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mardi 1 novembre 2016

Lamiaceae en beauté



Salvia involucrata 'Bethellii' et Salvia leucantha 'Purple Velvet', ce matin à l'Atelier, dorées par la lumière douce d'un été indien qui se prolonge à merveille...
Plus de deux ans sans parutions, laissant fructifier les collections de l'Atelier, la page Facebook, Instagram... et voici que ces Sauges paraissaient essentielles pour alimenter de nouveau ce parchemin botanique....
www.ateliergabriel.com

dimanche 13 janvier 2013

Les plantes nous parlent... ici une sauge athénienne


On dirait qu'elle nous parle, cette sauge bleue (Salvia caerulea, Lamiaceae).
Prise au détour d'une visite dans le jardin privé athénien d'une passionnée de plantes, par un jour de pluie. Les couleurs étincelantes émergeaient avec bonheur...

lundi 31 décembre 2012

Jardin de la Mediterranean Garden Society, Athènes

De retour du jardin athénien de la Mediterranean Garden Society
Macro d'une Lavandula 'Goodwin Creek Grey', une lavande qui accompagne l'hiver de sa floraison tardive et sucrée.


dimanche 1 juillet 2012

Jardinons au naturel

Abeille butinant une sauge des prés (Salvia pratensis). Savoie, mai 2012.


Le seul moyen d'assurer des pollinisations nombreuses et de respecter les équilibres écologiques au jardin est de proscrire les intrants de synthèse (glyphosate, antipucerons chimiques et autres solutions perçues comme indispensables pendant des années), qui bousculent durablement les fragiles composantes du jardin et compromettent la vie des auxiliaires (coccinelles, mésanges, vers de terre...).

Il existe aujourd'hui des manières plus naturelles et surtout beaucoup moins intrusives vis à vis de l'environnement d'envisager la gestion jardinière : en privilégiant les espèces indigènes, adaptées au sol et à la région du coin, et aussi en acceptant l'idée que tout n'est pas parfait au jardin, que les attaques de pucerons sont ponctuelles, saisonnières, et attirantes pour les oiseaux !

Bon dimanche à chacun.

dimanche 24 juin 2012

Champs de lavande, Jardins du Musée International de la Parfumerie (Grasse, France)



En ce dimanche gris, venteux, rafraîchi... je m'aventure dans mes balades photos méditerranéennes, ramenant un peu de fragrances et de chaleur (quoi que le post d'hier ait le ton du week-end, saturé en saveurs aromatiques...).

Ici, dans les jardins du Musée International de la Parfumerie (ex Bastide du Parfumeur), à Mouans-Sartoux (près de Grasse, Alpes-Maritimes, France).

On y sentait bon la rose de Grasse (Rosa centifolia), l'absinthe bercait ses longues tiges (Artemisia absynthium), les lavandes commençaient à poindre leurs épis parfumés. Les teintes bleu-vert en camïeux, les ondulations grises des oliviers, la clarté des pierres des restanques... et toujours ce bleu immaculé au-dessus de ma tête...

Un tableau provençal !

+ d'infos sur les Jardins du Musée International de la Parfumerie

samedi 23 juin 2012

Mediterranean oasis, close to Athens, closer to paradise : headquarters of the Mediterranean Garden Society. May 2012.

The MGS* garden of Eden


A few years ago, I was spending some days in the Peloponnese, and found a very exciting book named : "Making a garden on a Greek hillside".
This book was written in the 80s by a South-African urban planner - Mrs Jacqueline Tyrwhitt - who spent the last 14 years of her life in Greece, on a hillside in Attica, situated in the eastern Athens countryside.
In addition to completely designing her garden there, she wrote down every event or technique she experimented in her garden; then this diary was published a few years after her passing away, in 1998.

The shady face of the house, surrounded by Melianthus major (Melianthaceae), Rosa 'Iceberg' and Papaver rhoeas : a lesson of reconciling aesthetic considerations and a botanist's fantasy


One of the reasons I kept on reading this book again and again (and happily acquired it through her current publisher) is that our garden in the Peloponnese has many similarities with the one described in detail by Mrs Tyrwhitt. They both face a 6-month drought during summer, a hillside facing south, a thin topsoil with rocky sub-soil underneath.

The next step was planning a visit to this little Heaven. The occasion came during my last stay in Athens, last May 2012. After a few phone calls, I spent the whole morning with Mrs Sally Razelou, the founding member and first MGS* President, who now is the custodian of the garden and who has tremendously improved and extended it since she came to live in this estate in 1992. A very very nice moment, spent sharing her experiment and her constant advice about setting up a garden scheme and gardening with lack of water.

One of the garden's paths, with beds full of plants with scented-foliage, among which Origanum vulgare, Helichrysum sp., Phlomis fruticosa, partenered with sword-shaped leaves of Iris inguicularis, an invaluable plant for foliage contrasts (as well as for its spring contribution in flower colour)


I wish I had such gardening lessons when I was studying in Versailles !

Ornithogalum arabicum, Liliaceae. A delicate bulb which bears a cluster of white flowers, each with a black eye in the centre. Mavromati (black eye) in greek.


Aloe sp., situated in the south garden, where no water at all is provided. Heaven of phrygana plants (greek maquis).



This place is absolutely divine for those passionate about gardening in the Mediterranean climate, or about botany. For those, like me, who also design gardens, it is also really interesting in terms of combinations of plants, where all features of the plants are considered : shape, hardiness, drought-resistance, foliage colour, texture, fruit and flowers, as well as their ability to enhance a planting scheme by association with their neighbour.

Stonewalled restanque with Rosa bracteata, a must-have for mediterranean-climate gardeners



Unfortunately, this garden is not open to the public, it is open to the Mediterranean Garden Society members, by appointment.

Santolina virens, ready to bloom, beautifully contrasting with its neighbour of grey foliage



However, Mrs Razelou agreed that I could post some photographs of the garden, for the pleasure of my readers. I would like to express my gratitude for this visit. Not only because drought-tolerant plants are gorgeous, but also, even in Paris or London, because we now have to employ waterwise methods to help gardens thrive all-year-long, in a long-term approach of sustainable gardening.

Lavandula sp. -in the middle-, Ptilostemon chamaepeuce ('False Pine' from Asteraceae family) on the right.


Echium fastuosum (Boraginaceae)



Phlomis fruticosa (Lamiaceae, "Jerusalem sage"), a vigorous grey-leafed shrub which lights up the whole bed and brings a "glorious burst of bloom" according to Mrs Tyrwhitt's book. We definitely cannot deny it...


More about the mediterranean-climate flora
POLUNIN, Oleg, Flowers of Greece and the Balkans, a filed guide, Oxford University Press, 1987.
TYRWHITT, Mary Jacqueline, Making a Garden on the Greek Hillside, Denise Harvey Publishing, 1998.
More about the MGS* (Mediterranean Garden Society)
The Mediterranean Garden Society website
Louisa Jones**'s blog article dedicated to this particular garden (**: a renowned English author, specialist of the mediterranean garden)

mardi 5 juin 2012

Prairies fleuries des alpages savoyards, ce week-end



Ce week-end, escapade photo en Savoie.

Salvia pratensis, sauge des Prés


Les sauges des prés, narcisses, gentianes et autre liqueur de mélèze étaient de sortie...

mardi 3 avril 2012

Une rareté botanique, Trichostema purpurea 'Alba'

Trichostema purpurea 'Alba' (Lamiaceae). Cliché pris hier sur le balcon de ma cuisine.


Cette vivace a pris place sur mon balcon Est depuis St Jean de Beauregard vendredi dernier. Appartenant à la famille des Lamiaceae (orties, sauges, bugles, romarin, menthe...), cette Trichostema purpurea 'Alba' est une nouveauté trouvée chez une pépiniériste archi pointue venue de Belgique avec des raretés dont des Epimedium qui aux Etats-Unis s'arrachent à 500 dollars le pied.... un marché de l'offre qui crée de la rareté, de l'attente, généré par une obtention horticole on l'imagine difficile, d'où des prix elevés...

Impossible de trouver cette vivace dans mon Plant Finder de la Royal Horticultural Society (ou aurais-je une édition trop ancienne?!).

Je guette donc la floraison avec impatience car aucune photo sur internet n'est trouvable sur cette espèce.

Site de la fête des plantes de Saint Jean de Beauregard (Essonne)

lundi 9 août 2010

balade à Port-Cros, flore méditerranéenne de l'étage thermophile et quelques superbes espèces endémiques



Samedi dernier : cap sur Port-Cros!

Après 30 minutes de traversée au départ d'Hyères, me voilà au port de Port-Cros. De là part un sentier sinueux, appelé sentier des plantes : j'y cours! Il permet de découvrir avec bonheur la flore de l'étage thermoméditerranéen, côté nord de l'île : tout proche du niveau de la mer, abrité des vents, ce micro-climat bénéficie de températures moyennes annuelles supérieurs à 15 ou 16°. C'est un étage qui se cantonne à la frange littorale, où l'on trouve l'euphorbe arborescente, le pistachier-lentisque, la myrte... On dit que les noyaux d'olive y germent spontanément...

Observons de plus près ces fourrés thermophiles.


Barbe du Jupiter, Anthyllis barba-jovis (Fabacées) / espèce protégée au plan national
Jupiter avait-il la barbe d’un bleu vert ? rien n’est moins sûr. Elle devait cependant être aussi soyeuse que les feuilles composées duveteuses de cet arbrisseau halophile (qui aime le sel) pouvant atteindre 2 mètres de haut. Bel exemple ici en bord de mer, la couleur est vraiment somptueuse. Au printemps, elle se couvre d'une multitude de fleurs blanc cassé virant sur le jaune. Il faudra y retourner!
Particularités
Cet arbrisseau apprécie les sols rocheux du bord de mer d’où sa raréfaction suite à l’exploitation abusive de la côte depuis 50 ans. Particulièrement résistante aux embruns et bien adaptée aux conditions délicates de survie dans des milieux ventés, salés, chauds et secs, elle est souvent utilisée pour la restauration des milieux dégradés.
On la trouve seulement à Port-Cros, à Porquerolles, au Cap Lardier et sur la presqu'île de Giens : la bienveillance est de mise.


Herbe-aux-chats, Teucrium marum : endémique de Port-Cros et de Porquerolles
Sous-arbrisseau rameux d'un gris somptueux, accroché devant la falaise. Ses petites feuilles argentées persistantes se détachent bien sur la mer azur... Ce Teucrium affectionne les zones sèches et pierreuses du maquis de ces deux îles, très ensoleillées. On la retrouve aussi en Corse et en Sardaigne.



Fougère arborescente, Erica arborea (Ericacées)
C’est la plus grande de nos bruyères ; vivace et très ramifiée, elle peut atteindre 4m de hauteur. Elle affectionne les sols siliceux, chauds et secs du pourtour méditerranéen, comme ici. Elle est caractéristique des maquis élevés et s’associe ici aux bosquets de chênes vert et de chênes liège. Les feuilles persistantes sont des aiguilles de 4 mm vert foncé, fixées par 3 ou 4 autour de la tige. Les petites fleurs blanches en cloche forment de denses bouquets et panachent de petits nuages blancs les coteaux de la région au début du printemps (février à mai).
Particularités
La souche massive de cette bruyère est utilisée dans la fabrication des ébauchons de pipes. Ces célèbres pipes de bruyère sont confectionnées à Cogolin dans le Var, et plus loin à St Claude dans le Jura.



Euphorbe arborescente, Euphorbia arborea

Quel contraste chromatique, c'est magique. Cette euphorbe dénudée l'été affectionne les pentes les plus chaudes, enracinée ici dans un éboulis très raide. Elle offre là son visage estival : sans feuilles pendant la saison sèche, seuls apparaissent les rameaux rouges et lisses de l’année. En juin en effet, les feuilles d’un vert bleuté virant au rouge vif lors de la chute et le port en boule en font un arbuste remarquable. On l'avait vu lors d'un précédent article sur Roquebrune Cap-Martin.
Pourquoi cette chute précoce des feuilles?
L'objectif est de laisser la plante dénudée pendant les mois chauds : adaptation à la sécheresse en limitant la transpiration foliaire d'où une économie d'eau...
J'avais déjà vu des sujets encore plus grands au Cap Ferrat, en décembre dernier. Mais là, devant les couleurs saturées devant le rocher qui fait face à la plage de la Palud, je craque!


Pin d'Alep, Pinus halepensis (Pinacées)
On ne le présente plus! Cet arbre peut atteindre 20 m de haut a un tronc souvent tortueux (d'où son charme), une écorce lisse et grise au début (c'est le cas ici), puis épaisse et crevassée tournant au rouge-brun avec les années.
Derrière, on aperçoit le fort du Moulin, qui domine la baie du port, au sud-ouest.
Et au premier plan, une petite crique idyllique juste avant la plage de la Palud.

ne manquent plus que palmes et masque pour le sentier botanique marin quelques mètres plus loin...