Affichage des articles dont le libellé est Hyères. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hyères. Afficher tous les articles

lundi 28 février 2011

Un rêve d'été. Ville d'hiver, Hyères, l'été dernier.

Aujourd'hui cours à Versailles sur la naissance du jardin à l'anglaise et son développement en Europe. Passionnant.
Cependant, le joli soleil matinal a vite fait la place à une bruine quasi verglacée, nous replongeant non sans difficulté dans les affres du climat de novembre ou décembre, enserrant le Potager du roi dans une atmosphère qui appelait plus à la fuite vers un bon feu de cheminée que vers la contemplation des nombreux bourgeons qui débourrent...

Du coup, je m'évade encore ce soir et atterris à Hyères, dont j'ai parlé à plusieurs reprises sur ce blog, dans un jardin bordant des immeubles n'appelant eux qu'à une chose, la contemplation et le repos, sous une chaleur de plomb. Souvenir d'un été autrement plus ensoleillé...

samedi 30 octobre 2010

Anciens salins d'Hyères ce matin: flamants roses et mistral


Une première pour moi, voir les flamants roses... Le téléobjectif n'est pas loin pour capter ce spectacle magique. Malheureusement pas assez puissant pour capter leurs détails, mais quelle joie pour moi de les apercevoir se toiletter tranquillement dans les eaux calmes des anciens salins d'Hyères.
Au sein de cette zone appartenant au Conservatoire du Littoral, l’espèce est présente toute l’année avec des maximales dépassant les 1 000 oiseaux lors des phases migratoires (au printemps et maintenant, en automne).

3 heures de rando sont nécessaires pour arpenter la zone, depuis le début du Chemin de la Garenne (La Londe) jusqu'au port des Salins, par la mer. Occasion unique de voir de loin ces sites de nidification, de nourrissage et de refuge pour des espèces inféodées aux zones humides comme celle-ci.

Les anciens salins d'Hyères depuis la plage, vers les collines dominant Hyères. Joncs (Juncus maritimus), cannes de Provence (Arundo donax), et autres plantes halophiles (endémiques des milieux salés).


Les Salins sont attestés depuis le Moyen-Age et étendus sur 350 hectares. D'où la durée de la rando (on ne peut que les contourner: réserve faunistique oblige). Ils longent le littoral sur près de 3 kilomètres entre le port Pothuau (Hyères) et La Londe les Maures. Classé Natura 2000, cet espace est également reconnu "Zone Humide d'Intérêt International".
A l'arrière-plan, la baie d'Hyères sous le mistral puis Porquerolles sous les nuages sombres d'un week-end bien exaltant.

Alors pourquoi diable avoir accepté l'implantation d'un camping en bord de mer, en bordure de cette zone protégée? A gauche: les mobile-homes face à la mer, bordés de surfaces étanches et d'espaces anthropisés (amenant une dégration du sol et à l'arrêt des échanges entre espace maritime et lande terrestre); à droite, vestige d'une zone en équilibre encore debout (lande humide au boisement important, abondance floristique, échanges terre/mer préservés).

lundi 25 octobre 2010

Back to Hyères!

Ce matin, en ouvrant mes fenêtres pour ce premier jour de stage aux Pépinières Jardineries Rey, je sens le souffle chaud du vent, je vois les palmes des Phoenix qui s'agitent, balancées par les derniers restes de mistral de la nuit: c'est le SUD! M'y voilà pour 15 jours, dans ce sud botanique, après quelques jours bretons sous un soleil exceptionnel.

Quelques heures plus tard, découverte des grands sujets, ici des oliviers qui n'ont qu'une envie: rejoindre le ciel de Provence et vieillir sereinement dans la terre ocre du coin.

J'y retourne!

lundi 23 août 2010

Anciens salins d'Hyères, presqu'île de Giens, samedi dernier


les Salins d'Hyères: quiétude totale, Massif des Maures au loin, oiseaux plus près, vue à couper le souffle


La lumière est magnifique ce samedi matin sur la route vers Giens depuis Hyères, avant d'atteindre la Tour Fondue et le bateau pour Porquerolles. Depuis le talus qui borde la route, on aperçoit les anciens salins d'Hyères et au fond, les pins parasols majestueux de la Madrague qui s'y reflètent. Leurs silhouettes généreuses me deviennent familières, ça va être dur de les quitter en rentrant à Paris...


Sur la route pour Porquerolles, les salins d'Hyères de bon matin

Les anciens salins d'Hyères sont la propriété du Conservatoire du littoral depuis septembre 2001. La transformation de l'ancienne lagune en salin a permis de diversifier la flore spécifique aux zones humides salées. Depuis la route, on aperçoit avec bonheur un foisonnement de lys de mer (en pleine floraison), plus un grand nombre d'autres espèces rares et protégées dont le tamaris africain, le chardon bleu ainsi qu'une multitude d'orchidées. Heureusement les récentes ganivelles évitent aux baigneurs et autres caravanes d'abîmer les bords de route.
De surcroît, la route qui mène à la presqu'île de Giens (autrement appelée Route du sel) est fermée l'hiver, ce qui permet la régénérescence de ce biotope exceptionnel.

En route pour Porquerolles!
Et un grand merci aux lecteurs fidèles de Paris, Dijon, Nice, Toulon, du Chesnay et de Neuilly!

dimanche 1 août 2010

balade à Hyères, entre palmiers, demeures patriciennes et ciel azur


villas jumelles, confrontation des couleurs sur fond de ciel azur

je poursuis ma visite des stations balnéaires du littoral méditerranéen, avec la ville d'Hyères, visitée hier et aujourd'hui.
hier, la villa Noailles : une merveille Art-Déco dont je parlerai plus tard dans la semaine. aujourd'hui, le quartier de la ville d'hiver.


ambiance balnéaire dans la ville d'hiver


le quartier de la ville d'hiver est bâti dans le courant du XIX° par les célébrités hivernantes : elles s'y installent pour le climat doux et lumineux et pour y donner de somptueuses fêtes entre soi. ces hôtes de choix réalisent pour la postérité palaces et villas prestigieuses. pas mal sont encore superbement conservées aujourd'hui. la cité est classée station climatique et hydrominérale en 1913 puis se transforme progressivement en station balnéaire.

une terrasse pleine de poésie, à l'abri des regards


outre les belles villas, ce sont les palmiers omniprésents qui participent au paysage urbain. d'ailleurs, la ville porte le nom de Hyères-les-Palmiers.
en 1909, plus de 40 hectares sont occupés par la culture du Phœnix et chaque année soit 135 wagons étaient expédiées chaque année vers la Belgique, l'Allemagne et toute l'Europe.

l'apogée de cette culture se situe dans les années 20/25.
aujourd'hui, on y cultive encore une vingtaine d'espèces de palmiers pour une production annuelle de 100 000 plants (10 fois moins que lors de l'apogée).


dommage que certains palmiers de la place principale soient aussi sévèrement taillés !!


les palmiers structurent fortement les photos, dans ce coin!