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mardi 20 novembre 2012

Château de Versailles, version nocturne. Novembre 2012.


Hier, concert baroque dans la Galerie des Glaces.
Cette photo a été prise quelques instants avant, au pied du Parterre d'Eau, sous la dite Galerie. 

Un moment magique entre Lully, Rameau et Glück orchestré par François-Xavier Roth, et une Danse des Furies de Glück pour finir, endiablée, rythmée et enivrante comme je l'aime. 



Puis tout ce petit monde quitte les lieux, le Château et le Parc retournent à leur quiétude nocturne, loin des visiteurs du soir... 

dimanche 5 août 2012

Escapade matinale au Parc de Sceaux

Ce matin, j'étais devant les grilles du Château à 7h... Personne, sauf quelques coureurs et les corbeaux du parc. Un délice.

Entrée Est du Château. Le Château vient de perdre ses échafaudages, la toiture est flambant neuve.

Fontaine en rocaille, près du Petit Château.

Furieusement baroque, la fontaine en rocaille. Décidément les lumières du matin sont les plus belles.

Pièce d'eau du Petit Château

Séraphin arborant son flambeau aquatique, Pièce d'eau du Petit Château.

Statuaire et vertugadins au petit matin...

Hercule Farnese, clin d'oeil à son pendant du Château de Vaux le Vicomte, ici dominant l'Orangerie.

Fleurissement pour le moins baroque devant l'Orangerie !

Flore devant l'Orangerie, caressée par la rose lumière du matin.



Plus d'actus sur la page Facebook de l'ATELIER GABRIEL

mercredi 14 mars 2012

Un reportage au parc du Château de Pange (Moselle, France)




ACTU TV DE LA SEMAINE

Complètement remanié par le paysagiste Louis Benech en 2003, le parc du Château de Pange (Moselle, près de Metz, France), fait l'objet cette semaine d'un reportage de Philippe Gauthier sur la télévision belge, dont je mets le lien ci-dessous.

A voir, définitivement.



Eloge des vivaces et des graminées (l'étendue de Miscanthus sinensis 'Gracillimus' est vraiment somptueuse), liaison avec la campagne au pied du château, scènes mêlant arbustes palissés et étendues gazonnées, prairies fleuries, le parc du château est plein de poésie et d'une beauté remarquable.

Revoir l'émission Jardins & Loisirs de dimanche 10 mars 2012 (le reportage est le 1er de l'émission)

jeudi 7 juillet 2011

Versailles, taille des topiaires

Mes nombreuses visites au parc de Versailles en compagnie des équipes de jardiniers me permettent d'en apprendre toujours plus sur l'art des jardins et les techniques du jardin classique, dit aussi "régulier", et dont les traités fondateurs de jardinage du WVII° et XVIII° siècles (le Boyceau de la Bareauderie et le Dezallier d'Argenville, notamment) n'ont pas pris une ride.

Il n'y est même pas fait mention de produits phytosanitaires, d'où leur cuisante actualité!

Ici, la taille en topiaire version 2011. On n'utilise plus le "croissant-tilleul" pour "tondre" les palissades de verdure mais le lamier guidé au laser. C'est sans doute sur les alignements de grande échelle que l'on aura vu en 300 ans les techniques évoluer le plus.


Allée de Flore et de Cérès, la semaine dernière.

Lamier monté sur tracteur, guidé au laser. Au pied du bassin accueillant les entrées du Bosquet de l'Etoile (à gauche) et du Rond Vert (à droite, derrière les palissades de bois), ancien Théâtre d'eau qui fait actuellement l'objet d'un concours de paysagistes pour y faire un jardin contemporain...

On y verra d'ailleurs bientôt un jardin "actuel" vu par l'agence lauréate. Cette démarche s'inscrit dans la politique de "requalification" du Parc de Versailles, notamment après la tempête de 1999 et les saillies qu'elle a opéré sur les tracés et les espaces. Difficile exercice de passer après Le Nôtre, Mansart ou Hubert Robert... J'en connais qui planchent en ce moment même : l'exercice est passionnant.
La patience est cependant de mise : rendez-vous début 2013.

Mais revenons à la taille...

Après les modernes engins de taille qui avalent du rideau (nom qu'on donne aux alignements d'arbres plantés et taillés au cordeau) au kilomètre, c'est pour la taille des sculptures végétales (ou topiaires)que le geste a le moins évolué depuis le XVII° siècle : on y travaille toujours à la main, avec des outils qui n'ont guère évolué. Rien d'extraordinaire : on a autant besoin qu'alors d'expertise et de doigté, d'expérience et de dextérité. C'est la taille que je préfère : on SENT le végétal qui s'offre à nos doigts et on voit la matière qui change par notre action.

Etape 1 : présentation du gabarit au pied de la pyramide de Buis, devant la statue de Castor et Pollux (mon opéra de Rameau favori...).

La taille se fait "en vert" : pendant la saison de pleine pousse.

Etape 2 : et en avant la cisaille...

samedi 2 avril 2011

Statuaire versaillaise sur fond de ciel menaçant...

Allée de l'Eté, Parc de Versailles. Le grain approche...


Mardi dernier, le ciel le matin radieux a peu à peu fait place à un dense voile gris, rapidement suivi en fin de journée d'ondes anthracites, menaçantes puis inquiétantes! Aucun abri à l'horizon, seules les Dieux de l'Olympe restaient de marbre et nous courions, autant que nous pouvions, chercher un refuge temporaire avant la débâcle.

Au pied du Parterre nord, depuis l'allée haute du Bosquet des Bains d'Apollon. Premières averses avant l'orage. Le Parc se vide brusquement de tous ses habitants

mardi 22 mars 2011

Jeu de net et de flou sur le Tapis Vert du Château de Versailles

Les pyramides d'ifs conduits en topiaire mènent le regard vers le château du Roi Soleil, que l'astre du jour rendait bien lumineux hier...

Le Tapis Vert depuis le départ d'une allée transverse.

Cache-cache avec les nets et les flous, ombres et lumières, reflets, le projet de Le Nôtre se révèle à qui sait prendre le temps de le visiter, de s'y aventurer, de s'y perdre, de s'y plonger.
La visite & l'appréhension du site nourrissent des rayonnages entiers de bibliothèques. J'ai décidé d'utiliser aussi mon regard pour appréhender ce site. La tâche est longue & décidément bien exaltante!

lundi 21 mars 2011

Bosquet de la salle de bal, Versailles cet après-midi

Cascade de rocailles en plein nettoyage

Je poursuis mon aventure dans le minéral. Après le mur d'hier, voici un cliché pris cet après-midi dans un Versailles ouvert grâce à des clefs magiques. Clefs qui ont notamment ouvert le Bosquet de la Salle de bal en plein ménage de printemps.

Ce bosquet est taillé dans un style plus que baroque. Etagement en gradins et cascades l'ornent, produisant des effets esthétiques variés, malheureusement il faudra revenir pour le voir en eaux.

On s'en rend un peu compte par le panoramique : ce bosquet circulaire est structuré en amphithéâtre à la romaine, ceinturé de gradins engazonnés, et orné, en partie orientale, de cascades parées de rocailles et de coquillages. Les rampes en marbre rose du Languedoc sont ornées de torchères et de vases de plomb doré.

Difficile d'imaginer les danseurs sur feu la piste centrale, initialement entourée d'eau, tandis que les musiciens prenaient place au-dessus des cascades. Il faut venir aux Grandes eaux musicales pour tenter d'y retrouver un peu de ce passé fastueux mais les mises en musique sont malheureusement uniquement en sono... Cependant le puissant bruit de ce buffet d'eau est vraiment magique de démesure.

Le Bosquet des Rocailles en pleine quiétude avant la belle saison

mercredi 16 février 2011

Domaine de Grand Trianon, Versailles. Morne après-midi d'hiver dans un jardin régulier...

Refuge intime entre Cour et forêt


Aujourd'hui il y régnerait sûrement une atmosphère plus pré-printanière, cependant ma dernière visite remonte au tout début du mois, quand l'hiver le plus rigoureux sévissait encore en Ile de France, sans astre solaire ni clémence des températures.

Le jardin abrite le Grand Trianon, élevé par Jules Hardouin Mansart en 1687 sur l’emplacement du « Trianon de Porcelaine » que Louis XIV avait fait construire en 1670 pour y fuir les fastes de la Cour (pourtant pas si loin...) et y abriter ses amours avec Mme de Montespan. On sent fortement l'influence italienne sur l’architecture, faite d'un palais d'un seul niveau, joignant une belle cour et un somptueux jardin.

Une leçon de perspective.

Riche palette des gris, esthétisme végétal hivernal, rigueur des topiaires, symétries parfaites, perspective atmosphérique jusqu'aux coteaux de Satory à l'arrière-plan... Le domaine de Grand Trianon est passionnant à plus d'un titre, outre qu'il sert de splendide écrin à un ensemble de bâtiments parmi les plus raffinés du Château de Versailles.

Fait intéressant, le « Trianon de Marbre » fut entouré, dès sa construction, de plusieurs dizaines de milliers de vivaces et tubéreuses (on se replongerait volontiers dans une promenade de cour, embaumés de fard et des fragrances des fleurs!). Ces plantes étaient enterrées en pots pour pouvoir être changées dès la fin de leur floraison : le spectacle était renouvelé tous les jours, dans un hymne à la floraison impérissable.
D'ailleurs les bâtiments ne sont qu'un prétexte au jardin : l'architecture est toute entière tournée vers les jardins. Voilà un ordre qui me plaît !

Depuis la galerie principale, l'architecture s'ouvre sur l'espace et donne à voir vers le domaine. Un "Petit palais de marbre rose et de porphyre avec des jardins délicieux" (Mansart).

mardi 1 février 2011

Grand Canal sous les glaces, Apollon refroidi. Parc de Versailles en Sibérie, cet après-midi.

Le Grand Trianon bordé de pièces d'eau et de gazon, désert, balayé par les vents glacés.

Aujourd'hui, journée de visite du parc de Versailles côté technique. Thème de la journée, le traitement des limites ou comment les concepteurs du parc ont envisagé les transitions entre les espaces, le bâti et les végétaux, les espacements, les emmarchements...

Au bord du Grand Canal pris sous les glaces.

De quoi penser plus à la Sibérie qu'au génie créateur du roi soleil et de Le Nôtre... il suffit pour s'en convaincre de voir le Grand Canal entièrement gelé. Les étalons d'Apollon dont on aperçoit le Bassin juste au-dessus essaient tant bien que mal de jaillir hors de l'eau glacée, nargués par les délicates mouettes qui se gaussent des caprices du climat.

La statuaire est emmitouflée, le parc au ralenti, la végétation en dormance et nous, mètres et calepin en poche, affrontons les éléments autant qu'on le peut!

samedi 29 janvier 2011

Péristyle baroque au Bosquet des Colonnades. Parc du Château de Versailles, avant-hier.

Envolée baroque (lyrique?) au Bosquet de la Colonnade, avant-hier. Un péristyle qui guide le regard vers le ciel...

Le bosquet des Sources créé par André Le Nôtre en 1679 n'aura pas tenu longtemps, un caprice de roi l'aura fait remplacer 6 ans plus tard au profit du bosquet actuel, celui de la Colonnade, édifié à partir de 1685 par Jules Hardouin-Mansart, dont je parlais hier au sujet de l'Orangerie.

Le péristyle dont j'ai pris ici un fragment accompagne 32 colonnes de marbre ioniques. Les tympans triangulaires entre les arcades sont décorés de bas-reliefs représentant des enfants, tandis que les arcs eux s’ornent de têtes de nymphes et de naïades.

Le bosquet était fermé au public, le silence était royal, un vrai enchantement.

vendredi 28 janvier 2011

Orangerie du Château de Versailles. Ciel menaçant d'hier.

Le Parterre du Midi, au pied de l'Orangerie.

Des lignes pures, majestueuses, un ciel encadré par le perron et les Cent Marches, quelques cyprès qui marquent la verticalité, des topiaires soigneusement taillées. Le chef d'oeuvre d'Hardouin Mansart est toujours là.

La Galerie centrale parcourue hier yeux bandés (expérience unique!) puis yeux découverts fait 150 mètres, encadrée par 2 galeries latérales situées sous les deux flanquées des marches menant au Grand Parterre.

3 hectares ici moins animés que l'été, quand les 1000 et quelques caissons d'agrumes viennent ajouter leur touche d'exotisme à un parc à la palette végétale plus rustique. Au XVIIe siècle, sous Louis XIV, des fleurs de couleurs vives étaient plantées et renouvelées sans cesse à grands frais: giroflées, jacinthes, jasmins, tulipes, narcisses, lys, coquelourdes, œillets de poète et jonquilles.

Bonne journée!

lundi 24 janvier 2011

Statuaire à Vaux le Vicomte (suite), éloge du jardin à la française

Vaux le Vicomte, le début du jardin à la française

Depuis les terrasses au pied du château, ce Dionysos boit sa coupe jusqu'à la lie et moi je me régale de la perspective centrale, ce tracé régulateur qui domine la vallée de l'Anqueuil et qui, plus haut, emmène le regard vers une double allée de platanes puis, ultime obstacle avant la forêt, à la gigantesque statue de l'Hercule farnèse (ici invisible).

Magistral.

vendredi 21 janvier 2011

Bacchus à Vaux le Vicomte. Le livre de chevet des architectes du paysage...

Vaux le Vicomte, premier jardin à la française (1653-1661). Un Bacchus sur fond de palissade végétale, l'art des jardins Grand Siècle dans toute sa splendeur.

Fouquet a érigé là un exemple magistral, livre de chevet de tous les architectes du paysage... Vaux le Vicomte est LE projet phare de Le Nôtre, avec un rapport à la perspective, aux sauts d'échelle, à l'inscription dans le site vraiment exceptionnels. Chaque vue est un tableau, chaque scène est structurée, le paysage est composé d'une main de maître.

Là, durant un jour de canicule estivale, je contemplais la statuaire en me régalant de la visite. En buvant jusqu'à plus soif la coupe du beau Bacchus et écoutant avec attention les leçons des maîtres...

jeudi 2 décembre 2010

Sous la neige du Vexin, les arbres sont mis à rude épreuve

Sous la neige, aujourd'hui 2 décembre...

Sous le poids de la neige, les tilleuls pluri-centenaires ploient, chutent, comme attirés les uns par les autres. Le réaménagement du parc est en cours, on y travaille... Un travail de titan, passionnant.

Le château depuis la fin de la perspective.

Bonne soirée à chacun.

Utile et irremplaçable, la brouette. Sous la neige d'un parc XVIIIème s., Vexin, aujourd'hui



Aujourd'hui, nouvelle exploration du Vexin. Neige abondante, rencontres enrichissantes... et cette brouette esseulée au pied d'un alignement de tilleuls centenaires, dans un parc XVIII° s.

Elle contemple les éléments et attend qu'un jardinier la sorte de ses rêves, utile et irremplaçable.

dimanche 21 novembre 2010

A la recherche du Vexin, suite: le Domaine de Villarceaux, XVI°-XVIII° s., jeudi dernier

Le Château de Villarceaux, archétype de la grande "maison de plaisance" XVIII° s., en surplomb de la colline.

Le Domaine est malheureusement fermé au public, il est en plein travaux. Il faudra attendre avril prochain pour revoir cet ensemble architectural incroyable.
Mon explo du Vexin ne pouvait pas ne pas passer par ce domaine: un parc de 70 hectares occupé par deux châteaux, l'un XVIII°, dominant le modelé de la colline, l'autre en contre-bas, du XVI°.

Le Manoir de Ninon, en contre-bas, au bord d'une longue pièce d'eau et d'un superbe parterre de buis (on ne voit pas le parterre de là où j'étais, la topographie ne laisse entrevoir que la zone humide qui sert de transition entre le domaine public et le domaine privé du château)

La Tour des Condamnés en pleine restauration, bâtiment XV° s qui encadre l'ancien logis seigneurial. La charpente en chêne vient d'être terminée, on commence la pose des tuiles en terre cuite.

Le tout est mis en valeur par un parc classé "Jardin remarquable" depuis plus de 15 ans. La nuit tombait, j'y retournerai pour mieux décoder ces styles de l'art des jardins qui s'y entrecroisent: arabo-andalou, Renaissance italienne, régulier à la française.

Pour en savoir plus

mercredi 13 octobre 2010

Château de Nymphenburg, Munich, vendredi dernier

 

Déesse grecque? Impératrice romaine? Cette statue trônait magistralement dans un des jardins latéraux du Château de Nymphenburg, édifié durant près d'un siècle entre XVII° et XVIII° siècle pour servir de résidence d'été aux princes électeurs et aux empereurs. C'est ici que Louis II y naîtra.
Girard, le concepteur du jardin, avait en tête Versailles en créant ce parc. Mais au XIX° le courant du jardin paysager l'emportera sous l'impulsion du paysagiste Sckell, au profit d'un style plus "naturel", suivant la mode du jardin anglais.

On retrouve quelques traces évidents du jardin régulier initial devant et derrière le château, entre parterres engazonnés bordés de statuaire et pièces d'eau rectilignes, avant que le tout n'évolue peu à peu vers un vaste parc à l'anglaise, style que certains historiens aiment décrire comme "le jardin de l'homme sensible", plein de courbes et de mystère qui permettent au visiteur de ressentir et de communier avec la "nature" d'une manière beaucoup plus directe qu'avec une "nature mise en ordre" des jardins à la française.

Souvenir de visite sous le brouillard de vendredi dernier.