avant une nouvelle journée printanière...

mercredi 23 mars 2011

Les pêchers du Potager du roi sont en fleurs...

Le fameux pêcher en éventail de la Terrasse des Onze, ce soir

Ca y est, les pêchers démarrent leur mise à fleur au Potager du Roi, ils annoncent le début de la belle saison; bientôt suivront les poiriers. Je rejoins demain la Bavière pour quelques jours. Pas sûr que les fruitiers y soient aussi en avance mais il est probable que les aventures végétales seront tout aussi intéressantes !

mardi 22 mars 2011

Jeu de net et de flou sur le Tapis Vert du Château de Versailles

Les pyramides d'ifs conduits en topiaire mènent le regard vers le château du Roi Soleil, que l'astre du jour rendait bien lumineux hier...

Le Tapis Vert depuis le départ d'une allée transverse.

Cache-cache avec les nets et les flous, ombres et lumières, reflets, le projet de Le Nôtre se révèle à qui sait prendre le temps de le visiter, de s'y aventurer, de s'y perdre, de s'y plonger.
La visite & l'appréhension du site nourrissent des rayonnages entiers de bibliothèques. J'ai décidé d'utiliser aussi mon regard pour appréhender ce site. La tâche est longue & décidément bien exaltante!

lundi 21 mars 2011

Bosquet de la salle de bal, Versailles cet après-midi

Cascade de rocailles en plein nettoyage

Je poursuis mon aventure dans le minéral. Après le mur d'hier, voici un cliché pris cet après-midi dans un Versailles ouvert grâce à des clefs magiques. Clefs qui ont notamment ouvert le Bosquet de la Salle de bal en plein ménage de printemps.

Ce bosquet est taillé dans un style plus que baroque. Etagement en gradins et cascades l'ornent, produisant des effets esthétiques variés, malheureusement il faudra revenir pour le voir en eaux.

On s'en rend un peu compte par le panoramique : ce bosquet circulaire est structuré en amphithéâtre à la romaine, ceinturé de gradins engazonnés, et orné, en partie orientale, de cascades parées de rocailles et de coquillages. Les rampes en marbre rose du Languedoc sont ornées de torchères et de vases de plomb doré.

Difficile d'imaginer les danseurs sur feu la piste centrale, initialement entourée d'eau, tandis que les musiciens prenaient place au-dessus des cascades. Il faut venir aux Grandes eaux musicales pour tenter d'y retrouver un peu de ce passé fastueux mais les mises en musique sont malheureusement uniquement en sono... Cependant le puissant bruit de ce buffet d'eau est vraiment magique de démesure.

Le Bosquet des Rocailles en pleine quiétude avant la belle saison

dimanche 20 mars 2011

Murs des douaniers, Golfe du Morbihan




Les joints creux accueillent peu à peu des mousses et plantes des murailles. Les murs qui longent le Golfe du Morbihan sont comme des tableaux! Bon dimanche à chacun.

vendredi 18 mars 2011

Poiriers conduits en palmette Verrier au Potager du roi.



Près de 80 formes de conduite fruitière sont menées au Potager du roi, reprenant la tradition que menaient les équipes de La Quintinie et des jardiniers de Louis XIV. La multiplicité de ces formes apporte à chaque parcelle une identité particulière.

Ici, des poiriers dans un des vergers en creux le long de la cathédrale Saint Louis, taillés en "palmette Verrier à 6 branches", en plein débourrage et sous un soleil de début d'après-midi qui commence à réchauffer la terre et les joues. Chic !

jeudi 17 mars 2011

Quiétude du Jardin Niwa de la Maison européenne de la photographie, Paris

Vendredi dernier, je décide de me changer un peu les idées avant la soutenance de la semaine suivante en allant voir deux expos à la Maison Européenne de la Photo à Paris, en plein Marais. Au programme Marc Trivier et Hervé Guibert. Je connaissais ce dernier par ses écrits, mais pas par ses photos. J'ai été stupéfait par la beauté de ses clichés, qu'il prendra en noir & blanc jusqu'à sa mort avec le petit Rollei que son père lui avait donné. Une expo magistrale pour une vie hors du commun.

Aussi à voir en entrant à la M.E.P., un jardin sec au pied de l'hôtel particulier Hénault de Cantobre du début XVIII°. Il a été créé par Keiichi Tahata, un artiste japonais installé à Paris depuis les années 70. Ce jardin a été façonné comme un lieu à la fois terrestre et spirituel, dans la droite ligne de l'art des jardins japonais, où la matière des éléments évoque la spiritualité et l'au-delà. Ce jardin niwa invite à la contemplation et à la réflexion.

Jardin niwa de la rue de Fourcy, Paris IV°

Les murs qui empêchent le regard de trop porter sur les autres hôtels particuliers XVIII° permettent de s'imprégner ne serait-ce que quelques instants dans cette spiritualité jardinée. Un jardin exclusivement minéral, dénué de toute végétalité.