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vendredi 20 juillet 2012

Flore des champs en plein Paris


Chardon des champs, avant-hier, en plein Paris (Cirsium arvense, famille des Asteraceae), en bonne compagnie.
Les Echinops, Cirsium et autres Centaurea sont le régal des abeilles : à planter sans hésiter pour créer de la vie dans vos massifs et sur votre terrasse !

samedi 30 juin 2012

Beauté estivale




Un de mes Cosmos préférés, rustique de surcroît : Cosmos atrosanguineus.
Une Asteraceae des plus délicates... et quelle beauté dans un massif !

dimanche 24 juin 2012

Champs de lavande, Jardins du Musée International de la Parfumerie (Grasse, France)



En ce dimanche gris, venteux, rafraîchi... je m'aventure dans mes balades photos méditerranéennes, ramenant un peu de fragrances et de chaleur (quoi que le post d'hier ait le ton du week-end, saturé en saveurs aromatiques...).

Ici, dans les jardins du Musée International de la Parfumerie (ex Bastide du Parfumeur), à Mouans-Sartoux (près de Grasse, Alpes-Maritimes, France).

On y sentait bon la rose de Grasse (Rosa centifolia), l'absinthe bercait ses longues tiges (Artemisia absynthium), les lavandes commençaient à poindre leurs épis parfumés. Les teintes bleu-vert en camïeux, les ondulations grises des oliviers, la clarté des pierres des restanques... et toujours ce bleu immaculé au-dessus de ma tête...

Un tableau provençal !

+ d'infos sur les Jardins du Musée International de la Parfumerie

lundi 4 juin 2012

Plongée dans les calanques, mercredi dernier


Calanques de Marseille. Au loin, les îles de Jarron et de Jarre.


Asphodèles blanches et Astericus maritime


Escapade botanique la semaine dernière à Marseille, avec - de nouveau - en thème majeur la flore méditerranéenne.

Ici, un pied d'Asphodèle (Asphodelus albus, Liliaceae) encore en fleur, ce sera bientôt le temps de la fructification.
Depuis le petit port de Callelongue -sud-est de Marseille), les calanques en sont pleines.
A son pied, des Astericus maritimus (Asteraceae), qui poussent dans la moindre fissure de ce sol calcaire inondé de chaleur, d'embruns salés et soumis à de fortes conditions de sécheresse.

Et plus bas, juste avant la Grande bleue :

Une pointe de jaune parmi le blanc immaculé de la roche : une touffe d'Helichrysum stoechas, appelé curry du pauvre (famille des Asteraceae) pour l'odeur qui s'en dégage lorsqu'on le frotte


L'eau encore un peu fraîche en cette saison n'est qu'à un pas, celui qui transforme le paysagiste naturaliste en apôtre d'Epicure...

dimanche 20 mai 2012

Zéphyr est de la partie au jardin grec...



Typical flower of the greek hillsides, wild Salsify is a flower belonging to the Asteraceae family.
Upright, deep-rooted, it flourishes in our greek garden and likes to invade it ! First the purple-pink flowers flourish, then followed by an enormous pappus, or dandelion-clock. We call it "Trichoura" in greek.

What a beauty when it opens its pappus, before being spread over by the wind !

Butinage...

Week-end dernier en Creuse.
Lumière du matin...

Centaurea montana (bleuet). Le nectar se cache encore dans le bouton floral : trop tôt pour les abeilles.


En revanche, celui-là attire ce matin toutes les attentions...

Stratégie d'approche...


A l'assaut...

samedi 14 avril 2012

dent de lion, laitue de chien, salade de taupe, couronne de moine... le Pissenlit !



Délicatement perlé de rosé, le pissenlit trône dans la lisière de ce jardin du Berry, entre la Châtre et Guéret, mercredi dernier.

On connaît souvent son nom vernaculaire classique, mais le Taraxacum officinalis (Asteraceae, de la famille de la marguerite) porte aussi les sobriquets de dent de lion, laitue de chien, salade de taupe, couronne de moine... Une variété de surnoms qui s'explique sans doute par sa distribution très vaste dans nos jardins et ailleurs...

Il pousse à peu près partout dans l'hémisphère nord, où il présente nombre de formes adaptées aux diverses régions d'accueil : pelouses du littoral, prairies grasses, lisières (comme ici), mais aussi rocailles arides, hautes montagnes, régions arctiques.

Jusque dans nos villes !

Taraxacum viendrait de l'arabe tharakhchakon
qui désignait une composée analogue (nom de l'ancienne famille botanique des Composées tirée de la structure florale, aujourd'hui renommée Astéracées).

La capitule jaune d'or ici montrée s'ouvre le matin et se ferme le soir : une vie saine! En salade, les feuilles (volontiers accompagnées de lard) feront une salade optimale pour lutter contre le scorbut... et surtout pour changer de la scarole.

A bon entendeur...

mercredi 3 août 2011

Les plantes font le mur : compagne, champêtre, "campestre", la flore sauvage fait fi du cadastre...

"Campestris" (du latin de nos manuels de botanique) ou encore "campestre" (comme l'érable champêtre appelé Acer campestre), champêtres ou bien encore sauvages, les plantes des champs voisins n'ont qu'une hâte : étendre leur champ de conquête au jardin tout proche...

Faisant fi des barbelés et autres grillages créés par l'homme pour des questions vaguement cadastrales, ces plantes n'ont de barrières que celles qu'on veut bien leur donner, ou pas.

Ici, une Achillée millefeuille (Achillea millefolium, famille des Asteraceae) en Sologne, mi-juillet dernier.

Le barbelé évite que les ânes et les chevaux de la propriété ne dévorent le champ du voisin, mais le côté agressif de cette haie éloigne un peu le girobroyeur et la dent du bétail : s'y développent une flore spontanée à conserver précieusement. D'où l'intérêt de ne pas se planquer derrière de monotones conifères (des Thujas, pour ne pas les nommer, heureusement leur présence tend à se raréfier...) à travers lesquels rien ne passe, si ce n'est le bruit du taille-haie!

Ce n'est pas du jardin que vient ce splendide Pois de senteur sauvage (Lathyrus latifolius, fam. Fabaceae) : mais c'est au jardin qu'il veut essaimer, quel que soit l'obstacle. Ici, un vieux grillage en lisière de champ de colza, en Beauce.

mardi 2 août 2011

Qui fait la belle et qui vous attache...



Voilà un syrphe qui profite pleinement des joies de l'été, butinant un Séneçon Jacobée (une Asteraceae du nom de Senecio jacobaea), étrenant avec joie mon nouveau 5D Mark II...

Souvenir de mon dernier week-end solognot mi-juillet.
Bonne journée à chacun des visiteurs de ce blog.

dimanche 31 juillet 2011

Eloge de la Bardane

Hier, entre les bords de Seine et la dense forêt de Fontainebleau, une allée fraîche où s'épanouit notre Bardane, à l'ombre des alisiers (Sorbus torminalis), des érables champêtres (Acer campestre) et autres Quercus robur (chêne pédonculé) et peupliers (Populus x canescens dit aussi "grisard", P. italica, P. nigra).

Caractéristique des coupes forestières et des sols riches, la Bardane fleurit en cette saison. Difficile de ne pas l'apercevoir, si tant est que l'on regarde un peu près du sol. Cette belle Asteraceae prend une rimbambelle de noms vernaculaires :
- glouteron
- herbe aux teigneux
- dogue
- napolier
- arapon
- lampourde
L'Atlas des Plantes médicinales (une de mes bibles botaniques, chez Nathan) est l'une des plantes les plus anciennement utilisées en médecine populaire. Sa racine, récoltée au cours de l'automne, contient des principes actifs pour des remèdes à vocation dépurative, les feuilles servent sur les écorchures et les ulcères, tandis que les fruits sont prescrits contre la sciatique. Tout un programme.

Voyons de plus près sa structure florale.

Capitule de fleurs mauves entouré de bractées (vert glauque) prolongées d'une arête recourbée à l'extrémité, où se cachent de petits insectes (visibles sur la photo mais vu la profondeur de champ plus que réduite - j'avais ouvert à fond le diaph, seul le haut du capitule est net).


Qui ne s'est pas amusé à lancer les capitules, ces belles mais rebelles inflorescences qui s'accrochent dans les vêtements... D'où le nom d'herbe aux teigneux! Arctium, en grec, évoquerait en effet l'ours (Arktos)... ou l'oursin.

Sommités florales de Bardanes (Arctium lappa), une pointe de couleur dans une forêt assez monochrome en cette saison.

Cette plante, bisanuelle, se dessèchera puis mourra après la formation des fruits, cet automne, et lorsqu'un animal passant pas loin la frôlera, les fruits s'y accrocheront et se dissémineront de cette manière. Ses akènes ne sont d'ailleurs pas adaptés à la dissémination par le vent, à la différence de beaucoup d'autres Astéracées : ici point d'aigrette en forme de parachute mais seulement une couronne de cils raides!

Pour l'observer : cette plante est répartie dans toute l'Eurasie tempérée, elle y habite les bords de route et surtout les friches et lisières forestières. Grande et petite Bardane (ici) aiment les sols azotés.

Bonne soirée !