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vendredi 9 septembre 2011

Grand Canal au pied des sculptures de Bernar Venet



Depuis le domaine de Trianon, un aperçu sur le bras nord du Grand Canal qui mène aux sculptures de Bernar Venet. Les Versaillais tenants de l'ordre établi auront une nouvelle fois protesté contre l'incursion de l'art contemporain dans le château ou dans le parc, mais une fois n'est pas coutume je ne peux pas dire que cela me gêne, ces arceaux plein de grâce disposés ça et là parmi les perspectives majeures du parc.

Venet, et surtout ses arceaux en acier rouillé, interrogent le sens du point de fuite et suscitent le débat, faisant du lieu un endroit vivant, non figé, pas seulement muséifié. D'autant que ce sont des installations, donc temporaires (elles partiront en novembre...).

Bonne journée !

jeudi 23 juin 2011

Château de Versailles ce matin : Bernar Venet, foins au hameau de la Reine et... Louis XIV

Moments choisis d'une journée passée en compagnie des jardiniers de l'équipe d'Alain Baraton à Trianon.


Depuis la place d'Armes, la cathédrale St Louis qui est maintenant familière de ce blog est bien modeste devant l'acier rouillé des sculptures pour le moins monumentales de Bernar Venet.


Mais le lieu s'y prête : à lieu monumental, installations monumentales. Effectivement, pour Koos & Murakami, je dois dire que j'étais plus que réservé, mais là, la matière et ces lieux "chargés" forment un bel ensemble.



Pendant ce temps, au hameau de la Reine, les prairies continuent à pousser, loin de la foule pressée. Bientôt les jardiniers feront les foins, les sculptures partiront plus loin. Mais d'ici là, l'été réserve plein de surprises, pour le moins !

samedi 2 avril 2011

Statuaire versaillaise sur fond de ciel menaçant...

Allée de l'Eté, Parc de Versailles. Le grain approche...


Mardi dernier, le ciel le matin radieux a peu à peu fait place à un dense voile gris, rapidement suivi en fin de journée d'ondes anthracites, menaçantes puis inquiétantes! Aucun abri à l'horizon, seules les Dieux de l'Olympe restaient de marbre et nous courions, autant que nous pouvions, chercher un refuge temporaire avant la débâcle.

Au pied du Parterre nord, depuis l'allée haute du Bosquet des Bains d'Apollon. Premières averses avant l'orage. Le Parc se vide brusquement de tous ses habitants

lundi 24 janvier 2011

Statuaire à Vaux le Vicomte (suite), éloge du jardin à la française

Vaux le Vicomte, le début du jardin à la française

Depuis les terrasses au pied du château, ce Dionysos boit sa coupe jusqu'à la lie et moi je me régale de la perspective centrale, ce tracé régulateur qui domine la vallée de l'Anqueuil et qui, plus haut, emmène le regard vers une double allée de platanes puis, ultime obstacle avant la forêt, à la gigantesque statue de l'Hercule farnèse (ici invisible).

Magistral.

vendredi 21 janvier 2011

Bacchus à Vaux le Vicomte. Le livre de chevet des architectes du paysage...

Vaux le Vicomte, premier jardin à la française (1653-1661). Un Bacchus sur fond de palissade végétale, l'art des jardins Grand Siècle dans toute sa splendeur.

Fouquet a érigé là un exemple magistral, livre de chevet de tous les architectes du paysage... Vaux le Vicomte est LE projet phare de Le Nôtre, avec un rapport à la perspective, aux sauts d'échelle, à l'inscription dans le site vraiment exceptionnels. Chaque vue est un tableau, chaque scène est structurée, le paysage est composé d'une main de maître.

Là, durant un jour de canicule estivale, je contemplais la statuaire en me régalant de la visite. En buvant jusqu'à plus soif la coupe du beau Bacchus et écoutant avec attention les leçons des maîtres...

lundi 10 janvier 2011

Eloge de la statuaire au jardin. Château de Versailles & Potager du roi, cet après-midi.

Depuis la terrasse plein sud bordant les figuiers et les fruitiers en espaliers. Potager du Roi, Versailles, cet après-midi entre deux cours.

Ah la statuaire au jardin. Immense sujet!

Ici, celle d'Auguste Hardy (1824-1891), nommé responsable du domaine de l’Institut national d’agronomie en 1849 qui comprenait à l'époque le potager de Versailles. Après l’abandon en 1850 de cet institut, il est maintenu à la tête du Potager qu’il développera et accompagnera jusqu’à sa mort. Il a également accompagné la création en 1874 de l’Ecole nationale d’horticulture, avant que l'Ecole du Paysage ne prenne sa place dans les locaux pluri-centenaires qui nous accueillent aujourd'hui.

Ici comme ailleurs, la statuaire crée un lien explicite entre le bâti et les jardins. Les registres iconographiques sont aussi vastes que l'est l'imagination des souverains ou des propriétaires de domaines: le monde des fleurs, des fruits, de la cuisine, celui de la mythologie, de la guerre... un registre infini au service de celui qui les place et de l'esprit des lieux, par un réseau d'images et de représentations, d'ailleurs souvent en lien avec d'autres pièces du jardin ou des bâtiments.

Les Cent Marches menant à l'aile sud du château du roi soleil, un matin avant les cours. Magnificence des statues sur les arêtes du bâti.

Je vais bientôt mener une étude sur le parc du château de Versailles, ce sera l'occasion de développer un peu plus sur Apollon, la gloire du dieu solaire et autres registres tissés par la statuaire!


Bonne soirée.

dimanche 9 janvier 2011

De l'attrait des pièces d'eau dans un jardin, suite. Bassin du Romulus au Château de Fontainebleau.



Une visite qui remonte un peu mais qui illustre le billet d'hier concernant mon attirance pour les pièces d'eau au jardin.

Ici, la statue du Romulus, face au Château. La photo fait illusion, mais on a affaire ici à un moulage en résine de l’antique du musée du Louvre, mis en place en 1988 en souvenir du bronze fondu à la Révolution. La lumière qui vient s'accrocher à la peau du fils de Rhéa et de Mars est sublime.

La statuaire alliée à l'eau, voilà de quoi finir en beauté un week-end bien trop studieux!

mercredi 13 octobre 2010

Château de Nymphenburg, Munich, vendredi dernier

 

Déesse grecque? Impératrice romaine? Cette statue trônait magistralement dans un des jardins latéraux du Château de Nymphenburg, édifié durant près d'un siècle entre XVII° et XVIII° siècle pour servir de résidence d'été aux princes électeurs et aux empereurs. C'est ici que Louis II y naîtra.
Girard, le concepteur du jardin, avait en tête Versailles en créant ce parc. Mais au XIX° le courant du jardin paysager l'emportera sous l'impulsion du paysagiste Sckell, au profit d'un style plus "naturel", suivant la mode du jardin anglais.

On retrouve quelques traces évidents du jardin régulier initial devant et derrière le château, entre parterres engazonnés bordés de statuaire et pièces d'eau rectilignes, avant que le tout n'évolue peu à peu vers un vaste parc à l'anglaise, style que certains historiens aiment décrire comme "le jardin de l'homme sensible", plein de courbes et de mystère qui permettent au visiteur de ressentir et de communier avec la "nature" d'une manière beaucoup plus directe qu'avec une "nature mise en ordre" des jardins à la française.

Souvenir de visite sous le brouillard de vendredi dernier.