De retour du jardin athénien de la Mediterranean Garden Society
Macro d'une Lavandula 'Goodwin Creek Grey', une lavande qui accompagne l'hiver de sa floraison tardive et sucrée.
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lundi 31 décembre 2012
dimanche 9 septembre 2012
Amaryllis belladonna : c'est l'heure de la floraison...

J'adore les bulbeuses au jardin : leur présence dans les massifs ou en isolé n'a pas son pareil pour apporter une belle élégance au lieu. Leur hampe nue porte des fleurs en trompette, somptueusement parfumées.
Attention, sol plutôt sec à modérément humide...
Plein soleil.
Et peu rustique (-3°C).
Photographié en Grèce, au jardin de la Mediterranean Garden Society.
Taille en transparence au siège de la Mediterranean Garden Society
Août 2012, escapade grecque.
Sur la route du retour vers Athènes, je suis attendu au Jardin qui héberge le siège de la MGS (Mediterranean Garden Society), qui agit comme un grand forum promouvant à travers le monde les plantes et le jardinage adaptés aux régions du globe concernées par ce climat. Athènes en est le siège historique et le lieu d'expérimentation de la flore méditerranéenne au sens large (Australie, Afrique du Sud, Mexique...) depuis 1965.
Lors de ma dernière visite au jardin en mai dernier, la responsable du lieu m'avait évoqué un bosquet de pins qui donnait trop d'ombre sur la pépinière. J'avais alors proposé de m'en occuper lors d'une prochaine venue.
Chose faite la semaine dernière !

Un lieu situé à quelques dizaines de kilomètres du centre d'Athènes, qui accueille près de 500 espèces, accessible à la visite aux membres de la MGS.
L'objectif de l'intervention était multiple:
- faire revenir la lumière au centre du bosquet de pins (Pinus halepensis : pin d'Alep / Pinus pinea : pin parasol), qui accueille une pépinière à leurs pieds
- donner plus de grâce à leur port
- laisser plus d'espace à un splendide Brachychiton (un arbre de la famille des Sterculiaceae, originaire d'Australie et de Nouvelle-Guinée).

La tronçonneuse servira aux branches maîtresses, le reste est travaillé à la scie arboricole, au sécateur de force et au sécateur à main

De constants allers-retours au sol permettent de remonter sur l'échelle en sachant parfaitement quelle branche doit rester et laquelle doit être proprement retirée
Après ces physiques opérations, et dès que la température est un peu redescendue (disons 35°C...) j'ai pû arpenter de nouveau le jardin et voir comment sa physionomie avait changé depuis le printemps. Ici, mis à part quelques plantes qui profitent de l'ombre de la véranda ou de murs bien abrités, la plupart sont "summer-deciduous" (littéralement : caduques d'été): elles perdent leur feuillage en été. Cette mise en dormance estivale est une tactique en réponse à l'absence d'eau durant les 5 à 6 mois de sécheresse de l'été grec. Ainsi, elles survivent, avant de refaire leur floraison ou leur feuillaison dès les premières pluies de fin septembre ou d'octobre. Mais là, l'été 2012 bat des records de sécheresse : des niveaux de précipitations pas vus depuis l'hiver 2000/2001, dignes d'un désert (266 mm en un an...).

Une physionomie où la teinte principale est le roux blond, d'où émergent les masses des buissons aromatiques et sclérophylles (littéralement, à feuilles résistantes) et l'ombre légère des pins et cyprès

Un jardin composé de plus de 500 espèces différentes, originaires de tous les coins du monde dont le point commun est le "biome" méditerranéen. Ici une sauge de Somalie.

Rosa 'Mermaid', qui refait quelques boutons floraux en plein été, après une floraison spectaculaire en mars/avril

Une exception aux caducifoliés qui n'ont plus leur feuillage l'été : un Epipyllum oxypetalum, une Cactaceae luxuriante native du Mexique et du Honduras. Photographiée deux jours avant la spectaculaire floraison. Frustrant ! Bien à l'abri sur la véranda, elle profite de la fraîcheur des murs épais de la maison et des rayons doux du soleil de la fin de journée et peut ainsi prospérer sans craindre les brûlures solaires.
Prochain objectif : y revenir sous peu et voir le jardin en hiver, lorsque les bulbeuses et les vivaces montreront tout leur charme. Avec encore une physionomie radicalement différente.
Bonne fin d'été à chacun en attendant (et bonne rentrée!).
Quelques liens utiles :
Site de la Mediterranean Garden Society
Dernier article en date du blog sur le jardin suite à une visite en mai 2012, publié en juin dernier
Sur la route du retour vers Athènes, je suis attendu au Jardin qui héberge le siège de la MGS (Mediterranean Garden Society), qui agit comme un grand forum promouvant à travers le monde les plantes et le jardinage adaptés aux régions du globe concernées par ce climat. Athènes en est le siège historique et le lieu d'expérimentation de la flore méditerranéenne au sens large (Australie, Afrique du Sud, Mexique...) depuis 1965.
Lors de ma dernière visite au jardin en mai dernier, la responsable du lieu m'avait évoqué un bosquet de pins qui donnait trop d'ombre sur la pépinière. J'avais alors proposé de m'en occuper lors d'une prochaine venue.
Chose faite la semaine dernière !

L'objectif de l'intervention était multiple:
- faire revenir la lumière au centre du bosquet de pins (Pinus halepensis : pin d'Alep / Pinus pinea : pin parasol), qui accueille une pépinière à leurs pieds
- donner plus de grâce à leur port
- laisser plus d'espace à un splendide Brachychiton (un arbre de la famille des Sterculiaceae, originaire d'Australie et de Nouvelle-Guinée).


Après ces physiques opérations, et dès que la température est un peu redescendue (disons 35°C...) j'ai pû arpenter de nouveau le jardin et voir comment sa physionomie avait changé depuis le printemps. Ici, mis à part quelques plantes qui profitent de l'ombre de la véranda ou de murs bien abrités, la plupart sont "summer-deciduous" (littéralement : caduques d'été): elles perdent leur feuillage en été. Cette mise en dormance estivale est une tactique en réponse à l'absence d'eau durant les 5 à 6 mois de sécheresse de l'été grec. Ainsi, elles survivent, avant de refaire leur floraison ou leur feuillaison dès les premières pluies de fin septembre ou d'octobre. Mais là, l'été 2012 bat des records de sécheresse : des niveaux de précipitations pas vus depuis l'hiver 2000/2001, dignes d'un désert (266 mm en un an...).




Prochain objectif : y revenir sous peu et voir le jardin en hiver, lorsque les bulbeuses et les vivaces montreront tout leur charme. Avec encore une physionomie radicalement différente.
Bonne fin d'été à chacun en attendant (et bonne rentrée!).
Quelques liens utiles :
Site de la Mediterranean Garden Society
Dernier article en date du blog sur le jardin suite à une visite en mai 2012, publié en juin dernier
dimanche 2 septembre 2012
Escapade dans les iles du Golfe saronique, Grèce, été 2012
Escapade sur fond de ciels saturés !

Les citrons mûrissent peu à peu...

Beauté des influences néo-classiques. On imagine les fragrances du jasmin qui montent le soir autour de la balustre...

A la recherche du bleu parfait...

Jeu de lignes... Branche étagée d'un Araucaria excelsa s'amusant avec les cloches d'une petite chapelle




samedi 23 juin 2012
Mediterranean oasis, close to Athens, closer to paradise : headquarters of the Mediterranean Garden Society. May 2012.

A few years ago, I was spending some days in the Peloponnese, and found a very exciting book named : "Making a garden on a Greek hillside".
This book was written in the 80s by a South-African urban planner - Mrs Jacqueline Tyrwhitt - who spent the last 14 years of her life in Greece, on a hillside in Attica, situated in the eastern Athens countryside.
In addition to completely designing her garden there, she wrote down every event or technique she experimented in her garden; then this diary was published a few years after her passing away, in 1998.

One of the reasons I kept on reading this book again and again (and happily acquired it through her current publisher) is that our garden in the Peloponnese has many similarities with the one described in detail by Mrs Tyrwhitt. They both face a 6-month drought during summer, a hillside facing south, a thin topsoil with rocky sub-soil underneath.
The next step was planning a visit to this little Heaven. The occasion came during my last stay in Athens, last May 2012. After a few phone calls, I spent the whole morning with Mrs Sally Razelou, the founding member and first MGS* President, who now is the custodian of the garden and who has tremendously improved and extended it since she came to live in this estate in 1992. A very very nice moment, spent sharing her experiment and her constant advice about setting up a garden scheme and gardening with lack of water.

I wish I had such gardening lessons when I was studying in Versailles !


This place is absolutely divine for those passionate about gardening in the Mediterranean climate, or about botany. For those, like me, who also design gardens, it is also really interesting in terms of combinations of plants, where all features of the plants are considered : shape, hardiness, drought-resistance, foliage colour, texture, fruit and flowers, as well as their ability to enhance a planting scheme by association with their neighbour.

Unfortunately, this garden is not open to the public, it is open to the Mediterranean Garden Society members, by appointment.

However, Mrs Razelou agreed that I could post some photographs of the garden, for the pleasure of my readers. I would like to express my gratitude for this visit. Not only because drought-tolerant plants are gorgeous, but also, even in Paris or London, because we now have to employ waterwise methods to help gardens thrive all-year-long, in a long-term approach of sustainable gardening.



More about the mediterranean-climate flora
POLUNIN, Oleg, Flowers of Greece and the Balkans, a filed guide, Oxford University Press, 1987.
TYRWHITT, Mary Jacqueline, Making a Garden on the Greek Hillside, Denise Harvey Publishing, 1998.
More about the MGS* (Mediterranean Garden Society)
The Mediterranean Garden Society website
Louisa Jones**'s blog article dedicated to this particular garden (**: a renowned English author, specialist of the mediterranean garden)
lundi 18 juin 2012
Douce lumière du soir, ruelles de Grèce, mai dernier.
J'aime particulièrement cette heure où le jour finissant n'éclaire plus que quelques détails et magnifie ceux qu'il trouve sur sa route.
Les rayons du couchant sont magiques et subliment tout sur leur passage.
Bientôt, tout ne sera plus qu'un rêve, en attendant les promesses du lendemain.
lundi 28 mai 2012
Choisir des végétaux adaptés à son jardin
Voilà ce qui arrive lorsqu'on néglige l'entretien !
D'où l'importance de confier à un paysagiste son projet de jardin, pour choisir des végétaux adaptés à la taille du lieu... et aux modalités d'entretien.
dimanche 20 mai 2012
Zéphyr est de la partie au jardin grec...

Typical flower of the greek hillsides, wild Salsify is a flower belonging to the Asteraceae family.
Upright, deep-rooted, it flourishes in our greek garden and likes to invade it ! First the purple-pink flowers flourish, then followed by an enormous pappus, or dandelion-clock. We call it "Trichoura" in greek.
What a beauty when it opens its pappus, before being spread over by the wind !
jeudi 10 mai 2012
De retour de Grèce
Back from Greece, avec encore un herbier à actualiser, des photos à classer, des plantes à identifier.... La flore méditerranéenne est décidément une de mes favorites...
Aperçu avant exploration plus approfondie dans les jours qui viennent, déjà remplis par les chantiers parisiens.
Ici un figuier de barbarie (Opuntia ficus-indica), au jardin.
A bientôt donc !
dimanche 1 avril 2012
Le temps des prairies
Avril qui succède à Mars, il est temps de retourner la terre pour les prairies fleuries...
Adepte du jardin au naturel, je ne peux que me réjouir du succès de ces jachères fleuries, quand les pollinisateurs et les oiseaux sont à la fête, quand les couleurs savamment coordonnées font pétiller ce qui auparavant n'était qu'un uniforme gazon.
D'entretien réduit, ces espaces peuvent aussi être les acteurs de premier plan d'une scène plus large, devant une haie libre, une banquette d'arbustes à feuillage foncé, pour un contraste saisissant.
Peu gourmandes en eau, ces prairies fleuries nous permettent de revoir nos pratiques paysagères et jardinières. Les sprinklers n'ont qu'à bien se tenir... sous terre !
Il faudra bien choisir ses mélanges de graines selon l'effet recherché, le climat de sa région et le type de terrain dont on dispose : terre argileuse lourde, terre humide ou encore à tendance acide, rocaille ou terrain sec. Le meilleur allié est l'observation des bords de route et bords de champ autour de chez soi, ce sont d'excellents bio-indicateurs. Une flore dans la poche aidera grandement (pour les néophytes : les guides Delachaux & Niestlé sont d'excellents outils).
mardi 14 juin 2011
Profusion de géranium. Balcon du Péloponnèse, mai dernier
On a souvent tendance à rejeter en bloc les géranium, trop achetés, trop plantés, trop vite gelés.
Qui n'a pas en tête ces maisons qui rivalisent chacune à coup d'engrais et de rachat permanent de geranium lierre pour fleurir les balcons...
Mon prof d'écologie les appelle les "stakhano du Pelargo". Le paysagiste Bernard Lassus préfère lui le concept d' "habitants paysagistes", où la notion de jardin de devant (le "front garden" de nos voisins d'outre-manche) prend tout son sens : on décore (car c'est le mot) son jardin non pas tant pour soi que pour les autres.
Un jardin pour attirer l'attention, en quelque sorte.
Ici, en Grèce, il y a quinze jours.
Un balcon d'une maison de ville, flanqué de Pelargonium rouge et de leurs pots brique, où quelques touches de blanc essaient tant bien que mal d'émerger.
On voit d'ailleurs qu'ici la nature aime à se nicher dans les gouttières : on aperçoit au-dessous du balcon les feuilles violet foncé d'une Tradescentia (la "misère" en vernaculaire). C'était un soir où les hirondelles menaient un ballet somptueux et me faisaient lever les yeux.
L'objectif est atteint : attirer les regards.
lundi 6 juin 2011
Blanc bleu vert : trilogie grecque sous la lumière du matin
Ficus elastica contre blanc immaculé : contraste saisissant. Il faut à cet arbre de la famille des Moracées un minimum 12°C, donc impossible pour lui de quitter cette station thermophile en plein coeur de village, à l'abri des vents froids... On ne va pas le plaindre.
Les feuilles coriaces et luisantes couvrent un tronc qui peut atteindre 60 mètres dans son habitat naturel (Inde, Himalaya, Birmanie, Java, Malaisie). Ici, il apporte un peu de fraîcheur et d'ombre au pied d'une église de quartier, située dans un dédale de murs plus blancs les uns que les autres.
C'est l'heure où les lumières sont encore chaudes, le ciel se sature peu à peu, la chaleur monte. Le photographe plongé dans les artères calmes et odorantes des ruelles se régale...
vendredi 3 juin 2011
Eloge du Bougainvillée
Couleurs saturées des bractées, souvent en contraste avec un ciel azur : les Bougainvillées bercent mes voyages en Provence, Côte d'Azur et pourtour méditerranéen depuis mon enfance. Ces teintes extrêmes m'ont toujours fortement marquées, participant sans doute depuis ma vie à Nouméa de ma passion pour la flore tropicale & méditerranéenne.
Fleurs tubulaires blanc crème quasi insignifiantes, mais ce sont les "bractées pétaloides" qui donnent la teinte à cet arbuste. Un must en grimpante.
Petite ville à l'influence vénitienne du Golfe d'Argolide, Péloponnèse, Grèce : Nafplio. Les Bougainvillea spectabilis longent les façadent puis redescendent des toits, ponctuant de leurs grappes colorées les rues de ce petit paradis.
Ici dans sa teinte bronze orangé : un peu plus frileux encore que l'espèce type "Bougainvillea glabra" fuchsia. On ne trouve pas de Bougainvillée (ou Bougainvillier) en climat froid, sinon sous serre exclusivement : cet arbuste de la famille des Nyctaginacées a une rusticité spécifique : il résiste à de courtes périodes seulement à 0°C. C'est comme pour les légumes : je préfère les légumes de saison et du coin, comme ça quand on visite un pays on est beaucoup plus dépaysé.
Je déteste la mode des plantes tropicales qui tentent d'égayer les bureaux parisiens éclairés aux lumières artificielles: ces pauvres Broméliacées et autres Kalankoé dans leur cultivars chamarés et biberonnés d'engrais me font de la peine. Je préfère les observer dans leur biotope d'origine !
Contrastes et saturations poussés à l'extrême, comme la Grèce des Cyclades sait en produire.
Au Cap-Vert, il y a quelques années. En plein mois de janvier, naturellement, l'île de Fogo est déjà au printemps !
Attention à bien le palisser : cet arbuste, s'il se plaît, se développe vigoureusement. Leur entretien doit être mené avec soin : les branches sont ponctuées de pointes qui me rappellent de bons souvenirs de taille...
Ici dans sa teinte bronze orangé : un peu plus frileux encore que l'espèce type "Bougainvillea glabra" fuchsia. On ne trouve pas de Bougainvillée (ou Bougainvillier) en climat froid, sinon sous serre exclusivement : cet arbuste de la famille des Nyctaginacées a une rusticité spécifique : il résiste à de courtes périodes seulement à 0°C. C'est comme pour les légumes : je préfère les légumes de saison et du coin, comme ça quand on visite un pays on est beaucoup plus dépaysé.
Je déteste la mode des plantes tropicales qui tentent d'égayer les bureaux parisiens éclairés aux lumières artificielles: ces pauvres Broméliacées et autres Kalankoé dans leur cultivars chamarés et biberonnés d'engrais me font de la peine. Je préfère les observer dans leur biotope d'origine !
Attention à bien le palisser : cet arbuste, s'il se plaît, se développe vigoureusement. Leur entretien doit être mené avec soin : les branches sont ponctuées de pointes qui me rappellent de bons souvenirs de taille...
mercredi 1 juin 2011
Eloge du Pittosporum
C'est la saison qui veut ça : les Pittosporum (Angeliki en grec) sont en fleurs. A condition certes qu'elle ne soit pas taillée, cette espèce appartenant à la famille des Pittosporacées
fleurit abondamment et son odeur est absolument exquise, sucrée, un peu vanillée, émanant de fleurs blanc crème de petite taille. Les baies qui s'ensuivent sont beaucoup plus grosses, aux belles graines rouges.
Elle n'est pas native de Grèce mais vient de Chine & du Japon.
Ce buisson sempervirent est aussi conduit en arbre autour du pourtour méditerranéen, filtrant les rayons du soleil et permettant de se tenir dessous, au frais. Comme ci-dessous, dans un monastère paisible des Cyclades, la semaine dernière.
C'est un buisson dense qui peut s'utiliser aussi en alignement ou en alternance pour une haie, ou bien pour marquer avec grâce un point précis du jardin, comme ci-dessous dans un jardin de Cannes : comme les topiaires à Versailles qui parsèment les alignements de buis, ici un pied de Pittosporum vient animer le début de l'emmarchement, avant une enfilade de Romarins. Effet vert garanti toute l'année, avec une succession florale très intéressante.
mardi 31 mai 2011
George is hungry : tortue au pied des buissons épineux du Péloponnèse
Dans le jardin, la tortue "George" s'est régalée des rondelles de tomates !
On voit derrière le début de la sécheresse estivale : les Ballota acetabulosa (la petite vivace au vert tendre derrière la tortue) et les figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) ont déjà les signes de stress hydrique : la sève moins abondante rend les feuilles plus fines, tandis que les animaux cherchent un peu de nourriture fraîche...
Pendant que j'étais parti dans les Cyclades, de gros orages ont éclaté : le jardin aura repris pour quelques jours un visage moins desséché.
Flore de la garrigue grecque, morceaux choisis
La semaine dernière, sur les pentes des collines sèches du Golfe d'Argolide.
Extraits d'une balade aux dernières heures de la journée, avant le coucher du soleil, au moment où les odeurs résineuses et aromatiques du "phrygana" (Cf article d'hier), le maquis grec (mais sur sol calcaire), exhalent leurs puissants parfums.
Herborisation, photographie, à l'écoute du vent qui berce les graminées et du buzzard qui observe les mammifères du coin...
Le Pallenis spinosa se dit Karphóhorto en grec. 30 à 60 cm. Endémique des collines, il peut cependant être introduite au jardin méditerranéen. Annuelle à pluri-annuelle. Les fleurs ressemblent à des marguerites, avec des feuilles gris-vert poilues qui résistent bien à la sécheresse.
J'avais été ébahi par l'abondance des Phlomis sur les pentes du monastère de Mistra (Mystras), l'an passé, plus au sud. Ici, les Phlomis relèvent de l'espèce "P. fruticosa". Famille des Lamiacées, comme l'ortie. Dite aussi Sauge de Jérusalem, et Aspháka en grec. Plante buissonnante aux rameaux dressés. Les feuilles sont persistantes, semblables aux feuilles de sauge : elles s'adaptent remarquablement à la sécheresse en étant larges au printemps et se rétrécissant au cours de l'été, se redressant alors à la verticale pour éviter les rayons du soleil. Prodige d'inventivité... Les fleurs jaune soutenu font de sublimes tâches de couleur par ici. Idéal pour égayer un coin d'une terrasse ensoleillée.
Les Ballota, ou Lychnaráki en grec, poussent ici remarquablement et leurs touffes d'un vert pâle contribuent au visage du maquis grec. Les fleurs sont quasi inexistantes, mais chacune a un calice d'une autre nuance de vert que les pétales, faisant de la plante un beau camaïeu de verts. La sève est exploitée dans les lampes à huile. Cette plante conserve ses belles feuilles gris-vert toute l'année.
Il était temps de rentrer dîner, l'ouzo et l'agneau grillé n'attendaient pas ;-)
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