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mardi 10 avril 2012

Une Crassulaceae en bord de falaise, roche volcanique de l'archipel des Saintes, février dernier

Baie de Marigot durant mon dernier séjour aux Saintes, en février dernier. Lieu d'observation privilégié de la flore tropicale sur roche volcanique mais endroit à y perdre son latin botanique...
D'où la question du jour !



Station d'observation : Terre de Haut, archipel des Saintes (Antilles françaises), poussant sur cette roche bien noire qu'on aperçoit sur la photo.
Prise de vue : février dernier (période du "Carême" : saison sèche de décembre à mai qui précède l'Hivernage, sensiblement plus humide).
Altitude : environ 100 à 200 m au-dessus du niveau de la mer, en haut de la falaise.
Famille botanique : Crassulaceae
Genre : Cotyledon
(note au 12/04 : un grand merci à Susan S. pour sa rapide contribution. Il s'agit non pas d'un Cotyledon mais d'un Kalanchoe pinnata).



Mais sans flore tropicale sous la main, impossible de déterminer l'espèce. Cotyledon orbiculata? C. pinnata ? Un botaniste spécialiste des Crassulaceae est le bienvenu pour m'aider...

dimanche 4 mars 2012

Faune des Antilles : focus sur le sphynx du frangipanier



Un de mes arbres préférés... attaqué par le sphynx du frangipanier. Ce Pseudosphinx tetrio est en effet en train de régler son sort aux feuilles de ce Plumeria alba (famille des Apocynaceae).






Cette chenille donnera bientôt un papillon d'une envergure comprise entre 10 et 16 cm... Présent en Martinique et Guadeloupe, cette chenille vit sur les frangipaniers ou sur l'allamanda (Allamanda cathartica) et c'était très étrange : sur un bouquet des 3 frangipaniers, seul un présentait des chenilles. Elles semblent donc dévorer méthodiquement arbre après arbre, en grignotant jusqu'à plus d'une dizaine de feuilles par jour.


dimanche 26 février 2012

Anthologie toute personnelle de la flore des Petites Antilles

Passiflora edulis, à la plantation Longueteau (Basse-Terre, Guadeloupe) : la fleur donne le célèbre "maracudja" en créole, dont on tire le non moins célèbre Punch passion !

(bel exemple de la flore antillaise... en bouteille!!)


Fleur de tiaré, la fameuse de nos monoïs...
Gardenia taitensis (famille des Rubiaceae). Quelle fragrance... Photo volée dans un jardin de Terre de Haut, archipel des Saintes. Antilles françaises.

Adenium obesum, famille des Apocynaceae. Très peu vu, peu introduit?

Calotropis procera (pommier de Sodome), famille des Asclepiadaceae. Archi résistante à la sécheresse : j'en avais aperçu une dans le Sahara mauritanien, il y a quelques années... C'est dire.

Hibiscus rosa-sinensis, famille des Malvaceae. Toutes les couleurs sont présentes aux Antilles, depuis le blanc pur, voire légèrement rosé, jusqu'au pourpre dentelé. Une diversité incroyable pour un genre très répandu.

Une autre teinte...

A suivre pour la suite!

jeudi 23 février 2012

Faune & flore tropicale : couleurs saturées au programme

L'arbre à corail, un festin pour les colibris. Ile de Terre de Haut, les Saintes, 2012


Me voilà de retour d'une exploration de la flore tropicale aux Petites Antilles...

Encore de quoi garnir mon herbier, affiner mes connaissances de la flore et de la faune endémique des Antilles, m'imprégner jusqu'à plus soif des odeurs et des couleurs, sur fond de ciel azur béni des dieux...

Ici, le résultat de quelques heures de patience, tant les colibris huppés sont timides. Une fois qu'ils se sont habitués à ma présence, j'ai pu déclencher généreusement. Je poste ici le résultat de 300 shoots de ce petit "Orthorhyncus cristatus" (colibri huppé, endémique des Antilles), le plus petit des colibris. On l'observe en forêt sèche, dans les taillis ouverts, mais aussi en forêt d'altitude.

Ici, gros plan sur les fleurs sublimes d'un arbre corail, à deux pas de la baie de Marigot.

A l'assaut du nectar d'un arbre corail (Erythrina altissima).

Un ballet sans fin...


A bientôt pour d'autres moments tropicaux!

mardi 2 août 2011

Le coeur de Voh en Nouvelle-Calédonie, trésor de biodiversité

Jacques Loquet défenseur du coeur de Voh. Photographie Florence Dhie.


75% d'endémicité : un taux exceptionnel pour la flore calédonienne. Un "hot spot" qu'il me tarde de retourner observer.

Je mets ici le lien d'une passionnante émission que RFI a récemment fait sur le célèbre coeur de Voh, où l'on apprend que cet écosystème fragile composé de deux variétés de mangroves, médiatisé par Yann Arthus Bertrand, est aujourd’hui menacé par la montée du niveau de la mer et par le plus grand projet minier du monde.

Jacques Locquet, président de l’association patrimoine et histoire de Voh et du Comité environnemental de Koniambo s’occupe de sa préservation.

Un reportage réalisé par François Porcheron et diffusé le 30 juillet 2011.








1 - Nouvelle-Calédonie : le message du Cœur de VOH

(19:31)




 




 








vendredi 1 avril 2011

Palmier tropical au Jardin botanique de Munich

Les semaines passent et ne se ressemblent pas... à ceci près que le temps manque de plus en plus pour blogger !
Voici donc un petit clin d'oeil aux serres tropicales du Jardin botanique de Munich où j'ai traîné à nouveau mes basques ce week-end, histoire d'en rapporter encore des couleurs, des odeurs et toujours de nouvelles plantes à ajouter à ma palette végétale.

Ici, un palmier Licuala grandis, originaire des îles Nouvelles Hébrides.

Esthétisme et rigueur des nervures...

mardi 8 février 2011

Coup de coeur végétal, le Sesbania punicea ou le bien-nommé Flamboyant d'Hyères

Aperçu lors de mon stage aux pépinières Rey à Hyères, en novembre dernier, le Sesbania punicea.

Arbuste de la famille des Fabacées (légumineuses), qu'on reconnait à ses fleurs papilionacées, justement. Là, il est en culture sous serre, car originaire des rives des torrents et des terrains humides des régions tropicales et subtropicales du sud du Brésil, du nord-est de l'Argentine et de l'Uruguay.

Ses fleurs rouge pourpré apparaissent en été, de juillet à septembre, en grappes retombantes et abondantes, à l'aisselle des feuilles. La culture sous serre est trompeuse, ici les fleurs sont encore présentes en novembre... La région veut aussi ça, c'est clair, d'où son nom!

Attention, rusticité limite : pas en-dessous de 0°C, donc à privilégier pour le bord de mer méditerranéen protégé et bien exposé, sinon en serre ou véranda.
Le Sesbania grandiflora, lui, est encore moins rustique: pas en-dessous de 5°C.

Idéal donc pour jouer les robinsons exotiques, il atteindra 2 à 4 mètres, d'un port plutôt étalé.

jeudi 14 octobre 2010

Au pied des géants de Birmanie, Serre tropicale du Jardin botanique de Munich, vendredi matin dernier.


De loin, en découvrant vendredi ce splendide jardin botanique j'ignore encore tout du contenu des serres, l'impatience monte... J'aperçois bien le dôme de la grande serre tropicale (20 mètres sous l'armature, il y a bien de quoi se régaler, pensai-je).

Et je vais être servi!

Une touffeur tropicale qui me rappelle l'Asie, cette chaleur humide qui vous prend dès qu'on sort de l'avion et qui vous rend mordu de ces pays-là... L'effet est sensiblement le même ici; je quitte le brouillard munichois pour être happé par une forte moiteur, je revis.

Et là, je me sens bien petit devant ces bambous géants (Dendrocalamus asper, atteignant 30 mètres dans leur région d'origine, l'Asie du sud-est: c'est la plus grande "herbe" du monde) et les palmes dentelées du Carludovica palmata (famille des Cyclanthacées) qu'on aperçoit au premier plan.
Le diamètre des cannes du bambou géant peut atteindre 35 cm et les feuilles 55 cm... Quelle vigueur.

Bonne soirée à chacun et à demain.

mardi 31 août 2010

Salade de fleurs aux Philippines, février dernier


Voyages, voyages...

Dernier jour de stage aujourd'hui à Cannes, retour à Paris après-demain.
L'occasion de continuer encore à voyager un peu autour du végétal, de la couleur, de l'exotisme, du cosmopolitisme... Cap sur l'Asie.


Salade de fleurs, Philippines, février dernier

Là, un souvenir culinaire et esthétique hors norme, dans une ferme bio d'une petite île des Philippines. Où les fleurs font office de légumes, le miel d'assaisonnement et la gentillesse de coutume quotidienne.

lundi 30 août 2010

Palmier tropical au Jardin botanique d'Amsterdam

Petit clin d'oeil aux palmiers du Midi de la France que je vois tous les jours, cette fois un Licuala grandis croisé il y a quelques mois dans les serres tropicales du jardin botanique d'Amsterdam, histoire de varier les plaisirs... Ce jardin est d'une richesse végétale vraiment intéressante, dommage que le week-end passé là-bas fut si court.


Licuala grandis, Palmier cuillère, serre tropicale du Jardin botanique d'Amsterdam, se dressant au-dessus d'un fougère

Ce "palmier cuillère" est un palmier originaire de Vanuatu introduit en Polynésie française et dans d'autres îles d'Océanie. Ca me rappelle mon enfance en Nouvelle Calédonie (sauf que je n'ai aucun souvenir précis de ce palmier là-bas)! Il fait partie de la famille botanique des Arécacées, famille des palmiers comme
- le cocotier cultivé, genre Cocos
- les palmiers à huile, genres Elaeis et Orbignya
- le palmier-dattier, genre Phoenix (plus courant ici dans le sud méditerranéen!)
- le palmier à raphia, genre Raphia (un ami qui revient de Madagascar y en vu de superbes)
- les palmiers à sucre, genre Caryota et Arenga


Palme de Licuala grandis (Palmier cuillère), serre tropicale du Jardin botanique d'Amsterdam

Le Licuala grandis est un Palmier tropical de sous-bois, qui nécessite toute l'année pas mal de chaleur (10° à 15° minimum) et d'humidité.

J'ai adoré la silhouette des palmes, originales car non divisées et dentelées, qui accrochent particulièrement bien la lumière. Ces éventails tropicaux seront à aller voir sur place, la prochaine fois, dans leur écosystème d'origine. Occasion aussi de découvrir un pays que je ne connais pas, le Vanuatu.

mardi 10 août 2010

Mangrove et rivages des Philippines, île de Bohol, février 2010

Second clin d'oeil à mon dernier voyage asiatique, aux Philippines (Cf. article de la semaine dernière).

Cette fois, détour par la mangrove du petit village d'Anda, péninsule esseulée au bout de l'île de Bohol (province de Bicol, Philippines).
Cette mangrove (écosystème incluant un groupement spécifique de végétaux principalement ligneux, ne se développant que dans la zone de balancement des marées appelée estran des côtes basses des régions tropicales) se situe entre le front de mer et le front montagneux située plus au nord, vers le cimetière, que l'on aperçoit à l'arrière-plan ci-dessous.


Mangrove d'Anda, île de Bohol

J'y retrouve les palétuviers de la Nouvelle-Calédonie de mon enfance. C'est l'espèce ligneuse la plus typique, avec leurs pneumatophores (racines aériennes adaptées spécialement à ces sols asphyxiants)et leurs racines-échasses, que l'on voit ci-dessous : ils peuvent ainsi pousser au-dessus du niveau de l'eau.

probablement un Palétuvier blanc de la mangrove d'Anda, Avicennia germinans (fam. Verbenacées ou Acanthacées selon la classification)
C'est un milieu écologique à préserver: c'est une zone fragile.

Plus près encore de la mer, le rivage!
Un vent fou ce jour-là, plus une chaleur tropicale : qu'il est bon de prendre l'ombre sous les majestueux Barringtonia. Ces arbres peuvent atteindre 20 mètres, ont un tronc gris et de grandes feuilles vertes brillantes. Il faudra revenir pour la floraison, il paraît que les fleurs sont particulièrement volumineuses et impressionnantes.

Feuilles de Barringtonia asiatica ("bonnet d'évêque"), famille des Lecythidacées (arbres des régions sub-tropicales à tropicales d'Amérique, de Madagascar, des Comores et d'Afrique de l'Est). Arrière-plan : baie d'Anda, île de Bohol

Plus loin sur le rivage, je croise une somptueuse pointe de rouge en haut d'un arbre étrange, décharné. C'est une variété tropicale d'Erythrine.

Erythrina variegata var. indica (syn. orientalis), rivage de l'île de Bohol

C'est cet arbre qu'on appelle l'arbre à corail ou encore les griffes de lion. C'est une sous-espèce d'Erythrina native des régions tropicales et sub-tropicales d'Afrique de l'Est, d'Asie du sud, d'Australie du nord, des îles de l'Océan indien et de l'Océan pacifique. On lui doit le nom de Roluos au Cambodge, deigo à Okinawa, drala à Fidji, madar au Bangladesh, man da ra ba au Tibet, thong lang en Thaïlande et vông nem au Vietnam.
Bel écho chromatique avec la pirogue à balanciers en bambous au pied de l'arbre!

A bientôt pour d'autres clins d'oeil à la flore philippine.

jeudi 5 août 2010

flore des Philippines, février 2010


jardin d'une luxuriance toute tropicale, Manille, février 2010


petit clin d'oeil à mon dernier voyage aux philippines, entre janvier et février dernier.


Ixora coccinea ou Ixora écarlate / flamme de la jungle, merci Claude pour l'identification; délicatesse sublime! arbuste buissonnant à feuillage persistant, endémique d'Asie du sud-est




rizière dans la plaine fertile au pied du volcan Mayon, province de Bicol

il faut absolument que je me procure une flore d'asie car là, trop de plantes restent difficiles à identifier.
désolé, certaines photos sont donc incomplètes; en revanche la beauté de cette flore tropicale ne peut laisser indifférent, quel que soit son nom latin :-)



les 2 photos ci-dessus: Pandanus tectorius, à la lisière entre la plage coralienne et la frange boisée de l'île qui protège les habitations. Il produit un fruit ressemblant un peu à l'ananas. Ce Pandanus est probablement issu de l'agriculture primitive polynésienne. Il participe à l'alimentation des populations des atolls, comme celui-ci (îlôt Balicasag, province de Bohol). Les feuilles servent aussi à parfumer les plats, après avoir longuement servi à fabriquer des vêtements et des toitures


ci-dessus, Plumeria alba, frangipanier : une fragrance inimitable, surtout au coucher du soleil