dimanche 17 octobre 2010

La plante de la semaine: le Ginkgo biloba

D'abord, une précision orthographique: GingKo et non GinKgo.
Ensuite, le Gingko est biloba, pour bilobé! sa feuille est en effet composée de deux lobes, formant un triangle légèrement ouvert en haut, joint au pétiole.
Ensuite, c'est un coup de coeur pour moi car son port est gracieux, son feuillage d'un jaune intense à l'automne et sa croissance lente.

- Nom latin: Ginkgo biloba
- Nom vernaculaire: arbre aux quarante écus.
- Famille botanique: Ginkgoacées.
Cette famille a pour unique espèce le Ginkgo, arbre originaire de Chine et aujourd'hui disparu à l'état sauvage, bien que toujours présent en culture
- Catégorie: abre à croissance lente, 20 à 30 m adulte.
- Lieu de prise de vue: Arboretum de la Vallée aux Loups, Châtenay-Malabry. - Pays d'origine: sud de la Chine.
- Rusticité: très bonne.
- Forme végétale: arbre dressé, d'abord colonnaire puis largement étalé, à l'écorce grisâtre et sillonnée.



- Floraison: arbre dioïque (se dit d'une espèce dont les fleurs unisexuées mâles (à étamines portant le pollen) et femelles (à pistil) sont portées par des pieds différents) donc à deux systèmes floristiques différents. Les fleurs mâles sont des châtons pendants, de 3 à 8 cm de long, cylindriques, jaunes, en bouquets. Les fleurs femelles sont l'inverse solitaires, globuleuses, suivies à cette saison automnale de fruits jaune-vert, semblables à des prunes de 1 à 3 cm de long.
- Conditions de culture: soleil, sol fertile, profond, bien drainé. Aucune maladie ou ennemi.
- Utilisation: le réserver en situation isolées dans les grands jardins, sinon opter pour le cultivar 'Pendula', rampant, ou les cultivars 'Princeton Sentry' ou 'Tremonia', sélections mâles en colonne étroite.

Emission sur la biodiversité chez France inter ce matin

Amis à l'écoute de la biodiversité, une émission à réécouter sans retenue, celle diffusée ce matin sur France Inter dans le cadre du magazine Interception. A l'heure biologique où une seule espèce, la nôtre, semble bien partie pour mettre en danger l’existence de l’ensemble du vivant.
Une récente étude britannique estime ainsi qu’une plante sur cinq dans le monde est menacée... No comment.

D'où l'importance d'être déjà conscient de ça, pour ensuite agir mieux pour notre planète terre et respecter les équilibres faunistiques & floristiques.

De passionnants reportages notamment au laboratoire des adventices (mauvaises herbes) de l'INRA de Dijon, dans un zoo et chez un agriculteur qui tente d'agir pour mieux défendre les plantes compagnes.

Réécouter l'émission Interception sur France inter

Base de données des adventices de l'INRA de Dijon, pour identifier et reconnaître nos chères "mauvaises herbes"

Camomille romaine prise en Grèce en avril dernier, en compagnie d'un carabe, fortement utile dans un jardin bio.

samedi 16 octobre 2010

Portrait de Gilles Clément, le jardin en mouvement

J'ai eu l'occasion de rencontrer Gilles Clément à plusieurs reprises, lors d'une signature puis surtout à l'Ecole du Paysage où Gilles intervient dans le cadre des ateliers des DPLG. Au printemps dernier, il était venu nous faire une causerie après les cours sur ses concepts phares, le jardin en mouvement, le tiers-paysage, l'éloge des plantes vagabondes, le refus des intrants phytosanitaires au jardin...

Un vrai tableau de Renoir, écolo. Photo prise dans ce coin de Grèce que j'adore, près du Golfe d'Argos.

C'était vraiment passionnant de pouvoir échanger avec lui sur ces positionnements de jardinier moderne/écolo: on assume enfin dans la profession que les intrants détruisent toute la vie faunistique au jardin, on cherche à s'éloigner du "faire propre" qui fait si mal au jardin, on essaie de "faire le plus possible avec, le moins possible contre" (la nature), on veut enfin favoriser la vie et non plus éradiquer, sélectionner, on observe avant d'arracher, on devient attentif à ce qui nous entoure.

J'ai dévoré quasiment tous ses livres, je recommande d'ailleurs chaudement "la sagesse du jardinier", petit condensé poétique de ses pensées.

Pour en savoir plus:
Portrait de la Vallée, le jardin de Gilles Clément en Creuse

Intervention de Gilles Clément en 2007 sur le jardin en mouvement

J'illustre ce propos par deux photos prises en Grèce au printemps dernier où le jardin perdu dans le Péloponnèse que j'entretiens un peu (j'y vais rarement, malheureusement) est bordé de parcelles d'oliviers dont les rangs sont enherbés et laissés aux adventices. On est ici dans une position moderne; l'absence d'intrants type désherbants systémiques... fait revenir les coquelicots qui peinent tant à revenir chez nous. Et les oliviers ne s'en portent pas plus mal, bien au contraire. L'équilibre faune/flore est respecté, la diversité biologique est à son plein.


Dans ce jardin du Péloponnèse, on laisse tout venir, on observe, on se régale des graminées qui jouent un tableau souple au pied des oliviers.

Revoir l'émission TV Silence ça pousse du 13 octobre dernier

Jardiniers, concepteurs de jardins, paysagistes, cette émission est aussi pour nous!
Revoir l'émission Silence ça pousse de mercredi dernier

Au sommaire, des reportages sur:
- la ratte du Touquet,
- comment planter le Caryopteris,
- les jardins ouvriers
- le jardin du Clos joli dans l'Aisne
puis, comme toujours, un "pas de panique chez..." Christelle qui se trouve un peu envahie... par les plantes envahissantes qu'on connaît bien (liseron...) et qui voudrait donner plus de charme de et fraîcheur à son jardin.

Stéphane Marie y plantera des Nandina, des Tibouchina (croisée à Nantes justement, début septembre dernier, au Parc du Grand Blottereau, une splendeur), des Hosta, une fougère arborescente, des Gaillardia (bof...), des Acanthus, des Convolvulus et autres agapanthes.

Bonne émission et bon samedi!
Tibouchina urvilleana, une plante d'Asie d'une belle hauteur, à traiter comme annuelle car peu rustique, mais quelle touche de couleur dans le jardin! Photo prise à Nantes, au Grand Blottereau, septembre dernier

vendredi 15 octobre 2010

Encore un peu de fleurs au Potager du roi, Versailles cet après-midi

Signe que la saison n'est pas terminée au Potager, le jet d'eau du bassin du Grand Carré est encore en fonctionnement... Jusqu'aux premiers frimas! Derrière, la grille du roi, puis la Pièce d'Eau des Suisses en contrebas de l'Orangerie du Château

Cet après-midi, une lumière fade emplit le Potager du Roi. Avant que le cours d'horticulture sur le compost ne démarre, je fais mon tour d'inspection au Potager, comme j'aime à le faire. Tiens, tel massif a été taillé, tiens là on a récolté les pommes...
Aujourd'hui, je me dirige plutôt vers les fleurs, pour retrouver un peu de ces odeurs dont l'automne arrivant nous prive peu à peu. Quoique, les asters sont somptueux mais bien plus discrets d'un point de vue fragrance...


Les rois de l'automne, les Asters, prolongent l'été devant la Cathédrale Saint Louis.


Plus loin une belle rose attire mon regard, et là, oui, elle était délicieusement parfumée...
Avec le dôme de Saint Louis comme écrin.

Bon week-end à chacun.

En savoir plus:
Site du Potager du Roi

Sur mon balcon (suite): les sédums en bonne voie de floraison

Ca y est, les Sédum bouturés il y a deux ans chez ma grand-mère sont maitenant bien en place dans leur pot, ils ont même eu raison d'un petit conifère nain que j'avais mis à côté pour m'amuser avec l'art topiaire mais qui a vite perdu la bataille de la lumière et de l'espace avec ces sympathiques mais envahissantes Crassulacées.
Il y a 3 semaines j'avais publié l'état des lieux des bourgeons floraux, durant la "montaison": situation au 23 septembre
Depuis, les bourgeons ont commencé à s'ouvrir pour répandre leurs couleurs éclatantes et éclairer de leur vieux rose les toits en zinc des immeubles alentours.

Une touche de couleur bienvenue dans cette jungle urbaine...

Revoir l'émission TV Jardins & Loisirs du 10 octobre 2010

A revoir, l'émission belge de jardinage Jardins & Loisirs de dimanche 10 octobre dernier, avec notamment au programme:
- les fusains
- les bulbes de printemps
J'adore cette émission, elle est vraiment bien ficelée.

Emission Jardins & Loisirs du 10 octobre 2010


Fusain ailé, Euonymus alatus, arboretum de la pépinière de Bagatelle (Sologne), début octobre dernier.

jeudi 14 octobre 2010

Au pied des géants de Birmanie, Serre tropicale du Jardin botanique de Munich, vendredi matin dernier.


De loin, en découvrant vendredi ce splendide jardin botanique j'ignore encore tout du contenu des serres, l'impatience monte... J'aperçois bien le dôme de la grande serre tropicale (20 mètres sous l'armature, il y a bien de quoi se régaler, pensai-je).

Et je vais être servi!

Une touffeur tropicale qui me rappelle l'Asie, cette chaleur humide qui vous prend dès qu'on sort de l'avion et qui vous rend mordu de ces pays-là... L'effet est sensiblement le même ici; je quitte le brouillard munichois pour être happé par une forte moiteur, je revis.

Et là, je me sens bien petit devant ces bambous géants (Dendrocalamus asper, atteignant 30 mètres dans leur région d'origine, l'Asie du sud-est: c'est la plus grande "herbe" du monde) et les palmes dentelées du Carludovica palmata (famille des Cyclanthacées) qu'on aperçoit au premier plan.
Le diamètre des cannes du bambou géant peut atteindre 35 cm et les feuilles 55 cm... Quelle vigueur.

Bonne soirée à chacun et à demain.

Erables en habit d'automne, Arboretum de Châtenay Malabry

Depuis 1890 ce domaine situé tout près de Sceaux (Hauts-de-Seine) initialement créé par les pépiniéristes Croux recèle des arbres d'une beauté incroyable, notamment un cèdre bleu pleureur dont la surface au sol représente près de 700 m²... il faudra que je lui consacre un article, à ce cher Cedrus...
En attendant, ce sont les érables qui s'enflamment avec l'automne qui s'avance, dans un massif face à l'entrée chaussé de graminées graciles.


J'y avais l'an passé rencontré la responsable des Convolvulacées (famille des ipomées et du liseron) car l'Arboretum peut se targuer d'être agréé Collection nationale pour cette famille (auprès du CCVS, Conservatoire des collections végétales spécialisées). Cette passionnée partait le lendemain pour Singapour assister à un congrès mondial des Convolvulacées et m'a fait visiter la serre de multiplication, fermée au public: un bel honneur. Quand on tombe dedans, on n'en sort plus : quelle joie permanente de rencontrer ces passionnés.
Allez, j'y retourne!

En savoir plus:
Site du Parc de la Vallée aux Loups, de l'arboretum, de la maison de Chateaubriand et de l'Ile Verte

Jeux de reflets sur étang de Sologne, hommage au bouleau

Petit flash-back à ma visite de la Pépinière de Bagatelle en Sologne il y a près de deux semaines. Ces deux bouleaux jumeaux sur la rive d'un des étangs de l'arboretum s'écartent l'un l'autre pour mieux prendre la lumière.


Ces arbres de la famille des Bétulacées sont des pionniers: ils font partie des premiers à conquérir un espace où rien sauf des cornouillers ou des Buddleja ne pousse, avant que peu à peu le cycle de la matière organique rende possible l'apparition de végétaux plus difficiles (chênes, charmes...).
La rusticité des bouleaux est excellente, sol sec, sol humide (comme ici), rien ne leur résiste. D'autant que leur feuillage gracile les rend souples : le moindre souffle de vent les fait bruisser avec grâce.

mercredi 13 octobre 2010

Exubérance baroque au Château de Versailles, septembre dernier


Cupidon s'est amusé l'autre jour, plein de fougue et de végétalité, tout comme moi, en découvrant cette installation au Petit Trianon!

Exposition (désormais terminée) sur l'exubérance baroque, ou comment deux designers relayés par les Jardins de Gally mettent en scène ce thème, à travers différents tableaux végétaux. Un effet parfois timide, parfois exubérant, histoire de redonner envie de découvrir une partie méconnue du Château de Versailles, le Petit Trianon. Ci-dessus, une mèche circule à travers la structure et "biberonne" les annuelles qui y ont été plantées.

De l'autre côté de Cupidon, un salon d'été

Un bosquet plus loin, une sculpture végétale qui s'envole dans les airs, entre les tilleuls taillés en marquise.
Ici une armature de type mur végétal mais dont la structure presque apparente donne une légèreté et un graphisme incroyables à l'ensemble, garni de cosmos qui se hissent vers le ciel royal...

La plante de la semaine: Gaura lindheimeri, Munich la semaine dernière

Je reviens du Jardin botanique de Munich avec des plantes et des idées plein la tête. Avec aujourd'hui dans mon escarcelle une fleur qu'on voit de plus en plus chez les particuliers et même maintenant dans le fleurissement municipal, le long des axes ou des ronds-points. Est-ce à dire qu'on passera bientôt à autre chose? A suivre.
Ici, au pied d'une jarre d'esprit antique, dans ce jardin sublime.



- Nom latin: Gaura lindheimeri.
- Nom vernaculaire: Gaura.
- Famille botanique: Onagracées (cette famille comprend 640 espèces sous une vingtaine de genres. Arbustes et plantes herbacées annuelles, bisannuelles ou vivaces des régions froides à tropicales. On y trouve les épilobes, le laurier de St Antoine -Chamerion angustifolium-, le Fuchsia ou encore les oenothères, dont l'onagre fait partie).
- Catégorie: vivace à touffe buissonnante, élancée.
- Lieu de prise de vue: Jardin botanique de Nymphenburg (Munich, Allemagne), vendredi dernier.
- Pays d'origine: Amérique du Nord.
- Zone de plantation: en France, partout du fait de sa bonne rusticité
- Forme végétale: touffe élancée, jusqu'à 1,5 m de haut
- Floraison: c'est pour ça qu'elle est en vogue; la floraison dure de juin à octobre.
- Exposition: plein soleil.
- Utilisation: plate bande, sols secs ou ordinaires (d'où son succès, aussi), ou en lisière d'arbres ou d'arbustes à sol non humide.

Château de Nymphenburg, Munich, vendredi dernier

 

Déesse grecque? Impératrice romaine? Cette statue trônait magistralement dans un des jardins latéraux du Château de Nymphenburg, édifié durant près d'un siècle entre XVII° et XVIII° siècle pour servir de résidence d'été aux princes électeurs et aux empereurs. C'est ici que Louis II y naîtra.
Girard, le concepteur du jardin, avait en tête Versailles en créant ce parc. Mais au XIX° le courant du jardin paysager l'emportera sous l'impulsion du paysagiste Sckell, au profit d'un style plus "naturel", suivant la mode du jardin anglais.

On retrouve quelques traces évidents du jardin régulier initial devant et derrière le château, entre parterres engazonnés bordés de statuaire et pièces d'eau rectilignes, avant que le tout n'évolue peu à peu vers un vaste parc à l'anglaise, style que certains historiens aiment décrire comme "le jardin de l'homme sensible", plein de courbes et de mystère qui permettent au visiteur de ressentir et de communier avec la "nature" d'une manière beaucoup plus directe qu'avec une "nature mise en ordre" des jardins à la française.

Souvenir de visite sous le brouillard de vendredi dernier.

lundi 11 octobre 2010

Boucle de Rolleboise, dans les dédales sinueux de la Seine après Mantes, cet après-midi

La Seine toute en courbe donne à Rolleboise (petit village-rue après Mantes et Rosny sur Seine, perché sur le coteau calcaire tant connu par la carrière de Porcheville à quelques kilomètres en amont) un panorama superbe sur le fleuve et la plaine alluviale. Cette plaine est bordée par le parc naturel régional du Vexin qu'on aperçoit à l'arrière-plan (en extrapolant un peu, certes...).

 


C'était aujourd'hui notre 4ème visite de carrière ou comment à travers ce type de transformation du paysage on peut envisager des outils et des moyens de conception paysagère, pour nos futurs aménagements de jardins.
Et en plus d'intervenants sympas et très intéressants, nous fûmes servis par un soleil radieux et une température bien clémente!

Graminées célestes depuis les pâtures inaccessibles du mont Wendelstein, hier après-midi

 

Elles se balancent avec délicatesse et dominent avec grâce le Tyrol à leur pied.
Depuis le mont Wendelstein, hier, 1838 m.

Depuis le Wendelstein, Alpes bavaroises

 

Me voilà de retour à Paris avec ces images plein la tête, prises hier depuis le Wendelstein, au sud de Munich et à quelques encâblures de l'Autriche, à 1838 mètres d'altitude.
T-shirt et rando au programme, tant l'été indien se faisait aussi ressentir en altitude. Franchement, je serais volontiers resté dans les hauteurs plutôt que de rejoindre l'aéroport :-)

A l'arrière-plan, on aperçoit les Alpes tyroliennes et leurs sommets enneigés.

dimanche 10 octobre 2010

Pâturages tyroliens, sous le beau soleil d´hier après-midi


Qu´elle était verte la vallée hier... Depuis le Wank Berg (encore en Allemagne, avant la frontière autrichienne), les pâturages laissent entrevoir leur beau modelé, on voit d´ailleurs les traces que les troupeaux forment sur le relief, pour dessiner peu à peu des "sentiers de parcours". De belles petites granges de bois sont disseminées très régulièrement dans le paysage, leurs toits forment de petites tâches claires.
La lumière bleutée permet quand même de distinguer l´alternance caducs/persistants: principalement des hêtres et des sapins. Dans quinze jours on verra encore mieux la différence, quand les hêtres vireront au roux.
J´y retourne!

samedi 9 octobre 2010

Aloe du Jardin botanique de Munich, effet de feuilles desséchées, hier matin


Feuilles séchées d´Aloe valombe (origine Madagascar, serre des Cactées), croisé hier avec joie au Jardin botanique de Munich. L´accumulation des feuilles desséchées sur la tige me change de l´hygiénisme des jardins propres de la Riviera. Deux pratiques jardinières pour deux effets bien dissemblables. A chacun ses goûts!

Panorama à perte de vue entre alpes bavaroises et Tyrol


Mer de nuage à 1000 mètres et panorama grandiose au-dessus de la mêlée, à 1800 mètres d´altitude, depuis le Wank Berg (Garmisch-Partenkirchen, Bavière).
Les sommets de l´horizon sont en Autriche et de là ou j´étais, je me sentais bien loin de Paris et de toute son agitation...

Olympia Turm, Munich, ce soir entre chien et loup


Retour à Munich après une rando à la frontiere autrichienne.
Le crépuscule s´installe sur la capitale bavaroise et enrobe de ses feux rose clair la Tour Olympia, qui domine le parc éponyme. Les odeurs de l´humus montent, je me régale.

vendredi 8 octobre 2010

Jardin botanique de Munich sous la bruine, ce matin

Le soleil ne se lève pas ce matin, à Munich... Qu´importe, les dix huit hectares de jardin absolument incroyable m attendent. J y étais à l`ouverture, pour ne plus en sortir...
Massif de verveines de Buenos-Aires (Verbena buenariensis) chaussées des inflorescences duveteuses du Pennisetum villosum; à l´arrière-plan, le pavillon du jardin printanier.




Site du Jardin botanique de Munich (version anglaise)

jeudi 7 octobre 2010

Erables en folie, automne triomphant, ce matin a Munich

J´ai l´esprit encore un peu vaporeux apres le lever matinal du premier avion pour Munich... L objectif de mon appareil photo semble lui aussi bien rêveur.

Les erables de cet espace vert d´un ecoquartier de Schwabing Ouest (square Ackermann)
font tomber leurs feuilles à tout va... Rien ne va plus!

Ipomee du Cap Vert, ile de Fogo

Me voila en Baviere pour le week-end, avec un clavier sans accents, sans photos pour l instant, je pioche donc un peu de soleil dans les valises pour mettre en ligne une belle Ipomee du Cap Vert, prise sur le vif en hiver 2008.
Cet archipel a une flore particulierement interessante car on y trouve des influences africaines (le Senegal n est qu a 1000 km) et oceaniques.
Cette fleur de la famille des Convolvulacees est une splendeur, bien que sans odeur, tant son vieux parme emerge avec delicatesse d une terre souvent aride et ici, presque noire.

Cliche pris sur l ile volcanique de Fogo.



Pour apercevoir de belles Convolvulacees, et en profiter encore en cette saison, l Arboretum de la Vallee aux Loups a Chatenay Malabry (Hauts de Seine) en abrite une collection incroyable.

Bonne fin de semaine a tous, photos bavaroises a suivre...

mardi 5 octobre 2010

Escapade aux Buttes-Chaumont sous la bruine, aujourd'hui


Cours de topographie appliquée au parc parisien des Buttes Chaumont, dans le XIX°, aujourd'hui. Sous la bruine parisienne, des amoureux des bancs publics... profitent du Sophora retombant pour trouver un coin tranquille et un peu de sec! On apprend à resituer les anciennes courbes de niveau, à appréhender le grand paysage de l'époque et d'aujourd'hui. Platanes centenaires, grotte monumentale, cascade qui ne l'est pas moins... courbes sinueuses: le modelé de terrain est un travail d'orfèvre à grande échelle.


Ce parc typiquement haussmannien semble avoir été construit pour symboliser l'ère industrielle : sous Haussmann c'est le triomphe des ingénieurs sur les jardiniers-paysagistes (enfin, presque...).
Les anciennes carrières de gypse et et meulières ont laissé place à un grand parc public, d'ailleurs c'est le parc préféré des Parisiens. Le modelé est vraiment le maître mot de ce grand espace, tant les dénivelés et les courbes jouent pour construire une topographie bien originale.
Depuis le belvédère greco-romantique, qui domine tout Paris, jusqu'à la butte Montmartre. Début des couleurs d'automne.

lundi 4 octobre 2010

Variations photo autour de La Quintinie, créateur du Potager du Roi de Versailles sous Louis XIV

Ce matin, une fois n'est pas coutume, j'avais cours à l'école. Ca nous change des visites de sites! Un peu de magistral... histoire d'avoir quelques fourmis dans les jambes avant une prochaine exploration végétale.

Je réarpente donc avec plaisir les terrasses et les parcelles du Potager du Roi que j'avais laissées depuis le printemps, ici depuis la terrasse La Quintinie. A l'extrémité de la terrasse, la cathédrale Saint Louis, puis le front urbain du quartier éponyme. En contrebas, les parcelles de fruits et légumes exploitées depuis plus de 300 ans.

Depuis le parterre de la Figuerie vers le parc de Babi puis les collines de Satory.

La Quintinie n'a pas bougé, sa statue continue de dominer le paysage, imperturbable... Ici agrémentée de quelques cosmos.

Ah les Topinambours du potager, mythiques!

dimanche 3 octobre 2010

Au bord d'un étang solognot, jeux de formes et camaïeux de vert, vendredi dernier

Vendredi, dans le cadre du cours d'Horticulture, nous visitions la Pépinière de Bagatelle, en Sologne. Un endroit pour passionnés d'espèces rares (mais parfaitement adaptées à nos contrées, donc bien rustiques), divisé en deux espaces, la partie vente (1,5 hectare) et le parc paysagé, en face, de 6 hectares, pour s'adonner à la joie de voir les sujets adultes, en pleine terre.
Histoire de voir si tel Quercus phellos (chêne à feuille de saule) ou autre Euonymus alata (fusain ailé) pourrait tenir dans notre petit jardin...

Au détour d'une allée, au bord d'une pièce d'eau (ancien marigot repris en main depuis une grosse décennie), des jeux de forme comme je les aime: des lignes droites, des courbes, des reflets dans l'eau, des camaïeux de verts... ponctués par quelques poissons rouges. Et là, l'ellipse presque parfaite!


Les tiges que l'on aperçoit sont celles de la Pontédérie (Pontederia cordata), plante de berge vivace qui peut atteindre 1,30 m de haut. Le long pétiole sans feuilles est très graphique, comme des bambous effeuillés. Impeccable pour voir l'eau rentrer dans le massif et émerger des reflets nets. D'autant que la floraison estivale (bleue) vient délicatement animer nos chers bassins. Un must pour pièces d'eau au naturel!

De la nécessité de la peinture en paysagisme...

Quand on aménage un jardin, les passerelles avec la peinture sont très nombreuses. Grottes mystérieuses, lumières du matin sur une pièce d'eau, reflets sur une architecture, paysage champêtre... les inspirations ne manquent pas et nous rappellent que le terme "paysagiste" vient d'abord des peintres qui dessinaient sur le motif, autrement dit qui posaient leur chevalet devant leur scène, pour la restituer à leur manière. Aujourd'hui je reprends le flambeau, avec les crayons & la bêche!

Dans le style de Fragonard, paysage italien, mercredi dernier.

vendredi 1 octobre 2010

En lisière de forêt, la maison de Blanche-Neige, ce matin


Toujours ce matin, en Sologne, à l'occasion de la visite d'une pépinière remarquable (j'y reviendrai plus tard), au bout d'un chemin... une belle longère typique en brique rouge, dont les teintes ocres jouent avec la lumière.
Et où les espaces engazonnés, les volets, les massifs et le bosquet de chênes en arrière-plan servent d'écrin en camaïeu de verts.

Ne nous y trompons pas, cette maison n'est pas abandonnée, bien au contraire. Il suffisait de voir le gazon fraîchement coupé et les oies fières qui défendaient leur vert territoire... Blanche-Neige, passe ton chemin!

Jeux de miroir, au bord d'un étang de Sologne, ce matin

Le soleil jouait avec les feuillages d'un frêne (Fraxinus sp.), ce matin, au bord d'un étang de Sologne. Une vraie beauté cachée, à l'abri des regards. Elle n'attendait qu'un promeneur amoureux de la nature...

... pour être saisie!

Abondance de biens...


ne nuit pas!

Balcon, rue de Charonne, mercredi dernier...