Affichage des articles dont le libellé est Fabaceae. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fabaceae. Afficher tous les articles

mardi 20 décembre 2011

Trifolium pratense, trèfle des prés en bord de chemin, Golfe du Morbihan


Après Amsterdam, je poste ce soir un peu de rosée sur les chemins bretons, shooté en août dernier.

Le Trifolium pratense est "gazonnant" : il se cachait sous les Apiacées fort nombreuses à l'ombre des rosiers églantiers et autres sureaux du chemin, ce qui m'a fait regretter ma combinaison GoreTex, allongé que j'étais dans la rosée... En revanche ses fleurs en têtes globuleuses éclataient, on ne voyait qu'elles, saturant de rose l'endroit.

Ici, zoom sur une des feuilles trifoliolées, d'un beau vert sombre.

Tout est sous le givre désormais, il faudra attendre juin pour la prochaine montaison (montée à fleurs).

Bonnes fêtes à chacun!

mardi 30 août 2011

Such a long time...

Pois de senteur, une fragrance subtile dans nos jardins. Jardin privé des Yvelines, août dernier.


Les posts se tarissent, ce ne sont pourtant pas les visites de chantier et les découvertes de jardins qui manquent...
Plus une somme de près de 600 pages sur LightRoom ou comment mieux gérer sa base de données photo qui occupe depuis ce week-end mon bureau : le pied!

mercredi 3 août 2011

Les plantes font le mur : compagne, champêtre, "campestre", la flore sauvage fait fi du cadastre...

"Campestris" (du latin de nos manuels de botanique) ou encore "campestre" (comme l'érable champêtre appelé Acer campestre), champêtres ou bien encore sauvages, les plantes des champs voisins n'ont qu'une hâte : étendre leur champ de conquête au jardin tout proche...

Faisant fi des barbelés et autres grillages créés par l'homme pour des questions vaguement cadastrales, ces plantes n'ont de barrières que celles qu'on veut bien leur donner, ou pas.

Ici, une Achillée millefeuille (Achillea millefolium, famille des Asteraceae) en Sologne, mi-juillet dernier.

Le barbelé évite que les ânes et les chevaux de la propriété ne dévorent le champ du voisin, mais le côté agressif de cette haie éloigne un peu le girobroyeur et la dent du bétail : s'y développent une flore spontanée à conserver précieusement. D'où l'intérêt de ne pas se planquer derrière de monotones conifères (des Thujas, pour ne pas les nommer, heureusement leur présence tend à se raréfier...) à travers lesquels rien ne passe, si ce n'est le bruit du taille-haie!

Ce n'est pas du jardin que vient ce splendide Pois de senteur sauvage (Lathyrus latifolius, fam. Fabaceae) : mais c'est au jardin qu'il veut essaimer, quel que soit l'obstacle. Ici, un vieux grillage en lisière de champ de colza, en Beauce.

mardi 10 août 2010

Mangrove et rivages des Philippines, île de Bohol, février 2010

Second clin d'oeil à mon dernier voyage asiatique, aux Philippines (Cf. article de la semaine dernière).

Cette fois, détour par la mangrove du petit village d'Anda, péninsule esseulée au bout de l'île de Bohol (province de Bicol, Philippines).
Cette mangrove (écosystème incluant un groupement spécifique de végétaux principalement ligneux, ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales) se situe entre le front de mer et le front montagneux située plus au nord, vers le cimetière, que l'on aperçoit à l'arrière-plan ci-dessous.


Mangrove d'Anda, île de Bohol

J'y retrouve les palétuviers de la Nouvelle-Calédonie de mon enfance. C'est l'espèce ligneuse la plus typique, avec leurs pneumatophores (racines aériennes adaptées spécialement à ces sols asphyxiants)et leurs racines-échasses, que l'on voit ci-dessous : ils peuvent ainsi pousser au-dessus du niveau de l'eau.

probablement un Palétuvier blanc de la mangrove d'Anda, Avicennia germinans (fam. Verbenacées ou Acanthacées selon la classification)
C'est un milieu écologique à préserver: c'est une zone fragile.

Plus près encore de la mer, le rivage!
Un vent fou ce jour-là, plus une chaleur tropicale : qu'il est bon de prendre l'ombre sous les majestueux Barringtonia. Ces arbres peuvent atteindre 20 mètres, ont un tronc gris et de grandes feuilles vertes brillantes. Il faudra revenir pour la floraison, il paraît que les fleurs sont particulièrement volumineuses et impressionnantes.

Feuilles de Barringtonia asiatica ("bonnet d'évêque"), famille des Lecythidacées (arbres des régions sub-tropicales à tropicales d'Amérique, de Madagascar, des Comores et d'Afrique de l'Est). Arrière-plan : baie d'Anda, île de Bohol

Plus loin sur le rivage, je croise une somptueuse pointe de rouge en haut d'un arbre étrange, décharné. C'est une variété tropicale d'Erythrine.

Erythrina variegata var. indica (syn. orientalis), rivage de l'île de Bohol

C'est cet arbre qu'on appelle l'arbre à corail ou encore les griffes de lion. C'est une sous-espèce d'Erythrina native des régions tropicales et sub-tropicales d'Afrique de l'Est, d'Asie du sud, d'Australie du nord, des îles de l'Océan indien et de l'Océan pacifique. On lui doit le nom de Roluos au Cambodge, deigo à Okinawa, drala à Fidji, madar au Bangladesh, man da ra ba au Tibet, thong lang en Thaïlande et vông nem au Vietnam.
Bel écho chromatique avec la pirogue à balanciers en bambous au pied de l'arbre!

A bientôt pour d'autres clins d'oeil à la flore philippine.

lundi 9 août 2010

balade à Port-Cros, flore méditerranéenne de l'étage thermophile et quelques superbes espèces endémiques



Samedi dernier : cap sur Port-Cros!

Après 30 minutes de traversée au départ d'Hyères, me voilà au port de Port-Cros. De là part un sentier sinueux, appelé sentier des plantes : j'y cours! Il permet de découvrir avec bonheur la flore de l'étage thermoméditerranéen, côté nord de l'île : tout proche du niveau de la mer, abrité des vents, ce micro-climat bénéficie de températures moyennes annuelles supérieurs à 15 ou 16°. C'est un étage qui se cantonne à la frange littorale, où l'on trouve l'euphorbe arborescente, le pistachier-lentisque, la myrte... On dit que les noyaux d'olive y germent spontanément...

Observons de plus près ces fourrés thermophiles.


Barbe du Jupiter, Anthyllis barba-jovis (Fabacées) / espèce protégée au plan national
Jupiter avait-il la barbe d’un bleu vert ? rien n’est moins sûr. Elle devait cependant être aussi soyeuse que les feuilles composées duveteuses de cet arbrisseau halophile (qui aime le sel) pouvant atteindre 2 mètres de haut. Bel exemple ici en bord de mer, la couleur est vraiment somptueuse. Au printemps, elle se couvre d'une multitude de fleurs blanc cassé virant sur le jaune. Il faudra y retourner!
Particularités
Cet arbrisseau apprécie les sols rocheux du bord de mer d’où sa raréfaction suite à l’exploitation abusive de la côte depuis 50 ans. Particulièrement résistante aux embruns et bien adaptée aux conditions délicates de survie dans des milieux ventés, salés, chauds et secs, elle est souvent utilisée pour la restauration des milieux dégradés.
On la trouve seulement à Port-Cros, à Porquerolles, au Cap Lardier et sur la presqu'île de Giens : la bienveillance est de mise.


Herbe-aux-chats, Teucrium marum : endémique de Port-Cros et de Porquerolles
Sous-arbrisseau rameux d'un gris somptueux, accroché devant la falaise. Ses petites feuilles argentées persistantes se détachent bien sur la mer azur... Ce Teucrium affectionne les zones sèches et pierreuses du maquis de ces deux îles, très ensoleillées. On la retrouve aussi en Corse et en Sardaigne.



Fougère arborescente, Erica arborea (Ericacées)
C’est la plus grande de nos bruyères ; vivace et très ramifiée, elle peut atteindre 4m de hauteur. Elle affectionne les sols siliceux, chauds et secs du pourtour méditerranéen, comme ici. Elle est caractéristique des maquis élevés et s’associe ici aux bosquets de chênes vert et de chênes liège. Les feuilles persistantes sont des aiguilles de 4 mm vert foncé, fixées par 3 ou 4 autour de la tige. Les petites fleurs blanches en cloche forment de denses bouquets et panachent de petits nuages blancs les coteaux de la région au début du printemps (février à mai).
Particularités
La souche massive de cette bruyère est utilisée dans la fabrication des ébauchons de pipes. Ces célèbres pipes de bruyère sont confectionnées à Cogolin dans le Var, et plus loin à St Claude dans le Jura.



Euphorbe arborescente, Euphorbia arborea

Quel contraste chromatique, c'est magique. Cette euphorbe dénudée l'été affectionne les pentes les plus chaudes, enracinée ici dans un éboulis très raide. Elle offre là son visage estival : sans feuilles pendant la saison sèche, seuls apparaissent les rameaux rouges et lisses de l’année. En juin en effet, les feuilles d’un vert bleuté virant au rouge vif lors de la chute et le port en boule en font un arbuste remarquable. On l'avait vu lors d'un précédent article sur Roquebrune Cap-Martin.
Pourquoi cette chute précoce des feuilles?
L'objectif est de laisser la plante dénudée pendant les mois chauds : adaptation à la sécheresse en limitant la transpiration foliaire d'où une économie d'eau...
J'avais déjà vu des sujets encore plus grands au Cap Ferrat, en décembre dernier. Mais là, devant les couleurs saturées devant le rocher qui fait face à la plage de la Palud, je craque!


Pin d'Alep, Pinus halepensis (Pinacées)
On ne le présente plus! Cet arbre peut atteindre 20 m de haut a un tronc souvent tortueux (d'où son charme), une écorce lisse et grise au début (c'est le cas ici), puis épaisse et crevassée tournant au rouge-brun avec les années.
Derrière, on aperçoit le fort du Moulin, qui domine la baie du port, au sud-ouest.
Et au premier plan, une petite crique idyllique juste avant la plage de la Palud.

ne manquent plus que palmes et masque pour le sentier botanique marin quelques mètres plus loin...