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samedi 23 juin 2012

Mediterranean oasis, close to Athens, closer to paradise : headquarters of the Mediterranean Garden Society. May 2012.

The MGS* garden of Eden


A few years ago, I was spending some days in the Peloponnese, and found a very exciting book named : "Making a garden on a Greek hillside".
This book was written in the 80s by a South-African urban planner - Mrs Jacqueline Tyrwhitt - who spent the last 14 years of her life in Greece, on a hillside in Attica, situated in the eastern Athens countryside.
In addition to completely designing her garden there, she wrote down every event or technique she experimented in her garden; then this diary was published a few years after her passing away, in 1998.

The shady face of the house, surrounded by Melianthus major (Melianthaceae), Rosa 'Iceberg' and Papaver rhoeas : a lesson of reconciling aesthetic considerations and a botanist's fantasy


One of the reasons I kept on reading this book again and again (and happily acquired it through her current publisher) is that our garden in the Peloponnese has many similarities with the one described in detail by Mrs Tyrwhitt. They both face a 6-month drought during summer, a hillside facing south, a thin topsoil with rocky sub-soil underneath.

The next step was planning a visit to this little Heaven. The occasion came during my last stay in Athens, last May 2012. After a few phone calls, I spent the whole morning with Mrs Sally Razelou, the founding member and first MGS* President, who now is the custodian of the garden and who has tremendously improved and extended it since she came to live in this estate in 1992. A very very nice moment, spent sharing her experiment and her constant advice about setting up a garden scheme and gardening with lack of water.

One of the garden's paths, with beds full of plants with scented-foliage, among which Origanum vulgare, Helichrysum sp., Phlomis fruticosa, partenered with sword-shaped leaves of Iris inguicularis, an invaluable plant for foliage contrasts (as well as for its spring contribution in flower colour)


I wish I had such gardening lessons when I was studying in Versailles !

Ornithogalum arabicum, Liliaceae. A delicate bulb which bears a cluster of white flowers, each with a black eye in the centre. Mavromati (black eye) in greek.


Aloe sp., situated in the south garden, where no water at all is provided. Heaven of phrygana plants (greek maquis).



This place is absolutely divine for those passionate about gardening in the Mediterranean climate, or about botany. For those, like me, who also design gardens, it is also really interesting in terms of combinations of plants, where all features of the plants are considered : shape, hardiness, drought-resistance, foliage colour, texture, fruit and flowers, as well as their ability to enhance a planting scheme by association with their neighbour.

Stonewalled restanque with Rosa bracteata, a must-have for mediterranean-climate gardeners



Unfortunately, this garden is not open to the public, it is open to the Mediterranean Garden Society members, by appointment.

Santolina virens, ready to bloom, beautifully contrasting with its neighbour of grey foliage



However, Mrs Razelou agreed that I could post some photographs of the garden, for the pleasure of my readers. I would like to express my gratitude for this visit. Not only because drought-tolerant plants are gorgeous, but also, even in Paris or London, because we now have to employ waterwise methods to help gardens thrive all-year-long, in a long-term approach of sustainable gardening.

Lavandula sp. -in the middle-, Ptilostemon chamaepeuce ('False Pine' from Asteraceae family) on the right.


Echium fastuosum (Boraginaceae)



Phlomis fruticosa (Lamiaceae, "Jerusalem sage"), a vigorous grey-leafed shrub which lights up the whole bed and brings a "glorious burst of bloom" according to Mrs Tyrwhitt's book. We definitely cannot deny it...


More about the mediterranean-climate flora
POLUNIN, Oleg, Flowers of Greece and the Balkans, a filed guide, Oxford University Press, 1987.
TYRWHITT, Mary Jacqueline, Making a Garden on the Greek Hillside, Denise Harvey Publishing, 1998.
More about the MGS* (Mediterranean Garden Society)
The Mediterranean Garden Society website
Louisa Jones**'s blog article dedicated to this particular garden (**: a renowned English author, specialist of the mediterranean garden)

lundi 4 juin 2012

Plongée dans les calanques, mercredi dernier


Calanques de Marseille. Au loin, les îles de Jarron et de Jarre.


Asphodèles blanches et Astericus maritime


Escapade botanique la semaine dernière à Marseille, avec - de nouveau - en thème majeur la flore méditerranéenne.

Ici, un pied d'Asphodèle (Asphodelus albus, Liliaceae) encore en fleur, ce sera bientôt le temps de la fructification.
Depuis le petit port de Callelongue -sud-est de Marseille), les calanques en sont pleines.
A son pied, des Astericus maritimus (Asteraceae), qui poussent dans la moindre fissure de ce sol calcaire inondé de chaleur, d'embruns salés et soumis à de fortes conditions de sécheresse.

Et plus bas, juste avant la Grande bleue :

Une pointe de jaune parmi le blanc immaculé de la roche : une touffe d'Helichrysum stoechas, appelé curry du pauvre (famille des Asteraceae) pour l'odeur qui s'en dégage lorsqu'on le frotte


L'eau encore un peu fraîche en cette saison n'est qu'à un pas, celui qui transforme le paysagiste naturaliste en apôtre d'Epicure...

lundi 14 mai 2012

Homère, la prairie d'Asphodèles et les routes du Berry

Sur les routes du Berry, en direction de la Creuse afin de récupérer des végétaux pour un projet de terrasse parisienne.
Et là, sur les bas-côtés, des asphodèles... on ne voyait qu'elles.

Typique des landes siliceuses ou calcaires, une nappe d'Asphodelus albus ici entre Montlevicq et la Châtre (Indre), samedi matin.



On comprend pourquoi on la nomme aussi "Bâton royal"!


"Passé le rocher blanc, les portes du soleil et le pays des rêves, ils eurent vite atteint la prairie d'Asphodèles où les ombres habitent" (Homère, l'Odysée).

Gros plan sur les fleurs disposées en grappe à l’extrémité d'une hampe. Petites, disposées en étoile (6 tépales). On aperçoit les bractées brunes au bas des bourgeons floraux.


Un peu plus loin, le Prieuré d'Orsan, puis l'arboretum de la Sédelle, fin du voyage.

lundi 23 août 2010

Anciens salins d'Hyères, presqu'île de Giens, samedi dernier


les Salins d'Hyères: quiétude totale, Massif des Maures au loin, oiseaux plus près, vue à couper le souffle


La lumière est magnifique ce samedi matin sur la route vers Giens depuis Hyères, avant d'atteindre la Tour Fondue et le bateau pour Porquerolles. Depuis le talus qui borde la route, on aperçoit les anciens salins d'Hyères et au fond, les pins parasols majestueux de la Madrague qui s'y reflètent. Leurs silhouettes généreuses me deviennent familières, ça va être dur de les quitter en rentrant à Paris...


Sur la route pour Porquerolles, les salins d'Hyères de bon matin

Les anciens salins d'Hyères sont la propriété du Conservatoire du littoral depuis septembre 2001. La transformation de l'ancienne lagune en salin a permis de diversifier la flore spécifique aux zones humides salées. Depuis la route, on aperçoit avec bonheur un foisonnement de lys de mer (en pleine floraison), plus un grand nombre d'autres espèces rares et protégées dont le tamaris africain, le chardon bleu ainsi qu'une multitude d'orchidées. Heureusement les récentes ganivelles évitent aux baigneurs et autres caravanes d'abîmer les bords de route.
De surcroît, la route qui mène à la presqu'île de Giens (autrement appelée Route du sel) est fermée l'hiver, ce qui permet la régénérescence de ce biotope exceptionnel.

En route pour Porquerolles!
Et un grand merci aux lecteurs fidèles de Paris, Dijon, Nice, Toulon, du Chesnay et de Neuilly!