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lundi 17 février 2014

Effervescence de fin d'hiver



De retour d'un projet dans le sud italien avec beaucoup de matériau d'inspiration...
Place aux projets parisiens, imprégnés de cet esprit du Sud, de cette lumière inimitable et de cette végétation pleine de contrastes. 

Bonne semaine à tous après des mois d'absence sur ce blog ! 
Pour une actu plus fraîche, FB de l'Atelier

dimanche 9 septembre 2012

Taille en transparence au siège de la Mediterranean Garden Society

Août 2012, escapade grecque.
Sur la route du retour vers Athènes, je suis attendu au Jardin qui héberge le siège de la MGS (Mediterranean Garden Society), qui agit comme un grand forum promouvant à travers le monde les plantes et le jardinage adaptés aux régions du globe concernées par ce climat. Athènes en est le siège historique et le lieu d'expérimentation de la flore méditerranéenne au sens large (Australie, Afrique du Sud, Mexique...) depuis 1965.

Lors de ma dernière visite au jardin en mai dernier, la responsable du lieu m'avait évoqué un bosquet de pins qui donnait trop d'ombre sur la pépinière. J'avais alors proposé de m'en occuper lors d'une prochaine venue.

Chose faite la semaine dernière !


Un lieu situé à quelques dizaines de kilomètres du centre d'Athènes, qui accueille près de 500 espèces, accessible à la visite aux membres de la MGS.



L'objectif de l'intervention était multiple:
- faire revenir la lumière au centre du bosquet de pins (Pinus halepensis : pin d'Alep / Pinus pinea : pin parasol), qui accueille une pépinière à leurs pieds
- donner plus de grâce à leur port
- laisser plus d'espace à un splendide Brachychiton (un arbre de la famille des Sterculiaceae, originaire d'Australie et de Nouvelle-Guinée).



La tronçonneuse servira aux branches maîtresses, le reste est travaillé à la scie arboricole, au sécateur de force et au sécateur à main




De constants allers-retours au sol permettent de remonter sur l'échelle en sachant parfaitement quelle branche doit rester et laquelle doit être proprement retirée



Après ces physiques opérations, et dès que la température est un peu redescendue (disons 35°C...) j'ai pû arpenter de nouveau le jardin et voir comment sa physionomie avait changé depuis le printemps. Ici, mis à part quelques plantes qui profitent de l'ombre de la véranda ou de murs bien abrités, la plupart sont "summer-deciduous" (littéralement : caduques d'été): elles perdent leur feuillage en été. Cette mise en dormance estivale est une tactique en réponse à l'absence d'eau durant les 5 à 6 mois de sécheresse de l'été grec. Ainsi, elles survivent, avant de refaire leur floraison ou leur feuillaison dès les premières pluies de fin septembre ou d'octobre. Mais là, l'été 2012 bat des records de sécheresse : des niveaux de précipitations pas vus depuis l'hiver 2000/2001, dignes d'un désert (266 mm en un an...).



Une physionomie où la teinte principale est le roux blond, d'où émergent les masses des buissons aromatiques et sclérophylles (littéralement, à feuilles résistantes) et l'ombre légère des pins et cyprès




Un jardin composé de plus de 500 espèces différentes, originaires de tous les coins du monde dont le point commun est le "biome" méditerranéen. Ici une sauge de Somalie.




Rosa 'Mermaid', qui refait quelques boutons floraux en plein été, après une floraison spectaculaire en mars/avril




Une exception aux caducifoliés qui n'ont plus leur feuillage l'été : un Epipyllum oxypetalum, une Cactaceae luxuriante native du Mexique et du Honduras. Photographiée deux jours avant la spectaculaire floraison. Frustrant ! Bien à l'abri sur la véranda, elle profite de la fraîcheur des murs épais de la maison et des rayons doux du soleil de la fin de journée et peut ainsi prospérer sans craindre les brûlures solaires.



Prochain objectif : y revenir sous peu et voir le jardin en hiver, lorsque les bulbeuses et les vivaces montreront tout leur charme. Avec encore une physionomie radicalement différente.

Bonne fin d'été à chacun en attendant (et bonne rentrée!).

Quelques liens utiles :
Site de la Mediterranean Garden Society
Dernier article en date du blog sur le jardin suite à une visite en mai 2012, publié en juin dernier

samedi 14 avril 2012

Arboretum des Barres et flash-back en Côte d'Azur, morceaux choisis de la flore coréenne

Picea koraiensis, pin de Corée (fam. des conifères Pinaceae)



Moi qui ne suis pas naturellement attiré par les conifères (j'aime trop le renouveau des saisons), je m'ouvre progressivement à la famille... Et découvre avec joie un specimen particulièrement élégant lors de ma dernière visite de l'Arboretum des Barres (cf derniers billets Fil du 9 avril 2012 : un cornouiller et Fil du 9 avril 2012 : un charme botanique)

Acer mono, érable de Corée, détail de la jeune feuillaison aux dentelures particulièrement élégantes et à la coloration incroyablement lumineuse (famille des Aceraceae)


Étincelant au bout d'une allée champêtre : de quoi illuminer un sous-bois de manière éblouissante, l'érable "mono"


Clin d'oeil à la flore coréenne et japonaise lors d'un de mes derniers passages sur la Riviera : une barbe de serpent (très appréciée au Japon et maintenant dans les jardins japonisants de nos contrées): un Ophiopogon japonicus.

Ophiopogon japonicus : un couvre-sol d'ombre, que l'on peut aussi faire pousser dans le midi, au frais


Villa Ephrussi de Rothschild, dominant la rade de Villefranche sur Mer


Rade de Villefranche sur Mer


Mais là je dérive de nouveau vers mon péché mignon, la flore méditerranéenne, et là c'est une toute autre histoire... Affaire à suivre, donc.

lundi 26 mars 2012

Paysage maritime, Golfe du Morbihan

Iles Logoden et à l'arrière-plan, l'île d'Arz (Golfe du Morbihan, Bretagne sud).


Paysage maritime au lever du soleil.
Pins maritimes et cyprès en toile de fond, bordant les îles parsemées du Golfe du Morbihan, hier matin.

Tout se confond, le ciel, la mer, les voiliers et les arbres se confondent dans des camaïeux de bleus....

lundi 9 août 2010

balade à Port-Cros, flore méditerranéenne de l'étage thermophile et quelques superbes espèces endémiques



Samedi dernier : cap sur Port-Cros!

Après 30 minutes de traversée au départ d'Hyères, me voilà au port de Port-Cros. De là part un sentier sinueux, appelé sentier des plantes : j'y cours! Il permet de découvrir avec bonheur la flore de l'étage thermoméditerranéen, côté nord de l'île : tout proche du niveau de la mer, abrité des vents, ce micro-climat bénéficie de températures moyennes annuelles supérieurs à 15 ou 16°. C'est un étage qui se cantonne à la frange littorale, où l'on trouve l'euphorbe arborescente, le pistachier-lentisque, la myrte... On dit que les noyaux d'olive y germent spontanément...

Observons de plus près ces fourrés thermophiles.


Barbe du Jupiter, Anthyllis barba-jovis (Fabacées) / espèce protégée au plan national
Jupiter avait-il la barbe d’un bleu vert ? rien n’est moins sûr. Elle devait cependant être aussi soyeuse que les feuilles composées duveteuses de cet arbrisseau halophile (qui aime le sel) pouvant atteindre 2 mètres de haut. Bel exemple ici en bord de mer, la couleur est vraiment somptueuse. Au printemps, elle se couvre d'une multitude de fleurs blanc cassé virant sur le jaune. Il faudra y retourner!
Particularités
Cet arbrisseau apprécie les sols rocheux du bord de mer d’où sa raréfaction suite à l’exploitation abusive de la côte depuis 50 ans. Particulièrement résistante aux embruns et bien adaptée aux conditions délicates de survie dans des milieux ventés, salés, chauds et secs, elle est souvent utilisée pour la restauration des milieux dégradés.
On la trouve seulement à Port-Cros, à Porquerolles, au Cap Lardier et sur la presqu'île de Giens : la bienveillance est de mise.


Herbe-aux-chats, Teucrium marum : endémique de Port-Cros et de Porquerolles
Sous-arbrisseau rameux d'un gris somptueux, accroché devant la falaise. Ses petites feuilles argentées persistantes se détachent bien sur la mer azur... Ce Teucrium affectionne les zones sèches et pierreuses du maquis de ces deux îles, très ensoleillées. On la retrouve aussi en Corse et en Sardaigne.



Fougère arborescente, Erica arborea (Ericacées)
C’est la plus grande de nos bruyères ; vivace et très ramifiée, elle peut atteindre 4m de hauteur. Elle affectionne les sols siliceux, chauds et secs du pourtour méditerranéen, comme ici. Elle est caractéristique des maquis élevés et s’associe ici aux bosquets de chênes vert et de chênes liège. Les feuilles persistantes sont des aiguilles de 4 mm vert foncé, fixées par 3 ou 4 autour de la tige. Les petites fleurs blanches en cloche forment de denses bouquets et panachent de petits nuages blancs les coteaux de la région au début du printemps (février à mai).
Particularités
La souche massive de cette bruyère est utilisée dans la fabrication des ébauchons de pipes. Ces célèbres pipes de bruyère sont confectionnées à Cogolin dans le Var, et plus loin à St Claude dans le Jura.



Euphorbe arborescente, Euphorbia arborea

Quel contraste chromatique, c'est magique. Cette euphorbe dénudée l'été affectionne les pentes les plus chaudes, enracinée ici dans un éboulis très raide. Elle offre là son visage estival : sans feuilles pendant la saison sèche, seuls apparaissent les rameaux rouges et lisses de l’année. En juin en effet, les feuilles d’un vert bleuté virant au rouge vif lors de la chute et le port en boule en font un arbuste remarquable. On l'avait vu lors d'un précédent article sur Roquebrune Cap-Martin.
Pourquoi cette chute précoce des feuilles?
L'objectif est de laisser la plante dénudée pendant les mois chauds : adaptation à la sécheresse en limitant la transpiration foliaire d'où une économie d'eau...
J'avais déjà vu des sujets encore plus grands au Cap Ferrat, en décembre dernier. Mais là, devant les couleurs saturées devant le rocher qui fait face à la plage de la Palud, je craque!


Pin d'Alep, Pinus halepensis (Pinacées)
On ne le présente plus! Cet arbre peut atteindre 20 m de haut a un tronc souvent tortueux (d'où son charme), une écorce lisse et grise au début (c'est le cas ici), puis épaisse et crevassée tournant au rouge-brun avec les années.
Derrière, on aperçoit le fort du Moulin, qui domine la baie du port, au sud-ouest.
Et au premier plan, une petite crique idyllique juste avant la plage de la Palud.

ne manquent plus que palmes et masque pour le sentier botanique marin quelques mètres plus loin...