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mercredi 28 mars 2012

Silence ça pousse à Hyères...

La Villa Noailles, Hyères (Var)


Je ne me lasse pas de revoir la villa Noailles à Hyères. Le jardin des Noailles à Grasse est plus intéressant mais cette sublime architecture de Mallet-Stevens et ce jardin en restanques dominant le vieux Hyères forment un ensemble incomparable, qui me rappelle mes séjours dans le Midi...

A revoir dans la dernière émission de Silence ça pousse, qui lui consacre un reportage.

Revoir l'émission du 21 mars 2012


Banquettes de buis, guidant le visiteur vers une discrète volée d'escaliers

mercredi 4 août 2010

escapade art-déco à la villa Noailles, Hyères, côte varoise




samedi dernier, retour aux années 20, aux mécènes entourés d'artistes, entourés notamment des meilleurs architectes.
hommage à un de mes architectes préférés, mallet-stevens (1886-1945), également enseignant et décorateur, qui construira là un de ses projets phares, pour le compte de Charles et Marie-Laure de Noailles.

la villa Noailles est une étrange villa, une sorte de château moderne vu par les années 20, pétrie du mouvement Art-Déco (la construction s'étalera de 1923 à 1928), dans le vieux Hyères et face à la mer. Les lignes droites de cette maison et la recherche d'harmonie dans les volumes contrastent fortement avec le jeu des terrasses qui, en contrebas, épousent la topographie du jardin et offrent en descendant progressivement jusqu'au vieux village, une poésie et une tendresse qu'on trouve moins aisément dans la villa (blancheur des tons, épure de l'architecture).

terrasse à l'étage: forte minéralité, angulosité extrême : les touffes de Pittosporum dans leurs bacs béton atténuent un peu l'ensemble. magistral!

Ceci dit, impossible de savoir si le jardin tel qu'il se présente aujourd'hui est une pure reproduction ou au contraire une réinterprétation plus contemporaine. en tout cas, la variété botanique du jardin est incroyable.
Seul témoin sûr, le jardin de Gabriel Guévrékian, dans un esprit de géométrie et une forme type "proue de bateau", à l'entrée du jardin, au pied de la terrasse : à l'origine complètement minéral (des mosaïques de couleur venaient égayer une trame blanche), les carrés sont pour certains aujourd'hui plantés de quelques Aloès nains. on est là dans un jardin vitrine, qui ne se pratique pas, où l'on ne vit pas: c'est assurément dans les terrasses plus bas que l'on peut flâner et se laisser happer par la douce ombre du midi!

Jardin de Gabriel Guévrékian, projet originel

Jardin de Gabriel Guévrékian, aujourd'hui

Voici donc une des terrasses situées en contrebas. Chacune recèle quantité de coins et recoins où il fait bon se reposer. N'y manque plus que le bruit d'une fontaine pour apporter encore plus de fraîcheur... Une petite allée serpente et permet ainsi de circuler d'un bout à l'autre de la restanque mais là, les plantes sont reines. La taille douce leur permet d'exprimer toute leur majesté. dans certains endroits, on frôle avec la forêt sub-tropicale. De là à s'y perdre...