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mercredi 3 août 2011

Les plantes font le mur : compagne, champêtre, "campestre", la flore sauvage fait fi du cadastre...

"Campestris" (du latin de nos manuels de botanique) ou encore "campestre" (comme l'érable champêtre appelé Acer campestre), champêtres ou bien encore sauvages, les plantes des champs voisins n'ont qu'une hâte : étendre leur champ de conquête au jardin tout proche...

Faisant fi des barbelés et autres grillages créés par l'homme pour des questions vaguement cadastrales, ces plantes n'ont de barrières que celles qu'on veut bien leur donner, ou pas.

Ici, une Achillée millefeuille (Achillea millefolium, famille des Asteraceae) en Sologne, mi-juillet dernier.

Le barbelé évite que les ânes et les chevaux de la propriété ne dévorent le champ du voisin, mais le côté agressif de cette haie éloigne un peu le girobroyeur et la dent du bétail : s'y développent une flore spontanée à conserver précieusement. D'où l'intérêt de ne pas se planquer derrière de monotones conifères (des Thujas, pour ne pas les nommer, heureusement leur présence tend à se raréfier...) à travers lesquels rien ne passe, si ce n'est le bruit du taille-haie!

Ce n'est pas du jardin que vient ce splendide Pois de senteur sauvage (Lathyrus latifolius, fam. Fabaceae) : mais c'est au jardin qu'il veut essaimer, quel que soit l'obstacle. Ici, un vieux grillage en lisière de champ de colza, en Beauce.

mardi 2 août 2011

Qui fait la belle et qui vous attache...



Voilà un syrphe qui profite pleinement des joies de l'été, butinant un Séneçon Jacobée (une Asteraceae du nom de Senecio jacobaea), étrenant avec joie mon nouveau 5D Mark II...

Souvenir de mon dernier week-end solognot mi-juillet.
Bonne journée à chacun des visiteurs de ce blog.

vendredi 22 juillet 2011

Cap sur la Bignone (Campsis radicans)

Cosmopolite, que sa quo ?


Cosmopolite (dictionnaire de l'Académie française, 9ème édition) : XVIe siècle, emprunté du grec kosmopolitês, « citoyen du monde, cosmopolite ».
[En parlant d'une collectivité hum. ou d'une chose créée par l'homme] Qui rassemble des personnes ou des éléments de plusieurs pays du monde. Foule, port, quartier, ville cosmopolite. Une macédoine cosmopolite aussi diverse que Jérusalem au moment de la Pentecôte (Claudel, Poète regarde Croix, 1938, p. 277).

D'où l'intérêt permanent de rapporter ce que je vois dans les pays, jardins, villes que je visite... Comme André Kertész, un des photographes dont j'admire le travail : la photographie comme un journal intime en images.

Au coeur du système floral de la Bignone et de ses larges entonnoirs saturés de couleurs.

Aujourd'hui, après une semaine encore bien intense : cap sur la Bignone. Une campsis radicans (famille des Bignoniacées) classique, dans un jardin somptueux de Sologne où j'ai passé le week-end. On l'appelle aussi Bignone à grandes fleurs. L'objectif macro agrandit encore les rapports d'échelle et on rentre dans un monde invisible à l'oeil nu ou presque : magique.

A l'assaut des façades.

Cette vigoureuse grimpante est caduque, certes, mais quelle force florifère ! Elle élève ses fleurs orange vif rouge tout l'été, en forme de panicules terminales plus ou moins retombantes (ici sur la photo on les voit jeunes et vigoureux : ils se dressent vers le ciel), malheureusement non odorifère mais épanouies de juillet (voire juin) à octobre.

Pour revoir une autre Bignone toute aussi somptueuse mais plus frileuse :
A Porquerolles l'été dernier.

dimanche 17 juillet 2011

Le sureau prépare ses fruits...



Plante compagne au jardin, le Sambucus nigra ou Sureau noir produit des baies comestibles. Les oiseaux en sont friands, nous aussi : très bon en confiture ou en gelée. Cet arbuste de la famille des Caprifoliacées adore la taille, ses vigoureuses branches creuses (la fameuse moelle de sureau) repartent du pied chaque année.

Ici en Sologne, à l'ombre d'une haie vive, ce week-end.

jeudi 14 octobre 2010

Jeux de reflets sur étang de Sologne, hommage au bouleau

Petit flash-back à ma visite de la Pépinière de Bagatelle en Sologne il y a près de deux semaines. Ces deux bouleaux jumeaux sur la rive d'un des étangs de l'arboretum s'écartent l'un l'autre pour mieux prendre la lumière.


Ces arbres de la famille des Bétulacées sont des pionniers: ils font partie des premiers à conquérir un espace où rien sauf des cornouillers ou des Buddleja ne pousse, avant que peu à peu le cycle de la matière organique rende possible l'apparition de végétaux plus difficiles (chênes, charmes...).
La rusticité des bouleaux est excellente, sol sec, sol humide (comme ici), rien ne leur résiste. D'autant que leur feuillage gracile les rend souples : le moindre souffle de vent les fait bruisser avec grâce.

dimanche 3 octobre 2010

Au bord d'un étang solognot, jeux de formes et camaïeux de vert, vendredi dernier

Vendredi, dans le cadre du cours d'Horticulture, nous visitions la Pépinière de Bagatelle, en Sologne. Un endroit pour passionnés d'espèces rares (mais parfaitement adaptées à nos contrées, donc bien rustiques), divisé en deux espaces, la partie vente (1,5 hectare) et le parc paysagé, en face, de 6 hectares, pour s'adonner à la joie de voir les sujets adultes, en pleine terre.
Histoire de voir si tel Quercus phellos (chêne à feuille de saule) ou autre Euonymus alata (fusain ailé) pourrait tenir dans notre petit jardin...

Au détour d'une allée, au bord d'une pièce d'eau (ancien marigot repris en main depuis une grosse décennie), des jeux de forme comme je les aime: des lignes droites, des courbes, des reflets dans l'eau, des camaïeux de verts... ponctués par quelques poissons rouges. Et là, l'ellipse presque parfaite!


Les tiges que l'on aperçoit sont celles de la Pontédérie (Pontederia cordata), plante de berge vivace qui peut atteindre 1,30 m de haut. Le long pétiole sans feuilles est très graphique, comme des bambous effeuillés. Impeccable pour voir l'eau rentrer dans le massif et émerger des reflets nets. D'autant que la floraison estivale (bleue) vient délicatement animer nos chers bassins. Un must pour pièces d'eau au naturel!

vendredi 1 octobre 2010

En lisière de forêt, la maison de Blanche-Neige, ce matin


Toujours ce matin, en Sologne, à l'occasion de la visite d'une pépinière remarquable (j'y reviendrai plus tard), au bout d'un chemin... une belle longère typique en brique rouge, dont les teintes ocres jouent avec la lumière.
Et où les espaces engazonnés, les volets, les massifs et le bosquet de chênes en arrière-plan servent d'écrin en camaïeu de verts.

Ne nous y trompons pas, cette maison n'est pas abandonnée, bien au contraire. Il suffisait de voir le gazon fraîchement coupé et les oies fières qui défendaient leur vert territoire... Blanche-Neige, passe ton chemin!

Jeux de miroir, au bord d'un étang de Sologne, ce matin

Le soleil jouait avec les feuillages d'un frêne (Fraxinus sp.), ce matin, au bord d'un étang de Sologne. Une vraie beauté cachée, à l'abri des regards. Elle n'attendait qu'un promeneur amoureux de la nature...

... pour être saisie!