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dimanche 3 mars 2013

Chroniques du jardin sec, expériences jardinières en Grèce

Rosmarinus officinalis, qui brave les six mois de l'été grec, pris en photo en décembre 2012

Pour retrouver les "Chroniques du jardin sec", tirées de mes expériences jardinières dans un coin perdu du Péloponnèse, c'est par ici !

samedi 23 juin 2012

Mediterranean oasis, close to Athens, closer to paradise : headquarters of the Mediterranean Garden Society. May 2012.

The MGS* garden of Eden


A few years ago, I was spending some days in the Peloponnese, and found a very exciting book named : "Making a garden on a Greek hillside".
This book was written in the 80s by a South-African urban planner - Mrs Jacqueline Tyrwhitt - who spent the last 14 years of her life in Greece, on a hillside in Attica, situated in the eastern Athens countryside.
In addition to completely designing her garden there, she wrote down every event or technique she experimented in her garden; then this diary was published a few years after her passing away, in 1998.

The shady face of the house, surrounded by Melianthus major (Melianthaceae), Rosa 'Iceberg' and Papaver rhoeas : a lesson of reconciling aesthetic considerations and a botanist's fantasy


One of the reasons I kept on reading this book again and again (and happily acquired it through her current publisher) is that our garden in the Peloponnese has many similarities with the one described in detail by Mrs Tyrwhitt. They both face a 6-month drought during summer, a hillside facing south, a thin topsoil with rocky sub-soil underneath.

The next step was planning a visit to this little Heaven. The occasion came during my last stay in Athens, last May 2012. After a few phone calls, I spent the whole morning with Mrs Sally Razelou, the founding member and first MGS* President, who now is the custodian of the garden and who has tremendously improved and extended it since she came to live in this estate in 1992. A very very nice moment, spent sharing her experiment and her constant advice about setting up a garden scheme and gardening with lack of water.

One of the garden's paths, with beds full of plants with scented-foliage, among which Origanum vulgare, Helichrysum sp., Phlomis fruticosa, partenered with sword-shaped leaves of Iris inguicularis, an invaluable plant for foliage contrasts (as well as for its spring contribution in flower colour)


I wish I had such gardening lessons when I was studying in Versailles !

Ornithogalum arabicum, Liliaceae. A delicate bulb which bears a cluster of white flowers, each with a black eye in the centre. Mavromati (black eye) in greek.


Aloe sp., situated in the south garden, where no water at all is provided. Heaven of phrygana plants (greek maquis).



This place is absolutely divine for those passionate about gardening in the Mediterranean climate, or about botany. For those, like me, who also design gardens, it is also really interesting in terms of combinations of plants, where all features of the plants are considered : shape, hardiness, drought-resistance, foliage colour, texture, fruit and flowers, as well as their ability to enhance a planting scheme by association with their neighbour.

Stonewalled restanque with Rosa bracteata, a must-have for mediterranean-climate gardeners



Unfortunately, this garden is not open to the public, it is open to the Mediterranean Garden Society members, by appointment.

Santolina virens, ready to bloom, beautifully contrasting with its neighbour of grey foliage



However, Mrs Razelou agreed that I could post some photographs of the garden, for the pleasure of my readers. I would like to express my gratitude for this visit. Not only because drought-tolerant plants are gorgeous, but also, even in Paris or London, because we now have to employ waterwise methods to help gardens thrive all-year-long, in a long-term approach of sustainable gardening.

Lavandula sp. -in the middle-, Ptilostemon chamaepeuce ('False Pine' from Asteraceae family) on the right.


Echium fastuosum (Boraginaceae)



Phlomis fruticosa (Lamiaceae, "Jerusalem sage"), a vigorous grey-leafed shrub which lights up the whole bed and brings a "glorious burst of bloom" according to Mrs Tyrwhitt's book. We definitely cannot deny it...


More about the mediterranean-climate flora
POLUNIN, Oleg, Flowers of Greece and the Balkans, a filed guide, Oxford University Press, 1987.
TYRWHITT, Mary Jacqueline, Making a Garden on the Greek Hillside, Denise Harvey Publishing, 1998.
More about the MGS* (Mediterranean Garden Society)
The Mediterranean Garden Society website
Louisa Jones**'s blog article dedicated to this particular garden (**: a renowned English author, specialist of the mediterranean garden)

lundi 4 juin 2012

Plongée dans les calanques, mercredi dernier


Calanques de Marseille. Au loin, les îles de Jarron et de Jarre.


Asphodèles blanches et Astericus maritime


Escapade botanique la semaine dernière à Marseille, avec - de nouveau - en thème majeur la flore méditerranéenne.

Ici, un pied d'Asphodèle (Asphodelus albus, Liliaceae) encore en fleur, ce sera bientôt le temps de la fructification.
Depuis le petit port de Callelongue -sud-est de Marseille), les calanques en sont pleines.
A son pied, des Astericus maritimus (Asteraceae), qui poussent dans la moindre fissure de ce sol calcaire inondé de chaleur, d'embruns salés et soumis à de fortes conditions de sécheresse.

Et plus bas, juste avant la Grande bleue :

Une pointe de jaune parmi le blanc immaculé de la roche : une touffe d'Helichrysum stoechas, appelé curry du pauvre (famille des Asteraceae) pour l'odeur qui s'en dégage lorsqu'on le frotte


L'eau encore un peu fraîche en cette saison n'est qu'à un pas, celui qui transforme le paysagiste naturaliste en apôtre d'Epicure...

jeudi 10 mai 2012

De retour de Grèce



Back from Greece, avec encore un herbier à actualiser, des photos à classer, des plantes à identifier.... La flore méditerranéenne est décidément une de mes favorites...

Aperçu avant exploration plus approfondie dans les jours qui viennent, déjà remplis par les chantiers parisiens.
Ici un figuier de barbarie (Opuntia ficus-indica), au jardin.



A bientôt donc !

mercredi 1 juin 2011

Eloge du Pittosporum

Difficile de photographier la fragrance, divine... Cyclades, mai 2011.


C'est la saison qui veut ça : les Pittosporum (Angeliki en grec) sont en fleurs. A condition certes qu'elle ne soit pas taillée, cette espèce appartenant à la famille des Pittosporacées
fleurit abondamment et son odeur est absolument exquise, sucrée, un peu vanillée, émanant de fleurs blanc crème de petite taille. Les baies qui s'ensuivent sont beaucoup plus grosses, aux belles graines rouges.
Elle n'est pas native de Grèce mais vient de Chine & du Japon.

Ce buisson sempervirent est aussi conduit en arbre autour du pourtour méditerranéen, filtrant les rayons du soleil et permettant de se tenir dessous, au frais. Comme ci-dessous, dans un monastère paisible des Cyclades, la semaine dernière.

Pittosporum tobira (à gauche) : jamais vu de si beau, contre Ficus benjamina (à droite de l'escalier). Cyclades grecques, la semaine dernière.


C'est un buisson dense qui peut s'utiliser aussi en alignement ou en alternance pour une haie, ou bien pour marquer avec grâce un point précis du jardin, comme ci-dessous dans un jardin de Cannes : comme les topiaires à Versailles qui parsèment les alignements de buis, ici un pied de Pittosporum vient animer le début de l'emmarchement, avant une enfilade de Romarins. Effet vert garanti toute l'année, avec une succession florale très intéressante.

Cannes, été dernier. Pittosporum au pied des marches : vert acide contre vert gris, contraste avec la pierre : encore un camaïeu de couleurs parmi un nuancier infini...

Détail de la fleur, prise la semaine dernière.

mardi 31 mai 2011

Flore de la garrigue grecque, morceaux choisis

Papaver rhoeas (Papavéracées) : Paparoùna ou Koutsounáda en grec. la fleur phare du mois d'avril, qui perdure ici tout l'été. Les coquelicots ponctuent la colline de leurs touffes frêles : une merveille. Leur teinte est plus soutenue qu'en France, d'un beau rouge cardinal profond.

La semaine dernière, sur les pentes des collines sèches du Golfe d'Argolide.
Extraits d'une balade aux dernières heures de la journée, avant le coucher du soleil, au moment où les odeurs résineuses et aromatiques du "phrygana" (Cf article d'hier), le maquis grec (mais sur sol calcaire), exhalent leurs puissants parfums.
Herborisation, photographie, à l'écoute du vent qui berce les graminées et du buzzard qui observe les mammifères du coin...


Pallenis spinosa (Pallenis épineux, famille des Astéracées), mêlé aux épillets de l'avoine sauvage (probablement Avena sterilis, fam. Poacées) et de l'Hyparrhenia hirta, aux épis collants et dont les touffes cespiteuses bordent les chemins.

Le Pallenis spinosa se dit Karphóhorto en grec. 30 à 60 cm. Endémique des collines, il peut cependant être introduite au jardin méditerranéen. Annuelle à pluri-annuelle. Les fleurs ressemblent à des marguerites, avec des feuilles gris-vert poilues qui résistent bien à la sécheresse.

Papaver rhoeas, une heure plus tard, caressé par les derniers rayons du soleil. A l'arrière-plan, les tiges dressés et particulièrement épineuses des chardons sauvages.

Phlomis fruticosa. A l'arrière-plan, grandioses fleurs d'Agave americana sèches.

J'avais été ébahi par l'abondance des Phlomis sur les pentes du monastère de Mistra (Mystras), l'an passé, plus au sud. Ici, les Phlomis relèvent de l'espèce "P. fruticosa". Famille des Lamiacées, comme l'ortie. Dite aussi Sauge de Jérusalem, et Aspháka en grec. Plante buissonnante aux rameaux dressés. Les feuilles sont persistantes, semblables aux feuilles de sauge : elles s'adaptent remarquablement à la sécheresse en étant larges au printemps et se rétrécissant au cours de l'été, se redressant alors à la verticale pour éviter les rayons du soleil. Prodige d'inventivité... Les fleurs jaune soutenu font de sublimes tâches de couleur par ici. Idéal pour égayer un coin d'une terrasse ensoleillée.

Ballota acetabulosa devant les mêmes fleurs d'Agave séchées. Au pied des Ballota, remarquables par leur couleur feu, feuilles séchées du Pistacia lentiscus (Pistachier lentisque, famille des Anacardiacées), très présent ici.

Les Ballota, ou Lychnaráki en grec, poussent ici remarquablement et leurs touffes d'un vert pâle contribuent au visage du maquis grec. Les fleurs sont quasi inexistantes, mais chacune a un calice d'une autre nuance de vert que les pétales, faisant de la plante un beau camaïeu de verts. La sève est exploitée dans les lampes à huile. Cette plante conserve ses belles feuilles gris-vert toute l'année.

Il était temps de rentrer dîner, l'ouzo et l'agneau grillé n'attendaient pas ;-)

lundi 30 mai 2011

Appel à identification botanique... Garrigue grecque, pelouses sèches du Péloponnèse

Une superbe plante des pelouses sèches grecques, mais dont le nom reste à identifier...

Help ! Impossible d'identifier cette plante. J'ai pourtant profité de mes vacances grecques pour dévorer l'excellent livre d'une ancienne présidente de la Mediterranean Garden Society, Jacqueline Tyrwhitt : "Making a garden on a greek hillside". Ca m'a permis de repérer pas mal de genres et d'espèces que je commence à connaître par coeur de vue mais sur les noms desquels je restais coi.

Quelqu'un spécialiste de la flore méditerranéenne peut-il m'aider?
Biotope : pelouse sèche à 1100 m d'altitude.
Situation : sud
Pas encore le "phragana" (garrigue grecque à buissons bas épineux, supportant des températures très élevées et tolérants à la sécheresse qui dure près de 6 mois ici) ni la flore de montagne aimant la fraîcheur : le sol est caillouteux, le vent important, la chaleur aussi. On est plus sur la pelouse sèche.
Hauteur : maximum 20 cm
Les systèmes floraux sont très intéressants : ne restent sur le pétiole que les sépales poilus.
Famille botanique : probablement Lamiacées.
Genre proposé : Galeopsis?????

Cadre moins resseré. En colonie devant la falaise calcaire (sans doute une vivace à développement continu), entre Ermioni et Nafplio. Au fond, le Golfe d'Argolide.

En plus le petit insecte de la première photo s'était posé quelques instants et mon appareil refusait la mise au point à cause du vent... Bigre !
Merci à tous si vous avez une idée du genre et de l'espèce.

Détail de la fleur

Un site sur la garrigue crétoise, assez proche de celle qu'on trouve dans le Péloponnèse : phrygana.eu
Site de la Mediterranean Garden Society : mediterraneangardensociety.org

lundi 7 février 2011

Hydra et l'Odyssée... Ulysse dans les orangers

Merveilles du climat et de l'architecture méditerranéenne...

Ce soir, envol pour Hydra, une des petites îles charmantes qu'on avait atteint en une journée de bateau depuis Nauplie. Située dans le Golfe saronique, Hydra fait face au Golfe d'argolide. De rares anses ponctuent le littoral, sinon caractérisé de hautes falaises battues par la mer. De rares plages.... donc de rares touristes! Refuge de tranquillité donc.
Cette maison a été un coup de coeur.

Une végétation méditerranéenne thermophile (bougainvillées, orangers) qui contraste avec le blanc immaculé des murs chaulés; les palmes d'un dattier des canaries (Phoenix canariensis) que la brise marine berce avec rythme... et la promesse d'un ouzo bien glacé en voyant le couchant devant la mer Egée.

mercredi 3 novembre 2010

L'automne? non, novembre sur la côte d'azur...

Le vieux Roquebrune (Alpes-Maritimes), ce matin.

L'avantage avec la végétation méditerranéenne, c'est qu'en jouant avec les sempervivents on peut à toute saison simuler la pleine saison... Palmiers, grimpantes persistantes, conifères, vivaces ou arbustes à floraisons hivernales: tout concourt à créer une luxuriance qui donne au nageur de cette belle piscine l'illusion de l'été, en plein automne.

jeudi 16 septembre 2010

Origan sauvage de Grèce, avril dernier

Scène de butinage en règle sur un origan sauvage de Grèce, lors de mon dernier séjour en Péloponnèse...

mardi 7 septembre 2010

Chez Laurent Gannac, agrumiculteur, paysagiste et pépiniériste de Menton, mercredi dernier


Sur les hauteurs de Menton, à quelques centaines de mètres de la frontière italienne, un endroit caché, à flanc de colline maraîchère. Une vue à couper le souffle, d'un côté sur le Cap Martin, de l'autre sur les montagnes.

Après la visite du jardin botanique Hanbury puis du Clos du Peyronnet, soirée chez Laurent: récolte des courgettes et des piments pour le dîner, discussions paysagères au pied de la Méditerranée; le chat profite comme nous des derniers rayons du soleil.



Je retrouve avec plaisir les "planches" (restanques destinées à la culture) de citronniers -à peine mûrs-, le vin à base des citrons qu'il produit, les plantes exotiques du jardin qu'il choisit et soigne avec expertise, comme pour les jardins qu'il dessine. La terrasse est comme une piscine à débordement, une invitation à nager dans les agrumes. L'endroit est vraiment sublime.

Le fameux citron de Menton

Exotisme, terrasse à débordement, Cap Martin et Méditerranée en arrière-plan

Il faudra s'en arracher bien difficilement pour rentrer à Nice le soir...

Pour suivre prochainement la rubrique potagère de Laurent Gannac, ne pas rater l'émission Côté Jardin sur France 3 ou en streaming depuis ce site à partir du 11 septembre.

jeudi 19 août 2010

bougainvillées à Nauplie, golfe d'Argolide (Péloponèse), Grèce, juin dernier

Ce soir, le temps me manque.
Alors juste une photo de bougainvillées grecs pour la route.

Je ne me lasse pas de ces couleurs saturées, sur fond de mur blanchi à la chaux.
On aperçoit en bas à gauche de la photo le chapeau fuchsia d'une passante qui a eu l'élégance de l'assortir à ces belles fleurs...


Rue de Nauplie (Ναύπλιο / Náfplio), golfe d'Argos, Grèce, juin 2010

Bonne soirée à tous!

lundi 9 août 2010

balade à Port-Cros, flore méditerranéenne de l'étage thermophile et quelques superbes espèces endémiques



Samedi dernier : cap sur Port-Cros!

Après 30 minutes de traversée au départ d'Hyères, me voilà au port de Port-Cros. De là part un sentier sinueux, appelé sentier des plantes : j'y cours! Il permet de découvrir avec bonheur la flore de l'étage thermoméditerranéen, côté nord de l'île : tout proche du niveau de la mer, abrité des vents, ce micro-climat bénéficie de températures moyennes annuelles supérieurs à 15 ou 16°. C'est un étage qui se cantonne à la frange littorale, où l'on trouve l'euphorbe arborescente, le pistachier-lentisque, la myrte... On dit que les noyaux d'olive y germent spontanément...

Observons de plus près ces fourrés thermophiles.


Barbe du Jupiter, Anthyllis barba-jovis (Fabacées) / espèce protégée au plan national
Jupiter avait-il la barbe d’un bleu vert ? rien n’est moins sûr. Elle devait cependant être aussi soyeuse que les feuilles composées duveteuses de cet arbrisseau halophile (qui aime le sel) pouvant atteindre 2 mètres de haut. Bel exemple ici en bord de mer, la couleur est vraiment somptueuse. Au printemps, elle se couvre d'une multitude de fleurs blanc cassé virant sur le jaune. Il faudra y retourner!
Particularités
Cet arbrisseau apprécie les sols rocheux du bord de mer d’où sa raréfaction suite à l’exploitation abusive de la côte depuis 50 ans. Particulièrement résistante aux embruns et bien adaptée aux conditions délicates de survie dans des milieux ventés, salés, chauds et secs, elle est souvent utilisée pour la restauration des milieux dégradés.
On la trouve seulement à Port-Cros, à Porquerolles, au Cap Lardier et sur la presqu'île de Giens : la bienveillance est de mise.


Herbe-aux-chats, Teucrium marum : endémique de Port-Cros et de Porquerolles
Sous-arbrisseau rameux d'un gris somptueux, accroché devant la falaise. Ses petites feuilles argentées persistantes se détachent bien sur la mer azur... Ce Teucrium affectionne les zones sèches et pierreuses du maquis de ces deux îles, très ensoleillées. On la retrouve aussi en Corse et en Sardaigne.



Fougère arborescente, Erica arborea (Ericacées)
C’est la plus grande de nos bruyères ; vivace et très ramifiée, elle peut atteindre 4m de hauteur. Elle affectionne les sols siliceux, chauds et secs du pourtour méditerranéen, comme ici. Elle est caractéristique des maquis élevés et s’associe ici aux bosquets de chênes vert et de chênes liège. Les feuilles persistantes sont des aiguilles de 4 mm vert foncé, fixées par 3 ou 4 autour de la tige. Les petites fleurs blanches en cloche forment de denses bouquets et panachent de petits nuages blancs les coteaux de la région au début du printemps (février à mai).
Particularités
La souche massive de cette bruyère est utilisée dans la fabrication des ébauchons de pipes. Ces célèbres pipes de bruyère sont confectionnées à Cogolin dans le Var, et plus loin à St Claude dans le Jura.



Euphorbe arborescente, Euphorbia arborea

Quel contraste chromatique, c'est magique. Cette euphorbe dénudée l'été affectionne les pentes les plus chaudes, enracinée ici dans un éboulis très raide. Elle offre là son visage estival : sans feuilles pendant la saison sèche, seuls apparaissent les rameaux rouges et lisses de l’année. En juin en effet, les feuilles d’un vert bleuté virant au rouge vif lors de la chute et le port en boule en font un arbuste remarquable. On l'avait vu lors d'un précédent article sur Roquebrune Cap-Martin.
Pourquoi cette chute précoce des feuilles?
L'objectif est de laisser la plante dénudée pendant les mois chauds : adaptation à la sécheresse en limitant la transpiration foliaire d'où une économie d'eau...
J'avais déjà vu des sujets encore plus grands au Cap Ferrat, en décembre dernier. Mais là, devant les couleurs saturées devant le rocher qui fait face à la plage de la Palud, je craque!


Pin d'Alep, Pinus halepensis (Pinacées)
On ne le présente plus! Cet arbre peut atteindre 20 m de haut a un tronc souvent tortueux (d'où son charme), une écorce lisse et grise au début (c'est le cas ici), puis épaisse et crevassée tournant au rouge-brun avec les années.
Derrière, on aperçoit le fort du Moulin, qui domine la baie du port, au sud-ouest.
Et au premier plan, une petite crique idyllique juste avant la plage de la Palud.

ne manquent plus que palmes et masque pour le sentier botanique marin quelques mètres plus loin...