mercredi 25 avril 2012

Variété des formes fruitières au Potager du Roi, Versailles


Mais que recèle donc ce Potager du roi où j'ai passé deux ans...

Près de cent formes de tailles fruitières.
Avant-goût.

Nectarine Mesembrine, Potager du roi.


Mur Est, au pied de la Terrasse des Figuiers. En descendant quelques marches pluricentenaires, on tombe sur ces fruitiers à la taille inlassablement et méthodiquement appliquée par les jardiniers du Potager royal : on cultive à Versailles près de 100 formes fruitières.
Ci-dessus, un cordon vertical ondulé double.

Un conseil : prévoir un mur de plus de 3,5 mètres de haut...

Moins de place au jardin? On peut très bien aligner ses fruitiers en cordon... Tout n'est qu'une question de proportions !


Poiriers Doyenné du Comice pris dans les rayons printaniers.
Ici, une taille appelée Palmette Verrier à six branches.

Et plus loin, à la lisière du Fruticetum (collection d'arbustes rangés ici par familles botaniques)

Encore une Doyenné du Comice, cette fois formée en Vase Médicis à seize branches


La Fontaine serait là, on serait tenté de célébrer avec lui son fameux "Patience et longueur de temps..."

Plus d'infos sur ce bel endroit : cliquez ici

dimanche 22 avril 2012

Hanami au Parc de Sceaux, ce matin

Il y a quinze jours au Parterre Nord, le 5 avril dernier

15 jours plus tard... ce matin.
Lumière blanche, contrastes épouvantables, ombres bouchées, ciel blanchi, le contexte n'est pas favorable à la photo, mais le sujet vaut quand même la peine de sortir l'appareil photo. N'en déplaise aux puristes (et à moi, nostalgique des lumières des prises de vue de début avril, lorsque les bourgeons sortaient timidement).



Ce Parterre Nord est toujours aussi magique, désert en cette journée électorale malgré quelques joggeurs et athlètes matinaux. Les Cerisiers du Japon sont splendides, fiers, tout vêtus de ce rose tendre.



L'Hanami est à son apogée. Déjà la pluie de fleurs (en japonais Sakura fubuki) répand sur le sol ses traces.

Ephèmère printemps...

samedi 21 avril 2012

Tout est jardin

Antilles françaises, février dernier



Beauté marine, surgie de la mer des Caraïbes, dressée par les alizés, comme une immortelle séchée que l'on garderait pour sa structure, devant un océan de possibilités...

Savourer son coin de verdure

La Riviera italienne, entre Menton & Vintimiglia (à deux pas de mon jaridn botanique préféré : le Cap Mortola).



Les températures se réchauffent (entre deux averses salutaires), le printemps s'installe, on ressort sur les balcons et les terrasses savourer un bon rosé, contempler les rayons du couchant et profiter de son coin de verdure, inondé par les fragrances des jasmins, des pins parasol et des roses 'Mme Alfred Carrière'...

Balcon italianisant, Péloponnèse grec, printemps dernier.

lundi 16 avril 2012

Envol du printemps, éloge des teintes de rose...

Je parcours de nouveau ma visite de dimanche dernier dans cet arboretum des Vilmorin, aujourd'hui géré par l'Office National des Forêts ONF.

Ce que l'on a planté dans les différents jardins prend forme... C'est la fin de la période de dormance, l'envol du printemps.
Définitivement un des moments les plus excitants de l'année, quand les bourgeons végétatifs et floraux se développent pour laisser apparaître leur bourre (le duvet et les jeunes feuilles et fleurs enfouies dans les bourgeons de nombreux caducifoliés comme ici).

Cercis griffithii, arbre de Judée.


J'ai repris les trois cent photos shootées le jour de la visite pour n'en garder que les plus étincelantes dans les teintes de roses...

Akebia quinata, une grimpante semi-persistante toute en finesse


Carpinus turczaninowii


Acer pycnanthum


A méditer dans nos projets de jardins : la palette végétale est large ! Et, le plus souvent d'une finesse remarquable, pour qui sait jouer avec les bons pinceaux.

Corylopsis glabrescens




Éloge d'une prochaine couleur au prochain numéro....



Page Facebook de l'Arboretum des Barres

samedi 14 avril 2012

dent de lion, laitue de chien, salade de taupe, couronne de moine... le Pissenlit !



Délicatement perlé de rosé, le pissenlit trône dans la lisière de ce jardin du Berry, entre la Châtre et Guéret, mercredi dernier.

On connaît souvent son nom vernaculaire classique, mais le Taraxacum officinalis (Asteraceae, de la famille de la marguerite) porte aussi les sobriquets de dent de lion, laitue de chien, salade de taupe, couronne de moine... Une variété de surnoms qui s'explique sans doute par sa distribution très vaste dans nos jardins et ailleurs...

Il pousse à peu près partout dans l'hémisphère nord, où il présente nombre de formes adaptées aux diverses régions d'accueil : pelouses du littoral, prairies grasses, lisières (comme ici), mais aussi rocailles arides, hautes montagnes, régions arctiques.

Jusque dans nos villes !

Taraxacum viendrait de l'arabe tharakhchakon
qui désignait une composée analogue (nom de l'ancienne famille botanique des Composées tirée de la structure florale, aujourd'hui renommée Astéracées).

La capitule jaune d'or ici montrée s'ouvre le matin et se ferme le soir : une vie saine! En salade, les feuilles (volontiers accompagnées de lard) feront une salade optimale pour lutter contre le scorbut... et surtout pour changer de la scarole.

A bon entendeur...

Arboretum des Barres et flash-back en Côte d'Azur, morceaux choisis de la flore coréenne

Picea koraiensis, pin de Corée (fam. des conifères Pinaceae)



Moi qui ne suis pas naturellement attiré par les conifères (j'aime trop le renouveau des saisons), je m'ouvre progressivement à la famille... Et découvre avec joie un specimen particulièrement élégant lors de ma dernière visite de l'Arboretum des Barres (cf derniers billets Fil du 9 avril 2012 : un cornouiller et Fil du 9 avril 2012 : un charme botanique)

Acer mono, érable de Corée, détail de la jeune feuillaison aux dentelures particulièrement élégantes et à la coloration incroyablement lumineuse (famille des Aceraceae)


Étincelant au bout d'une allée champêtre : de quoi illuminer un sous-bois de manière éblouissante, l'érable "mono"


Clin d'oeil à la flore coréenne et japonaise lors d'un de mes derniers passages sur la Riviera : une barbe de serpent (très appréciée au Japon et maintenant dans les jardins japonisants de nos contrées): un Ophiopogon japonicus.

Ophiopogon japonicus : un couvre-sol d'ombre, que l'on peut aussi faire pousser dans le midi, au frais


Villa Ephrussi de Rothschild, dominant la rade de Villefranche sur Mer


Rade de Villefranche sur Mer


Mais là je dérive de nouveau vers mon péché mignon, la flore méditerranéenne, et là c'est une toute autre histoire... Affaire à suivre, donc.

vendredi 13 avril 2012

Jardin de la maison de George Sand à Nohant, Berry, avant-hier

Impossible de manquer ce beau jardin de Nohant, entre La Châtre et Châteauroux (Indre, France) de retour d'une réunion de chantier. J'avais déjà visité le monastère de Valdemossa à Majorque, où s'étaient retrouvés Chopin & George Sand.

Cette fois, c'est le jardin de la maison où résida George Sand jusqu'à sa mort (1876) qui s'offre à mon regard. Belle maison patricienne cernée d'un jardin aux inspirations romantiques et Renaissance. Un doux mélange, où domine par touches ce bleu des volets et des huisseries doux et délavé, comme le temps qui file et qui patine les choses.

Entrée du jardin


Broderies de buis, aux inspirations Renaissance


Arceau de rosier grimpant, incontournable des jardins romantiques...


Forsythia x intermedia (pourquoi pas...) et surtout derrière, le long du mur Sud, la serre dans son jus : on imagine là un tableau de Caillebotte et des cloches en verre qu'on ressort après un trop long hiver


Vision nourricière ou pastorale, un verger au fond du domaine, qui fait rentrer la campagne toute proche dans le jardin


Le jardin vu de la maison


Symptomatique de la maison bourgeoise du XIX° siècle : on sort fièrement l'étendard botanique à la mode : le cèdre du Liban...


Détail de serrurerie, d'un bleu...



Il est temps de repartir...

Sortie du jardin



Plus d'infos pratiques sur le site des Monuments nationaux / Maison de George Sand

jeudi 12 avril 2012

Ciels chargés du Berry

Printemps de contrastes à Nohant, hier après-midi.



Hier, réunion de chantier dans le Berry, un stop à la maison de George Sand en rentrant vers Paris, accompagné des giboulées d'avril : la journée fut ponctuée d'éclaircies au soleil lumineux, étincelant les champs du colza déjà bien poussé, séchant les murs recouverts de valérianes, aux douches torrentielles aux tonalités de gris denses, sombres, menaçantes, magiques.

Les contrastes de couleurs et de matières, c'est vraiment mon truc !
Et ce Berry est si extraordinaire, rugueux, retiré, paisible.


Aperçu dans le diaporama ci-joint...

video

NDLR : la qualité de la vidéo semble insuffisante pour rendre bien à l'écran. Il faudra veiller à optimiser cela...

mardi 10 avril 2012

Une Crassulaceae en bord de falaise, roche volcanique de l'archipel des Saintes, février dernier

Baie de Marigot durant mon dernier séjour aux Saintes, en février dernier. Lieu d'observation privilégié de la flore tropicale sur roche volcanique mais endroit à y perdre son latin botanique...
D'où la question du jour !



Station d'observation : Terre de Haut, archipel des Saintes (Antilles françaises), poussant sur cette roche bien noire qu'on aperçoit sur la photo.
Prise de vue : février dernier (période du "Carême" : saison sèche de décembre à mai qui précède l'Hivernage, sensiblement plus humide).
Altitude : environ 100 à 200 m au-dessus du niveau de la mer, en haut de la falaise.
Famille botanique : Crassulaceae
Genre : Cotyledon
(note au 12/04 : un grand merci à Susan S. pour sa rapide contribution. Il s'agit non pas d'un Cotyledon mais d'un Kalanchoe pinnata).



Mais sans flore tropicale sous la main, impossible de déterminer l'espèce. Cotyledon orbiculata? C. pinnata ? Un botaniste spécialiste des Crassulaceae est le bienvenu pour m'aider...

lundi 9 avril 2012

Arboretum des Barres, extrait

Bractées d'un Charme botanique (en cours d'identification, Carpinus aff. japonica ?)


Toujours la visite à l'Arboretum des Barres. 2500 espèces végétales, l'une des plus riches collections végétales au plan mondial, et ici une Betulaceae, très probablement un charme Carpinus aff. japonica, en cours d'identification.

Stupéfiant de finesse.

Page Facebook de l'Arboretum
Site de L'ONF/Arboretum des Barres

Dimanche de Pâques à l'Arboretum national des Barres

Lieu : Arboretum des Barres, Nogent s/Vernisson (Loiret, France)
Prise de vue : hier matin
Famille botanique : Cornaceae
Genre : Cornus (cornouiller)
Espèce : C. florida 'Rubra'

Bractées rose-rouge entourant la future fleur du Cornus.


Détail de la feuille, débourrée de quelques jours



On comprend mieux le nom du cultivar (Rubra = rouge) en observant les détails macro de la fleur et de la feuille de ce cornouiller...

L'Arboretum des Barres : une des plus belles collections d'Europe en matière de botanique... 8 heures passées dans cet endroit magique créé par les Vilmorin fin XIX° s (et évidemment je n'ai vu que 10% de l'endroit...).

La bête à bon dieu



Je reviens d'une journée à l'Arboretum National des Barres (Loiret, France) avec des images et des variétés botaniques plein la tête et l'appareil photo. Le temps de trier, je retrouve cette coccinelle visitant un pied de lavande au jardin, à Oxford, en janvier dernier.

Bon week-end de Pâques !

vendredi 6 avril 2012

Les Kiwi sont de sortie au jardin...


Actinidia deliciosa, arbre à kiwi, mercredi.


Avant-hier, sur un chantier que je termine aux confins de l'Ile de France, quelques instants pris à observer les débourrements, nombreux en cette saison.
Et là, le Kiwi le long du mur Est qui se régale des premières chaleurs et arbore fièrement la ciselure de ses feuilles cordiformes (en forme de coeur)... Elles atteindront bientôt leurs 20 centimètres réglementaires mais là, début avril, tout n'est que finesse et dentelure.

En juin, les fleurs feront leur apparition puis les fruits ovoïdes à la peau soyeuse prendront leur place...

jeudi 5 avril 2012

Hanami au Parc de Sceaux, hier matin à la fraîche

Le parterre des cerisiers du Japon, Parc de Sceaux - Hauts-de-Seine -, hier matin


Du japonais "Hanami" (花見) : littéralement, regarder les fleurs...

Débourrement d'autant plus flamboyant que les fleurs précèdent les feuilles : une explosion rose avant le cuivré qui prend sa suite


Et c'est précisément ce que je suis venu faire hier, au parc de Sceaux, après avoir passé les mois d'hiver à contempler ce quinconce de Prunus serrulata (cerisiers du Japon), sans feuilles ni fleurs, juste bordé de haies d'ifs taillées avec soin. Le printemps est le "climax" de cet échiquier, planté de manière régulière et d'une seule espèce : le Prunus serrulata, ou cerisier du Japon.
L'apogée floristique de cet arbuste de la famille des Rosaceae est précisément l'occasion pour les japonais de contempler la beauté des fleurs de cet arbuste emblématique du pays (là-bas, on le nomme Sakura). Comme je les comprends.

Prunus serrulata, ou cerisier du Japon, détail de la fleur


À cette occasion, les télévisions suivent quotidiennement l'éclosion des bourgeons floraux (le débourrement), dans les différentes villes du pays, où l'on profite de l'occasion pour également palabrer, pique-niquer, chanter sous les cerisiers en fleurs.

mardi 3 avril 2012

Interview pour Côté Sud


Cliquez ici pour lire l'interview pour Côté Sud dans son intégralité

Je tiens à remercier chaleureusement Tania Jabbouri de l'équipe rédactionnelle de cotemaison.fr, avec qui les échanges ont été fort sympathiques et ont permis la publication de cet article il y a quelques semaines.

Merci à chacun, qui venez ici chaque jour consulter ce blog, dont la fréquentation en constante augmentation est un encouragement permanent à poursuivre ce travail de mise en avant de la nature, sous toutes ses formes, spontanées, travaillées, paysagées, capturées par la photo... et transmises ici.

A bientôt pour d'autres aventures.

Une rareté botanique, Trichostema purpurea 'Alba'

Trichostema purpurea 'Alba' (Lamiaceae). Cliché pris hier sur le balcon de ma cuisine.


Cette vivace a pris place sur mon balcon Est depuis St Jean de Beauregard vendredi dernier. Appartenant à la famille des Lamiaceae (orties, sauges, bugles, romarin, menthe...), cette Trichostema purpurea 'Alba' est une nouveauté trouvée chez une pépiniériste archi pointue venue de Belgique avec des raretés dont des Epimedium qui aux Etats-Unis s'arrachent à 500 dollars le pied.... un marché de l'offre qui crée de la rareté, de l'attente, généré par une obtention horticole on l'imagine difficile, d'où des prix elevés...

Impossible de trouver cette vivace dans mon Plant Finder de la Royal Horticultural Society (ou aurais-je une édition trop ancienne?!).

Je guette donc la floraison avec impatience car aucune photo sur internet n'est trouvable sur cette espèce.

Site de la fête des plantes de Saint Jean de Beauregard (Essonne)

dimanche 1 avril 2012

Le temps des prairies

Prairie fleurie à l'état spontané, Péloponnèse, Grèce, avril 2010. 900 m d'altitude.


Avril qui succède à Mars, il est temps de retourner la terre pour les prairies fleuries...
Adepte du jardin au naturel, je ne peux que me réjouir du succès de ces jachères fleuries, quand les pollinisateurs et les oiseaux sont à la fête, quand les couleurs savamment coordonnées font pétiller ce qui auparavant n'était qu'un uniforme gazon.
D'entretien réduit, ces espaces peuvent aussi être les acteurs de premier plan d'une scène plus large, devant une haie libre, une banquette d'arbustes à feuillage foncé, pour un contraste saisissant.

Préparation du sol avant semis. Ici à l'Ecole du Paysage, pris lors de mon jury de 2nde année, au printemps dernier.


Peu gourmandes en eau, ces prairies fleuries nous permettent de revoir nos pratiques paysagères et jardinières. Les sprinklers n'ont qu'à bien se tenir... sous terre !

Il faudra bien choisir ses mélanges de graines selon l'effet recherché, le climat de sa région et le type de terrain dont on dispose : terre argileuse lourde, terre humide ou encore à tendance acide, rocaille ou terrain sec. Le meilleur allié est l'observation des bords de route et bords de champ autour de chez soi, ce sont d'excellents bio-indicateurs. Une flore dans la poche aidera grandement (pour les néophytes : les guides Delachaux & Niestlé sont d'excellents outils).

Prairie fleurie au pied d'une culture d'oliviers, Péloponnèse, Grèce, avril 2010. Un peuplement dense de coquelicots Papaver rhoeas.
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