Hier, entre Dreux et Chartres. Champ de Triticum æstivum, aussi dit froment ou blé tendre.
Impression de paysage "mono-spécifique" ? (un champ = une seule espèce cultivée). Rien n'est moins sûr...
Oui, en effet, méfiance!
A passer trop vite devant les plaines fertiles de la Beauce, on oublierait presque que les champs de blé, d'orge ou de colza bien mûrs et en cours de moissons accueillent aussi en lisière - quand on veut bien limiter les désherbants et autres anti-germinatifs - des "plantes compagnes", venues spontanément par les oiseaux, le vent, ou simplement présentes dans la terre à l'état de graines ou de racines, dont le retournement provoque la germination.
J'adore marcher le long des parcelles, pour observer telle plante, herboriser telle autre, observer tel petit insecte... Une micro-vie passionnante s'y joue.
Ici, on butine les plantes mellifères.
Les pois de senteur du jardin voisin ont gagné la parcelle de colza, il partira sans doute avec la moissonneuse...
On aperçoit aussi les ombelles portant les fleurs blanches du "Petit bocage" (Pimpinella saxifraga), aussi appelé persil de bouc car apprécié des troupeaux. Cette plante gracile est souvent présente en bord de chemin, sur les pelouses sèches calcicoles (à tendance calcaire).
Plus loin, une touffe de coquelicots (Papaver rhoeas) se distingue du champ couleur beige-ocre du blé. Difficile de résister devant ce subtil contraste.
Allez, je poursuis ma route.